La dernière fanfare

1958

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(The last Hurrah). Avec : Spencer Tracy (Frank Skeffington), Jeffrey Hunter (Adam Caulfield) , Dianne Foster (Maeve Caufield), Pat O'Brien (John Gorman). 2h01.

Aidé de ses amis John Gorman, Cuke Gillen et Sam Weinberg, Frank Skeffington prépare sa réellection à la mairie de la ville. Homme tenace comme peut l'être un Irlandais, il va se présenter pour la cinquième fois aux suffrages de ses concitoyens.

Ses adversaires sont puissants : ils sont soutenus par la hiérarchie religieuse, catholique et protestante, par les industriels et les banquiers, par la presse d'Amos Force, l'ennemi juré de Skeffington. Ce dernier a pour lui un passé irréprochable de défenseur de la tradition et des déshérités. Mais ses méthodes sont dépassées. John Gorman, qui dirige sa campagne, est attaché aux manifestations de rue, comme les retraites aux flambeaux, avec discours, fanfares et leurs aspects démagogiques. En face, on utilise les moyens modernes de communication, en particulier la télévision pour soutenir Kevin McCluskey, un jeune homme héros de guerre.

C'est un autre homme jeune, Adam Caulfield, journaliste sportif chez Force et neveu de Skeffington, qui sera le soutien le plus dynamique du maire sortant. En vain : Skeffington est battu. De retour chez lui, il s'incline, comme il le fait toujours, devant le portrait de sa femme, morte il y a longtemps, et s'effondre. Le cœur du vieil homme a cédé. Tous ses amis, Adam en tête, viennent lui rendre hommage. Une page est tournée.

Description passionnée et colorée d'une campagne éléctorale américaine, "la dernière fanfare" est également une méditation nostalgique et amère sur le vieillissement. Derrière la personnalité de Skeffington, apparait celle de John Ford, le vieux maître.