1956

Elena Sorokovska, veuve en exil d'un prince polonais, est une jolie femme un peu extravagante, qui vit à Paris vers la fin des années 1880. Elle est persuadée qu'elle est faite pour aider les hommes célèbres à accomplir leur destinée : son talisman est une marguerite.

Pour l'heure, elle s'intéresse à François Rollan, un général très populaire, dont le gouvernement cherche à étouffer l'influence. Il a pour ami le vicomte de Chevincourt, un aimable oisif amoureux d'Elena. Un autre homme apparaît dans la vie de la princesse, le riche industriel Martin-Michaud, qui lui propose de l'épouser. Elle accepte de se rendre à une invitation dans son château de Bourbon-Salins. Rollan, en disgrâce politique, le fils Godin, un jeune benêt fiancé à la fille de Martin-Michaud et qui court les soubrettes, Chevincourt, plus une domesticité survoltée font partie de la fête, qui s'achèvera dans l'accueillante "maison" de Rosa la Rose.

Une troupe joyeuse de bohémiens mettra le comble à la perturbation : Rollan s'enfuira avec sa maîtresse, Elena tombera dans les bras de Chevincourt et Martin-Michaud finira la soirée au champagne.

Commencé sur le ton de la comédie romantique le film bacule vers la farce. Elena et les hommes conclut en effet la trilogie entamée avec Le carrosse d'or, (1953) et French Cancan, (1955) dans laquelle Renoir rend ses lettres de noblesses à trois formes de spectacle. Ainsi ici, après l'hommage à la commedia dell'arte et café concert, c'est au théâtre de Guignol que Renoir rend hommage.

 

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Avec : Ingrid Bergman (Éléna), Jean Marais (General Rollan), Mel Ferrer (Henri de Chevincourt), Jean Richard (Hector, ordonnance de Rollan), Juliette Gréco (Miarka), Pierre Bertin (Martin-Michaud). 1h38.

Elena et les hommes