(1928-2013)
52 films
   
   
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Edouard Molinaro se passionne très tôt pour le 7ème art. Il s'impose, dès ses 16 ans, dans différents concours de courts métrages amateurs organisés dans sa région et intègre le monde du cinéma en tant qu'assistant d'André Berthomieu puis de Maurice de Canonge. Il perfectionnera sa technique au contact de ces réalisateurs chevronnés pendant près de 10 ans avant de réaliser son premier long-métrage, Le dos au mur, avec Gérard Oury et Jeanne Moreau.

Salué par la critique pour sa maîtrise et son innovation, le jeune réalisateur enchaine dès l'année suivante avec Des femmes disparaissent et réalise dans la foulée plusieurs films policiers (Un temoin dans la ville en 1959, La mort de Belle en 1960) qui connaissent un relatif succès. Contemporain de la Nouvelle Vague, Edouard Molinaro n'a néanmoins jamais fait partie de ce mouvement.

A partir du début des années 60, il s'oriente vers la comédie grand-public et tourne avec les acteurs les plus populaires du moment. Avec des "monstres sacrés" comme Louis De Funès (Oscar, Hibernatus), Lino Ventura ou Jacques Brel (L'Emmerdeur) ses films rencontrent un immense succès populaire, qui atteint son paroxysme, en 1978, avec les prestations de Michel Serrault et d'Ugo Tognazzi dans La Cage aux folles. L'engouement est tel qu'il touche même les Etats-Unis, où Edouard Molinaro sera nommé aux Oscars de cette même année dans les catégories meilleur réalisateur et meilleur scénariste.

Fort de ce succès, Edouard Molinaro réalise quelques films plus personnels comme La Liberté en croupe, Mon Oncle Benjamin ou L'Ironie du sort. Mais malgré ses indéniables compétences cinématographiques, Edouard Molinaro, renvoie irrémédiablement l'image d'un hônnete artisan du cinéma, que des films comme Le Téléphone rose ou Pour cent briques t'as plus rien... ont contribuée à creuser davantage.

Au-delà des multiples adaptations de pièces de théatre (Oscar, A gauche en sortant de l'ascenseur, Le Souper), la carrière d'Edouard Molinaro est marquée par les nombreux films qu'il a réalisés pour le petit écran qu'il s'agisse de téléfilms (Au bon beurre (TV), La Femme abandonnée (TV)) ou d'épisodes de séries télévisés (H, Navarro, Le Tuteur).

Si dans les années 90, Edouard Molinaro met très régulièrement son talent au service de la télévision. Il continue toutefois son travail au cinéma et adapte sur grand écran Le souper, la pièce de théâtre éponyme de Jean-Claude Brisville et réalise Beaumarchais, l'insolent, à partir d'un scénario inachevé de Sacha Guitry, avec un Fabrice Luchini plus grandiloquent que jamais. La même année, Edouard Molinaro reçoit, sur le tard, le prix René Clair pour l'ensemble d'une carrière ininterrompue de plus de quarante ans.

Edouard Molinaro est mort le 7 décembre 2013 à Paris.

FILMOGRAPHIE :

1958 Le dos au mur

Avec : Jeanne Moreau (Gloria Decrey), Gérard Oury (Jacques Decrey), Philippe Nicaud (Yves Normand), Claire Maurier (Ghislaine), Gérard Buhr (Mario). 1h33.

Trompé par sa femme, un homme d'affaires décide de se venger en se faisant passer pour un maître-chanteur au courant de sa liaison afin de la persécuter...

   
1959 Des femmes disparaissent

Avec : Robert Hossein (Pierre Rossi), Philippe Clay (Tom), Magali Noël (Coraline Merlin), Jacques Dacqmine (Victor Quaglio), Estella Blain (Béatrice). 1h28.

Malgré l'opposition de son fiancé Pierre, jeune garagiste marseillais, Béatrice se rend à la soirée organisée par une couturière, Mme Cassini. La naïve jeune fille n'a pas compris qu'il s'agissait - pour un réseau de prostitution - dirigé par le truand Quaglio, d'attirer puis de droguer de nouvelles proies et de les expédier à l'étranger.

Prêt à tout pour sauver celle qu'il aime, Pierre est d'abord sérieusement bousculé par Tom et Nasol, hommes de main de Quaglio, qui veulent l'empêcher d'intervenir et tentent de le compromettre aux yeux de la police. Il parvient pourtant à rejoindre la superbe propriété où se déroule la soirée mais est capturé par les truands. Il se fait une alliée en la personne de Coraline, épouse d'un des membres du gang, qui ne supporte plus son rôle de rabatteuse de filles. Quaglio et ses hommes passent sauvagement à tabac Coraline parce qu'elle a voulu les trahir. Quant à Tom, qui a exécuté sur ordre de Quaglio son collègue Nasol pour insubordination, il tente cette fois d'éliminer Pierre.

Béatrice réalise enfin qu'elle est tombée dans un piège quand elle voit comment sont traités ceux qui essaient de la sauver, et notamment Pierre, qui parvient pourtant à fuir avec elle dans la voiture de Tom. Trahis par Mme Cassini, chez qui ils ont imprudemment cherché refuge sans savoir qu'elle était complice de Quaglio, Béatrice et Pierre sont repris par la bande, tandis que le garçon, obstiné, parvient à alerter la police. L'assaut est donné contre le repaire des proxénètes. Quaglio, aux abois, abat Tom, qui se révoltait contre lui, Coraline est tuée en se sacrifiant pour sauver Béatrice et Pierre, puis ce dernier tue Quaglio à l'issue d'un face-à-face très violent. Hébétés mais enfin réunis, les jeunes gens quittent les lieux dévastés.

   
1959 Un témoin dans la ville

(Appuntamento con il delitto). Avec : Lino Ventura (Ancelin, le tueur), Sandra Milo (Liliane), Franco Fabrizi (Lambert (sous le nom Franco Fabrizzi)), Jacques Berthier (Pierre Verdier), Daniel Ceccaldi (le client d'Amérique du Sud). 1h30.

Un radio-taxi, Lambert, est le témoin d'un meurtre perpétré par Ancelin, venu venger sa femme. Ancelin le recherche, puis finit par le tuer, mais il est traqué à son tour par une meute de taxis, tous témoins directs, par la radio, du meurtre de Lambert.

   
1960 Une fille pour l'été
Philippe rejoint une amie, Paule, et son fils, Michel, dans leur villa sur la Côte d'Azur. A peine arrivé, il séduit Monette.

Michel, excédé par ce genre de vie, décide de partir et sa mère espère bien que Monette parviendra à le retenir. Mais la jeune femme préfère Philippe...

   
1961 La mort de Belle

Avec : Jean Desailly (Stéphane Blanchon), Monique Mélinand (Christiane Blanchon, sa femme), Alexandra Stewart (Belle), Jacques Monod (le juge d'instruction Beckman), Yvette Etiévant (Alice, sa secrétaire), Marc Cassot (l'inspecteur).

Un professeur de lettres, Stéphane Blanchon, habite près de Genève dans un climat tranquille, feutré, où l'ennui finit par se glisser. Un drame bouleverse soudain son existence. Une jeune américaine, fille d'une amie de Christine, la femme de Stéphane, qui logeait dans leur villa est trouvée étranglée dans sa chambre. Stéphane était resté seul avec la victime, tout semble le désigner comme étant l'assassin. En réalité, Blanchon n'accordait qu'un intérêt poli à la jeune fille et, au cours de l'enquête qui commence, il découvre qu'il a frôlé un grand amour: Belle l'aimait en secret.

Tandis que les interrogatoires se succèdent, que l'opinion publique voit en lui un criminel, le professeur prend conscience de sa vie étriquée, de ses désirs refoulés, de ses aspirations bridées. Il prend en horreur ses habitudes, sa compagne, son milieu. Quand il parvient à se dégager de l'étau de la justice, il veut immédiatement se libérer du cadre étroit qui l'opprime. Il part à l'aventure dans la nuit, entre dans les bars de Genève, se lie avec un ivrogne distingué et désabusé qui évoque pour lui la figure de son père, fêtard et dissolu. Finalement, il rencontre une fille facile, Alice. Il la suit, dans l'espoir qu'une aventure rapide, va dissiper l'étouffement qui l'accable. Dans la chambre d'Alice, l'image de Belle revient le hanter. Affolé, il tue celle qu'il a suivie. Or, dans un grenier, un homme vient justement de se pendre... c'était l'assassin de Belle.

   
1962 L'envie
 

1962 Les sept péchés capitaux (segment "Envie, L'")

Rosette est la jolie serveuse de l’auberge de M. et Mme Jasmin, dont Riri est le bagagiste. Envieuse de l’actrice Rita Gerly, elle fait tout pour séduire son amant. Quelque temps après, ayant réalisé ses ambitions, elle revient comme cliente dans l’auberge et regarde avec envie Riri courtiser sa remplaçante.

   
1962 Les ennemis
Un vol de documents secrets a été commis à l'Ambassade d'URSS à Paris dans le bureau de l'Attaché Commercial, André Smolof. Les Services Français s'intéressent à l'affaire.
   
1962 Arsène Lupin contre Arsène Lupin
Automne 1944. L’insurrection de Varsovie prend fin. Après cent jours de combats héroïques, les soldats de l’Armée de l’Intérieur polonaise, l’A.L., se rendent aux Allemands. Les chars de l’occupant écrasent les derniers nids de résistance. L’Armée Rouge ne bouge pas. Seuls quelques soldats, mêlés à la population, tentent de quitter la ville. Marcin, un lieutenant de dix-neuf ans, est grièvement blessé. Deux jeunes infirmières, Wiska et Janina, lui portent secours. Elles cherchent à fuir elles aussi. Un sentiment profond lie bientôt Marcin et Wiska. L’arrivée d’un détachement ukrainien contrecarre le projet des fugitifs. L’un des soldats force Wiska à le suivre. Janina conduit Marcin dans un petit village des environs de la capitale, où elle panse ses blessures et lui offre son amour. Une nouvelle organisation de Résistance, la N.I.E., se met en place. Elle spécule sur la fin prochaine du nazisme et entend agir contre les Soviétiques. Le supérieur de Marcin, Steinert, tente de convaincre ses troupes, désormais dispersées, de le rejoindre. Marcin refuse : pour lui, il y a eu trop de massacres.

Néanmoins, il se préoccupe du sort des rescapés de sa section, constituée de gamins qui veulent encore en découdre avec les Allemands. Avec l’arrivée de l’hiver, le front de l’Est s’est déplacé. Les chars soviétiques entrent dans le bourg où Marcin et Janina se sont retirés. Le jeune officier est employé comme chauffeur par l’A.L., puis par Kosior, un responsable de la police politique communiste. Une nuit, il assiste impuissant à la déportation vers la Sibérie de soldats de l’A.L. par le N.K.V.D. Il en réfère à Steinert. Démasqué, Marcin est alors considéré comme agent double. Kosior l’interroge et le charge d’une mission auprès de Steinert : celui-ci devra organiser une réunion avec des représentants des deux tendances. Le soir même de la rencontre, tous les participants sont arrêtés.

Se sentant responsable, Marcin cherche à contacter Kosior, mais celui-ci s’est volatilisé. Les autorités militaires russes ignorent même son existence. Laissé libre, Marcin refuse toute nouvelle collaboration. Janina le quitte car elle sait que Wiska est de retour. Celle-ci n’accepte pas la trahison de son bien-aimé et le laisse seul. Désespéré, Marcin se suicide.

   
1964 Une ravissante idiote
Le jeune Harry Compton est un employé de banque aimable, timide et amoureux. Sans oser se déclarer, il soupire pour une très jolie blonde qu'il ne connaît d'ailleurs pas. Harry est renvoyé et se retrouve sur le pavé londonien. Pas pour longtemps, car il se souvient opportunément que son vrai nom est Nicolas Serguievitch Milioukine et qu'il est né d'une mère anglaise et d'un père russe.

Pourquoi ne pas offrir aux services d'espionnage soviétique ses talents et sa double nationalité ? Cependant, l'Amirauté britannique est en alerte. Elle veut démasquer le chef des espions russes et organise toute une mise en scène pour que de faux documents confiés à Sir Reginald Dunfrey passent chez ses adversaires. Harry, novice en la matière, est chargé par le louche Bagda de s'approprier les papiers. Or, la couturière que Lady Dunfrey utilise à domicile n'est autre que Penelope Lighfeather, la blonde enfant objet de la flamme d'Harry. Celui-ci arrive à se déclarer et pense aussi l'utiliser à des fins politiques puisque, de l'avis général, elle est aussi idiote que ravissante.

Harry/Nicolas s'avère d'une telle maladresse qu'il ne faut pas moins de trois personnes : Lord Dunfrey, Bagda et Penelope, pour qu'il mette la main sur les papiers qui reviennent d'ailleurs à leur point de départ. L'Amirauté reconnaît leur disparition et brouille ainsi les cartes. Les espions se liquident entre eux et Harry court les plus grands dangers. Penelope, toujours ravissante mais moins idiote qu'on ne le croit tire Harry du mauvais pas. Sous le pavillon britannique, en compagnie de sa jeune femme, Harry coulera enfin des jours heureux

   
1964 La chasse à l'homme
Aujourd’hui, Antoine épouse Gisèle. «Ne te marie pas», plaide son ami Julien tandis que les compères déjeunent au bistrot. Fernand, le garçon qui les sert sous l’œil furibard de sa patronne et épouse, la blonde Sophie, n’est pas de cet avis. Il était gangster, raconte-t-il, et risquait sa vie à relever les compteurs de ses «marmites», Flora et Georgina. Mais ce dur caressait un rêve – «un p’tit commerce, une p’tite femme» – devenu réalité depuis qu’il a épousé son «p’tit cœur»… qui le rappelle sèchement à l’ordre !

En voiture, Antoine et Julien philosophent sur le mariage, cette «nécropole des illusions» selon le second qui raconte comment – alors qu’il était déjà harcelé par Isabelle, sa maîtresse – il fut piégé par sa secrétaire, Denise, qui s’était à son insu glissée dans son lit, et l’avait contraint à l’épouser sous la menace d’une inculpation pour détournement de mineure ! Mariage, heureusement, annulé par un prompt divorce ! Antoine croit à la sincérité de Gisèle. Mais Julien connaît la rouée et dévoile au promis les stratagèmes qu’elle inventa pour l’attirer dans ses filets. Antoine, convaincu, laisse la noce en plan. Il fera, seul, la croisière en Grèce et donne le billet de Gisèle à Fernand.

Sur le bateau, Antoine se lie avec une délicieuse Sandra. Une vieille coquette, Madame Armande, avertit le naïf que sa dulcinée collectionne les «pigeons». «Pigeon, pas question», répond Antoine à la belle lorsqu’elle lui demande de lui prêter de l’argent. «Dès que je vois un homme, j’ai envie de le rouler» s’excuse Elizabeth, alias Sandra, qui offre à son soupirant, en guise de cadeau d’adieu, un porte-documents. Peu après, un policier grec, Papatakes, découvre des plans secrets dans le porte-documents et accuse Antoine d’espionnage. Celui-ci, pour éviter la prison, «arrose» Papatakes, qui se révèle complice de Clotilde, alias Elizabeth !

À Paris, Antoine retrouve un Fernand comblé, en ménage avec Madame Armande, rencontrée en croisière et devenue «ma mie !». Puis il s’en va épouser Françoise, ex-Clotilde, tandis que Julien, victime d’un coup de foudre, quitte la mairie au bras d’une invitée.

   
1965 Quand passent les faisans
Deux filous tombent sous la coupe d'un escroc de grande envergure. Mais leurs victimes vont bientôt retrouvés leurs traces
   
1967 Peau d'espion
Romancier sans succès, désabusé par la guerre d'Algérie et désargenté par son imprudence au jeu, Charles Beaulieu se laisse séduire par le charme pulpeux de Sandra Sphax, puis par les propositions substantielles de son ancien camarade Rhome qui travaille pour le contre-espionnage français.

Il accepte de se laisser introduire chez Arys Sphax, le mari de Sandra, pour surveiller ses agissements. Les services spéciaux ont tout lieu de croire, en effet, que ça dernier, éditeur d'art, n'a pas attiré chez lui sans intentions un éminent physicien, Henri Banck et redoutent que celui-ci ne soit sous peu expédié vers l'Est.

En fait, Charles découvre rapidement que ces craintes sont fondées : Banck, pour qui il éprouve beaucoup d'amitié, lui révèle ses affinités politiques avec le communisme chinois et Charles comprend qu'il n'est pas question d'enlèvement puisque Banck partira de son plein gré pour Pékin.

C'est Arys qui organise ce départ, profitant de ces sympathies idéologiques pour en tirer un énorme profit. Rhome donne à Charles, qui s'est rendu avec les Sphax à la réception officielle de Banck à l'Université de Heidelberg, la consigne d'abattre celui-ci avant qu'il ne s'envole vers le Caire, première étape prévue vers l'Extrême-Orient.

Charles, déchiré entre l'amitié et le devoir, apprend alors de Sandra, qui l'aime, qu'elle n'est pas la femme de Sphax. Celui-ci sachant que les Services Spéciaux ne laisseraient pas filer Banck, a lui-même choisi, faisant confiance à sa séduction, celui qui serait pour cette raison désigné par Rhome pour supprimer le savant.

Connaissant le tueur, ce serait alors un jeu de s'en débarrasser. Le jour du départ pour Le Caire arrive. C'est Rhome lui-même qui, voyant la répugnance de Charles à tuer Banck, même transfuge, tente à l'aéroport d'abattre le savant mais il est blessé par un homme de Sphax. Dans l'avion dont le décollage a été retardé, Charles convainc Banck, malgré la présence de Sphax et le regard suppliant de Sandra, qu'il a été le jouet de trafiquants et d'espions.

   
1967 Oscar

Avec : Louis de Funès (Bertrand Barnier), Claude Rich (Christian Martin), Agathe Natanson (Colette Barnier), Claude Gensac (Germaine Barnier), Sylvie Saurel (Jacqueline). 1h19.

Bertrand, un riche promoteur, mène une vie paisible. Jusqu'au jour où son homme de confiance, Christian, le fait chanter pour doubler son salaire et obtenir la main de sa fille, dont il est l'amant. Il lui avoue également qu'il le vole depuis de nombreuses années. Les choses se compliquent encore quand la maîtresse de Christian se révèle finalement ne pas être Colette, la fille de Bertrand, mais qu'en revanche, Colette s'avère être enceinte d'Oscar, le chauffeur...

   
1969 Hibernatus

Avec : Louis de Funès (Bertrand Barnier), Claude Rich (Christian Martin), Agathe Natanson (Colette Barnier), Claude Gensac (Germaine Barnier), Sylvie Saurel (Jacqueline). 1h19.

Le corps d'un homme hiberné dans un bloc de glace est retrouvé au Groenland. Victime d'un naufrage en 1905, Paul Fournier, vingt-cinq ans, est en parfait état. Il rencontre sa descendance et cela ne ravit pas tout le monde...

   
1969 Mon oncle Benjamin

Avec : Jacques Brel (Benjamin Rathery), Claude Jade (Manette), Bernard Alane (vicomte Hector de Pont-Cassé), Rosy Varte (Bettine, soeur de Benjamin), Paul Frankeur (Docteur Minxit). 1h35.

Benjamin Rathery est un buveur et un coureur de jupons invétéré : cela ne l'empêche pas d'être le médecin des pauvres, ces derniers sachant lui manifester en retour une infinie reconnaissance.

Nous sommes en l'An de Grâce 1750, sous le règne de Louis XV; les riches n'apprécient guère le franc-parler de Benjamin, son désintéressement vis-à-vis de l'argent, et encore moins ses possibilités immenses en matière de séduction.

Bettine, sa sœur, voit plutôt d'un mauvais œil ce comportement, louable pour les uns, condamnable pour les autres. Surtout que Benjamin entraîne volontiers son propre beau-frère, Machecourt, dans ses pérégrinations, qui les mènent le plus souvent à l'auberge. Bettine préférerait de loin que son frère s'intéressât à la ravissante Arabelle, la fille du docteur Minxit; il n'aurait là effectivement qu'avantages, le premier étant bien sûr de récupérer la clientèle du vieux médecin établi.

Benjamin ne l'entend pas de cette oreille. Il préfère faire la cour à la fille de l'aubergiste, Manette, qui, elle non plus, ne manque pas de charme. Le seul grain de sable réside dans le fait que la soubrette ne veut céder sa virginité que contre un mariage dûment signé. Benjamin s'est visiblement embarqué dans des aventures pour le moins délicates : forcé, par Cambyse, qui n'a de noble que le titre, d'embrasser son postérieur en public. Benjamin se vengera du triste sire en le cocufiant et en lui rendant la pareille ! Il pourra ensuite reprendre ses folles chevauchées et ses beuveries entre amis... jusqu'à ce qu'il gagne définitivement le cœur de la belle Manette.

   
1970 La liberté en croupe

avec : Juliette Villard (Lore), Michel Serrault (Paul Cérès), Dora Doll (Suzanne), Marion Game (Pamela), Maurice Garrel (Reinert). 1h30.

A l'approche de Mai 68, un étudiant reproche à ses parents leur couple, qui lui apparaît comme fatigué. Il part à la campagne et tombe amoureux d'une jeune femme

   
1971 Les aveux les plus doux
Jean Dubreuil, jeune homme sans trop de scrupules, se laisse entraîner par un ami dans le vol de la caisse d'un cirque. Jean s'empare de l'argent, mais le hold-up tourne mal : son ami blesse grièvement l'un des employés du cirque qui avait commencé à les poursuivre. Dès lors, Jean est vite démasqué et arrêté...

Les inspecteurs Muller et Borelli sont chargés de l'affaire. Ils doivent faire en sorte que Jean avoue - car il se proclame innocent - et dénonce son complice en fuite. Muller et Borelli tentent des approches différentes pour faire passer Jean aux aveux : Muller joue l'inspecteur bonasse, humain, compréhensif, tandis que Borelli intervient ensuite avec des méthodes plus brutales. Mais le jeune homme continue à leur résister, et les deux policiers conçoivent alors un plan machiavélique : comme Jean a parlé de sa petite amie Catherine qu'il avait l'intention d'épouser avant toute cette histoire, Muller et Borelli proposent au jeune Dubreuil de le laisser sortir de prison pour se marier... à condition qu'il avoue enfin sa culpabilité !

Jean accepte ce marché et finit par reconnaître avoir participé au hold-up du cirque. Mais son cas s'aggrave encore, car Muller et Borelli lui révèlent que l'employé du cirque qui avait été blessé par son complice est mort. Voilà donc Jean complice d'un assassin. Et les deux inspecteurs reprennent leur petit jeu : ils demandent à Jean de dénoncer son acolyte s'il veut revoir sa femme Catherine. Mais là, c'en est trop : Jean refuse, et les deux policiers perdent la tête, leur interrogatoire devient un jeu de massacre. Il faudra l'intervention du maire pour faire cesser les sévices...

Parallèlement, à l'extérieur, Catherine s'ouvre les veines, non pas pour se suicider mais pour attirer l'attention de l'entourage et révéler les cruels agissements des deux inspecteurs. Au bout du compte, Jean Dubreuil est heureux malgré sa captivité : il est vengé, et toute cette aventure aura au moins servi à dénoncer la violence légalisée de la police...

   
1972 La mandarine
Séverine et Georges sont mariés et s'aiment tendrement. Ils dirigent un hôtel de luxe et de vieille tradition, rue de Rivoli. Mémé Boul, une vieille dame un peu farfelue, en est la propriétaire. Elle a adopté à la mort de leurs parents, Séverine et les jumeaux Alain et Baba. Tout ce petit monde vit sans problème. Alain et Baba prolongent tranquillement leur adolescence, passant le plus clair de leur temps soit dans leur chambre à écouter de la musique pop, soit à voyager.

D'un de ces voyages, ils ramènent à l'hôtel Tony, un jeune écrivain anglais, très riche. Il promène, dans sa grosse voiture, Alain et Baba qui lui font découvrir Paris. Bientôt Mémé Boulle tombe sous le charme de Tony et celui-ci la mène en promenade au Bois de Boulogne... Séverine qui, au début, n'appréciait pas tellement le garçon, ira elle aussi faire un petit tour au Bois dans sa voiture.

A la suite de cela, elle fuit l'hôtel, pour se réfugier dans un appartement de l'avenue Henri-Martin. On apprend que Baba est enceinte, de Tony bien sûr. A l'accouchement, Mémé Boulle et Séverine sont présentes pour égayer un peu l'atmosphère et rendre moins douloureuse l'opération, Baba leur demande de chanter... Il y aura un enfant de plus dans l'hôtel Boulard qui peut reprendre son existence douce et paisible.

   
1973 Le gang des otages
Inspiré d'un fait réel. Un jeune voyou tombe amoureux d'une prostituée et se lie d'amitié avec un marginal comme lui. Arrêté par la police, il s'évade et fuit la police avec l'aide de ses deux complices
   
1973 L'emmerdeur
Dans la chambre d'un hôtel à Montpellier, bien placée en face du Palais de Justice, un froid tueur à gages, Ralph, s'apprête à honorer son contrat. Dans deux heures, au bout de son fusil à lunette, il doit tenir un certain Randoni et l'abattre afin de l'empêcher de témoigner.

Dans une autre chambre d'hôtel, contiguë à la précédente, un autre homme, Pignon, représentant en chemiserie, se lamente et se désespère. Depuis que son épouse Louise est partie vivre chez un dentiste nommé Fuchs, il essaie vainement de la reprendre, et décide finalement de se donner la mort. Hélas, pendu à la tuyauterie de la salle de bains, il ne provoque rien d'autre qu'un début d'inondation qui gagne la chambre voisine, celle du tueur. Les deux hommes font donc connaissance. Le désespéré, gauche, gaffeur, collant, se confie mélodramatiquement à son voisin. Ce dernier, afin d'éviter d'attirer l'attention, fait tout pour dissuader Pignon de se resuicider.

L'heure tourne. Le moment d'exécuter son contrat approche. Ralph bout intérieurement, serre les poings et les dents car il doit subir les démonstrations de sympathie et de reconnaissance du pauvre Pignon qui ne sait évidemment rien de la profession de son nouvel ami et prend très au sérieux sa sollicitude et ses conseils de sagesse. La situation ainsi nouée semble inextricable. Le héros taciturne d'un univers de série noire et l'amoureux infortuné sont liés par les arrêts d'un destin farceur.

La tragédie est vaincue par le vaudeville dans cet invraisemblable affrontement. Mais qui se soucie de vraisemblance ? Voilà que la femme du pendu revient; voilà que le malheureux retrouve sa raison de vivre et découvre (enfin) le rôle exact de celui qu'il tenait pour un véritable ami. Il faut maintenant prévenir un assassinat. Il va devoir encore, cette fois en connaissance de cause, gêner le tireur d'élite. Une fois de plus, la fatalité va lier ces deux hommes qui se retrouveront en prison.

   
1974 L'ironie du sort
Un jeune résistant guette un officier allemand qui détient de précieuses informations
   
1975 Le téléphone rose
PDG d'une moyenne entreprise toulousaine, fondée par son père, Benoît Castejac se voit contraint de négocier son association avec la Fielding, une grande entreprise américaine. Invité à Paris par cette société à un dîner d'affaires, il tombe fou amoureux de Christine, une call-girl qui lui a été présenté comme étant la nièce de Levêque, le directeur des relations publiques.

Ébloui, il signe sans sourciller un protocole d'accord avec Morrisson, le patron de la Fielding; mais de retour à l'usine, il doit vite déchanter : Delorme, l'ingénieur conseil de la Fielding, épluche ses comptes tandis que Bastide, le délégué syndical, dépose un préavis de grève.

Écœuré, Castejac retourne à Paris pour discuter avec Morrisson, dont il n'obtient rien, et pour retrouver Christine, dont il apprend les activités chèrement monnayées, En outre, cette dernière le renvoie vertement dans ses foyers. Définitivement humilié, il décide de fermer l'usine, bien que sa femme Françoise et Delorme aient réussi à négocier avec les ouvriers.

Devant la catastrophe imminente, Morrisson fait de nouveau appel aux services de Christine, qui téléphone à Castejac et joue "les repenties " auprès de lui. Morrisson peut alors signer un contrat définitif avec Castejac, à nouveau doux comme un agneau. Devenu un vulgaire pion dans sa société et alors que sa femme le trompe avec Delorme, Castejac se réfugie auprès de Christine. Celle-ci dévoile ses manœuvres et le ridiculise en public. Pourtant, au moment de monter dans l'avion pour Milan, elle se ravise...

   
1976 Dracula père et fils

Avec : Christopher Lee (Dracula), Bernard Menez (Son), Marie-Hélène Breillat (Nicole), Catherine Breillat (Hermine), Anna Gaël (Miss Gaylor). 1h50.

Le Comte-vampire des Carpates fuit, avec son fils Ferdinand, l'exsangue régime communiste et vient faire l'acteur à Paris pour goûter aux délices saignants du néolibéralisme.

   
1977 L'homme pressé
Antiquaire de quarante ans, Pierre Nioxe est un homme pressé en tout, dans ses amours passagères et monnayées comme dans sa frénétique recherche de pièces rares. Ayant acheté à M. de Bois-Rosé, sur son lit de mort, une superbe propriété en Provence dont le terrain recèle un cloître roman enfoui au fil des siècles, il ne tarde pas à faire procéder aux fouilles qui mettent effectivement à jour les précieux vestiges. Survient alors le maire de Saint-Agupin, qui voit grand : implantation d’un motel, structures d’accueil pour de nombreux visiteurs… Nioxe n’a pas le choix, dit-il. Celui-ci refuse le chantage et, plus obnubilé par le «jeu» de l’acquisition que par la richesse, décide de tout ensevelir.

Entre-temps, la fille du défunt, Edwige, a contesté la validité de la vente. Nioxe a eu raison de l’obstacle en proposant un arrangement financier et, séduit par Edwige, l’épouse sans autre préambule. Au cours de leur voyage de noces à Venise, il bat un nouveau record : à peine deux minutes d’intimité et le voilà bondissant à nouveau dans un avion ! Le mariage ne sera consommé qu’à la va-vite, dans les toilettes d’Orly, avant le départ pour l’Afrique avec son fidèle Placide. Sitôt débarqués, les deux amis sont arrêtés et inculpés pour vol de biens nationaux et sortie clandestine d’objets d’art. Ils ne s’en sortent qu’en prouvant la corruption du fonctionnaire qui les avait démasqués.

Retour à Paris. Edwige est enceinte. Nioxe veut précipiter l’accouchement, dès le septième mois, sans attendre le terme. Elle ne supporte pas pareille folie et s’éloigne, le temps de faire naître son bébé à son rythme. Ne la trouvant pas chez sa mère, il fait suivre celle-ci et Marie, la sœur, par un détective, puis se charge lui-même de les harceler. D’abord hostile, Marie finit par succomber à ses propres sentiments et tombe dans les bras de Nioxe, qui n’a plus qu’une idée fixe : acquérir un inestimable vase antique, que tous les musées du monde vont s’arracher. Obstiné, il parvient à trouver l’argent qui lui permet de surenchérir le dernier. Déjà victime d’alertes cardiaques, il ne résiste pas à ce paroxysme émotionnel et meurt aussi vite qu’il avait vécu, dans les bras de Marie

   
1978 Claudine à l'école
  Téléfilm. Avec : Dominique Basquin (Aimée Lanthenay), Brigitte Bellac (Marie Belhomme), Marie-Hélène Breillat (Claudine), Muriel Cathala (Luce Lanthenay), Jean-Claude Dauphin (Duplessis), Jean Desailly (père de Claudine), Henri-Jacques Huet (Dr Dutertre), Lucienne Legrand (Véronique), Maryse Martin (Mélie), Bernard Pinet (Antonin Rabastens), Annick Roux (Anaïs), Catherine Samie (Melle Sergent)
   
1978 Claudine à Paris
  Téléfilm. Avec Patrice Alexsandre (Marcel), Marie-Hélène Breillat (Claudine), Muriel Cathala (Luce Lanthenay), Evelyne Dassas (Yvette), Jean Desailly (père de Claudine), Hélène Duc (tante Cœur), Paulette Frantz (Mme Barmann), Georges Marchal (Renaud), Maryse Martin (Mélie), Henri Poirier (Maugis), Jacques Spiesser (M. Maria)
   
1978 Claudine en ménage
  Téléfilm. Avec : Alan Adair (colonel Lambrook), Gilda Albertoni (Pomme), Patrice Alexsandre (Marcel), Elisabeth Beni (Hélène), Madeleine Bouchez (la modiste), Marie-Hélène Breillat (Claudine), Lynne Chardonnet (La Chassenet), Raoul Curet (Julien), Dani (Rézi Lambrook), Véronique Delbourg (Isabelle), Jean Desailly (père de Claudine), Hélène Duc (tante Cœur), Georges Marchal (Renaud), Maryse Martin (Mélie)
   
1978 Claudine s'en va
  Téléfilm. Béatrice Agenin (Annie Valdès), Jean-Marie Arnoux (le réceptionniste), Arlette Balkis (Mme Lévy), Marie-Hélène Breillat (Claudine), Lynne Chardonnet (la Chassenet), Brigitte Defrance (la serveuse), Evelyne Dress (Marthe), Jacques Duby (Léon), Erichka (la Rose-Choux), Jacques Galland (l’armurier), Marion Game (Léonie), Gérard Hérold (Alain Valdès), Georges Marchal (Renaud), Maryse Martin (Mélie), Claude Pascanel (mari de la Chassenet), Henri Poirier (Maugis), Elisabeth Strauss (Calliope),
   
1978 La cage aux folles
Renato Baldi dirige à Saint-Tropez "La Cage aux Folles", une boîte de nuit dont l'attraction est un spectacle de travestis. La vedette en est Zaza Napoli, c'est-à-dire Albin. Renato et Zaza forment un vieux couple homosexuel, fort de vingt années de vie commune.

Renato a un fils, Laurent, qu'il a conçu il y a vingt ans avec Simone. Le jeune homme vient faire part de son futur mariage avec Andréa, fille du député Charrier. Ce dernier n'approuve pas cette union mais cède lorsque l'ingénue fait croire que Baldi est attaché culturel dans une ambassade. La famille Charrier prend la route de Saint-Tropez afin de faire la connaissance des parents de Laurent.

Ce dernier entreprend de convaincre son père d'éloigner Zaza. Simone, cependant, refuse de venir. C'est Albin, travesti, qui jouera le rôle de la mère. Lorsque les parents d'Andréa arrivent, tout est au point pour les accueillir dignement, mais, ayant changé d'avis, Simone survient. Assoiffés de sensationnel, une meute de journalistes assiège la "Cage aux Folles", cherchant la photo qui achèvera Charrier. Le député ne trouvera son salut que dans la fuite et le travestissement. Tous se retrouveront cependant à l'église le jour du mariage des enfants. Renato et Zaza, main dans la main, commenceront une nouvelle lune de miel, perturbée un moment par la visite de Simone.

   
1979 Cause toujours... tu m'intéresses!

Résumé François, un journaliste de radio, supporte mal la solitude engendré par son divorce. Il compose au hasard un numéro de téléphone, et converse avec une pharmacienne célibataire. Au rendez vous fixé, François fait disparaître son signe de reconnaissance. Il rencontre tout de même la personne. Cette dernière rêve encore de son correspondant romanesque. François devient ainsi son propre rival.

   
1979 La pitié dangereuse
  Téléfilm
   
1980 La méthode française
  Segment du film à sketches Les séducteurs tournés dans les pays d'origine des metteurs en scène sur le thème du week-end du célibataire.

1. Maître en la demeure (Angleterre) : Un chauffeur se fait passé pour le propriétaire du château de son patron.

2. La méthode française (France) : Un PDG qui reçoit à Paris un homme d'affaires américain en vue de signer un important contrat, demande à une employée d'être son accompagnatrice.

3. Le carnet D'Armando (Italie) : Armando relit son carnet d'adresse qui contient les noms de ses anciens flirts. La curiosité le pousse à essayer leur numéro de téléphone.

4. Skippy (Etats-Unis) : Un fou en fuite rencontre une jeune fille un peu pommée.

   
1980 La cage aux folles II
Dans un élégant cabaret niçois, "La Cage aux folles", où le travesti est roi, Albin Mougeotte, dit "Zaza Napoli", répète la chanson vedette de la revue, telle la Marlène Dietrich de "L'Ange bleu". Renato Baldi, le patron de la boîte, ne sait comment expliquer à Albin, avec qui il vit depuis vingt-cinq ans, qu'un jeune travesti, Caramel, serait plus vraisemblable pour le rôle. De retour à leur appartement, Renato et Albin se disputent. Vexé, Albin enfile un ensemble très peu discret et part à la terrasse d'un café afin de prouver à son compagnon qu'il plaît. Renato, qui l'a suivi, aperçoit un beau jeune homme très musclé conduire Albin à un taxi.

En réalité, Walter a pris Albin en otage pour échapper à des tueurs. Mais Renato, qui ignore tout, réussit à ramener son ami à l'appartement, laissant derrière eux le cadavre de Walter et de son tueur. Ne sachant pas qu'il transporte un microfilm, Le lendemain, Albin, en apprenant le double crime dans les journaux, interprète son numéro de Marlène. Mais, malgré ses déguisements, il est reconnu par un agent du contre-espionnage français, Broca, et son adjoint Milan. Ils veulent se servir de lui comme appât afin d'attirer Hans, Gunther et Ralph, des tueurs, dans un guet-apens. Après avoir frôlé la mort, Albin décide de fausser compagnie aux agents et, en compagnie de Renato, va se réfugier à la ferme familiale des Baldi.

Retrouvé par les tueurs, Albin, grâce à Broca et son adjoint, retrouvera la vie paisible auprès de Renato. Le député Charrier leur transmet les félicitations du gouvernement de la République pour leur courage héroïque.

   
1982 Pour 100 briques t'as plus rien..
Une série de hold-up défraie la chronique parisienne. Deux chômeurs, Sam et Paul, qui croulent sous le poids des dettes, commencent à trouver séduisante l'idée d'un " braquage". Ils étudient à fond un film sur le sujet et repèrent une petite agence propre à un " casse " aisé, avec prise d'otages pépère. Le jour J, tandis que Sam joue le rôle d'un client, Paul, nanti d'une mitraillette de pacotille, a le plus grand mal à se faire prendre au sérieux. Heureusement, Nicole, une des otages experte en la matière, puisqu'elle en est à sa cinquième expérience de ce type, prend les choses en main et téléphone au cabinet du ministre de l'intérieur pour accélérer les négociations. Hélas, contre toute attente, ce dernier refuse de céder au chantage; Sam a alors l'idée de se faire passer pour la première victime et feint d'être abattu froidement.

Devant cette détermination, le ministre dépêche le commissaire Bouvard, spécialiste malchanceux des prises d'otages, pour superviser la remise de rançon. Pendant ce temps, les employés de la banque ont découvert la supercherie quant à la mort de Sam et félicitent le savoir-faire des ravisseurs, allant jusqu'à sympathiser avec eux et décider de partager le pactole à l'issue des événements. Opération facilitée par Bouvard lui-même, qui les aide à franchir les barrages de police quand on lui signifie son renvoi.

Un an plus tard, la fine équipe est devenue propriétaire d'un club de vacances aux Caraïbes. Lorsque Jean-Louis, le secrétaire de cabinet du ministre, débarquera là par hasard, il faudra bien acheter son silence, en douce...

   
1983 La veuve rouge
  Téléfilm
   
1984 Just the Way You Are
   
   
1985 Palace
1944. Lucien Morland, jeune homme fougueux, combat dans les Forces Françaises Libres, aux côtés des armées alliées. Mais il est fait prisonnier par les Allemands et, dans le stalag où on l'envoie, il retrouve par hasard son frère aîné Robert. Ce dernier, prisonnier depuis assez longtemps, s'est organisé une petite vie presque confortable : pianiste de son métier, il est réquisitionné tous les soirs pour aller jouer dans un grand hôtel et, de plus, Hanna - la très belle directrice de l'établissement - est amoureuse de lui et le soigne tout particulièrement.

Lucien est choqué par le côté "pépère" de son frère et songe immédiatement à s'évader du camp. Robert tente d'obtenir de faux papiers pour Lucien. Mais, les choses traînant un peu, le jeune frère va se lancer dans une action d'éclat : en plein jour, il s'empare d'une arme, neutralise les gardiens du stalag et s'évade. Puis, poursuivi, il se réfugie chez une jeune Allemande - Inge - et sa mère.

Dès lors, Robert croit avoir perdu la trace de son frère et brûle les faux papiers qu'il venait d'obtenir pour Lucien... tandis que celui-ci débarque un peu plus tard à l'hôtel, à l'improviste et en complet veston ! Lucien annonce à Robert qu'il va prendre clandestinement un train pour la France. Il est sur le point de partir, mais la guerre prend une nouvelle tournure : le quartier général d'Hitler, à Berlin, a été incendié et toute la ville est bombardée, y compris l'hôtel où jouait Robert. Ce dernier, croyant Hanna morte, réussit à rejoindre Lucien dans le train. Lucien, dans une dernière pirouette, fait croire à Robert qu'il est tombé amoureux d'Inge et qu'il va rester en Allemagne. Mais finalement, Lucien repart bel et bien pour la France, alors que Robert a sauté du train et va tenter de retrouver Hanna.

   
1985 L'amour en douce
Marc est un avocat marié à Jeanne, mais son œil baladeur le conduit à s’aventurer avec d’autres femmes. Même si son épouse l’aime profondément, elle le jette dehors un beau jour, quand elle ne peut plus supporter ses flirts à répétition. Après leur séparation, elle commence une aventure romantique avec Antoine, qui s’installe chez elle. Au même moment, Marc rencontre Samantha, une prostituée dont il tombe amoureux. Et elle aussi. Les circonstances font que les quatre se retrouvent sous le même toit…
   
1986 Un métier du seigneur
  Téléfilm
   
1988 À gauche en sortant de l'ascenseur

Amoureux transi de la belle et distinguée Florence, Yan, un peintre à la mode, réussit enfin à l'inviter dans son atelier. Le jour du rendez-vous, une porte d'entée qui claque inopinément, laissant sur le palier sa jeune voisine. Eva, en petite tenue, va fortement compromettre ses projets. Eva sonne chez Yan pour regagner son appartement en passant par le balcon. Boris, le compagnon férocement jaloux de la jeune femme, venu à l'impromptu récupérer son press-book, les surprend dans une situation équivoque. Là-dessus, Florence survient au moment où Yan chasse Eva, venue se réfugier chez lui avec ses valises pour échapper à la vindicte de Boris. Elle le tient pour un mufle et la situation empire lorsque André, le mari de Florence, fait irruption dans la pièce. Pour tromper sa vigilance, Yan et Eva simulent alors d'être époux. Puis Florence raccompagne son mari. Yan, accablé, croyant jouer avec un pistolet-briquet, blesse Boris.

Quand Florence revient elle est suivie de peu par Police-Secours et par Jean-Yves, un ami de Yan, venu rapporter le véritable pistolet-briquet en simulant un hold-up. Florence se retrouve dépassée par les événements, d'autant que Boris, persuadé que Yan est l'amant fougueux d'Eva, menace de se suicider en se jetant du balcon.

Après maintes péripéties, Eva et Boris se réconcilient tandis que Yan et Florence, enfin seuls sur le palier, s'embrassent Sur ce, une porte claque...

   
1988 La ruelle au clair de lune
  Téléfilm
   
1989 Manon Roland
  Téléfilm
   
1991 L'amour maudit de Leisenbohg
  Téléfilm
   
1992 La femme abandonnée
  Téléfilm
   
1992 Le souper
Dans Paris occupé par les troupes étrangères, trois semaines après la défaite de Waterloo et la fuite de l'empereur, le peuple attend avec anxiété de savoir quel sort est réservé au pays et assiège, en cette nuit du 6 juillet 1815, l'hôtel particulier de Talleyrand, où celui-ci doit recevoir Fouché, ministre de la police et autrefois artisan de la Terreur. Le cuisinier Carême prépare les plats de ce souper, décisif autant pour l'avenir de la France que pour celui des deux hommes d'Etat, qui ont besoin l'un de l'autre.

Talleyrand compte sur l'autorité de Fouché pour juguler la colère du peuple et permettre l'entrée dans Paris du roi Louis XVIII qui, de retour de Gand, attend pour l'instant à Saint-Denis. Fouché, quant à lui, ne peut obtenir que par Talleyrand le pardon du roi pour son vote régicide de 1793. Mais de ce roi il ne veut toujours pas entendre parler, il nourrit même un projet de dont il dirigerait le gouvernement, et se méfie des belles promesses de partage de pouvoir. En fin maniaque du renseignement, il détient en outre un redoutable dossier sur son hôte : corruptions, malversations financières, et surtout sa lettre incitant Napoléon, en 1804, à fusiller le duc d'Enghien, un Bourbon, donc affilié au roi. Le duc était parfaitement inoffensif, et Talleyrand n'a agi que par pur machiavélisme personnel.

Tout en échangeant avec lui des propos plus confidentiels sur leurs enfances respectives, Fouché manifeste à Talleyrand sa répugnance, pire à ses yeux que celle qu'il pourrait lui-mÉme inspirer de par ses crimes de sang. Pourtant, son sens de l'intérêt bien compris lui fait finalement rallier la cause de la monarchie restaurée, tandis que l'orage gronde sur la capitale et que le peuple, la nuit avançant, s'est dispersé. Dès le lendemain, Talleyrand, prince de Bénévent, et Fouché, duc d'Otrante, pénètrent tous deux dans la chambre du roi. La voix de Chateaubriand les définit comme.

   
1995 Ce que savait Maisie
  Téléfilm
   
1996 Beaumarchais l'insolent

Avec : Fabrice Luchini (Beaumarchais), Sandrine Kiberlain (Marie-Thérèse), Manuel Blanc (Gudin), Michel Aumont (De Breteuil). 1h40.

Beaumarchais prend à son service le jeune Gudin de la Brenellerie, qui deviendra son conseiller, son biographe, son ami. Horloger, homme de lettres, magistrat, Beaumarchais est aussi grand amateur de femmes, ce qui lui vaut un duel avec un rival, le duc de Chaulnes. Embastillé, puis libéré, il prouve au cours d’un procès retentissant la corruption de ses accusateurs...

   
1999 Nora
  Téléfilm
   
1999 Tombé du nid
  Téléfilm
   
2001 Nana
 

Téléfilm

   
2003 Un homme par hasard
  Téléfilm
   
2005 Une famille pas comme les autres
  Téléfilm
   
   
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