Gustave Courbet

(1819-1877)
Réaliste
Le désespéré 1843 Collection particulière
Autoportrait à la pipe 1849 Montpellier, Musée Fabre
Un enterrement à Ornans 1850 Paris, Orsay
L'atelier du peintre 1855 Paris, Orsay
Les demoiselles des bords de Seine 1855 Paris, Musée du Petit palais
Le rut du printemps. Combat de cerfs 1861 Paris, Orsay
La source 1862 New York, Met.
Femme au perroquet 1866 New York, Met.
L’origine du monde 1866 Paris, Orsay
La dame aux bijoux 1867 Caen, Musée des Beaux arts
Femme dans les vagues 1868 New York, Met.
Paysage de mer 1872 Caen, Musée des Beaux arts

Buvant fort, parlant dru, pérorant, vaniteux, hâbleur, d'une truculence affichée, dont les outrances entretiennent la chronique scandaleuse dont Baudelaire s’afflige, mais sa correspondance révèle des traits plus subtils et sa peinture ne reflète nullement une nature aussi fruste.

D'autre part, très attaché à son terroir natal, Gustave Courbet peindra plusieurs œuvres telles que Un enterrement à Ornans, ou encore Le Chêne de Flagey, Flagey étant un village proche d'Ornans et dont la famille Courbet est originaire.

Il a été l'éleve de Charles-Antoine Flajoulot a l'école des Beaux-arts de Besançon.

Comme les anciens maîtres, Gustave Courbet enduisait sa toile d’un fond sombre, presque noir, à partir duquel il remontait vers la clarté. Proudhon, le théoricien socialiste (et l’homme qu’il admira le plus) aurait voulu faire de lui un peintre prolétarien mais hormis les casseurs de pierre, pas d’ouvriers sur ses toiles et, somme toute, bien peu de paysans.

Fort lié aux événements de la Commune, Courbet est élu président de la commission des musées et délégué aux Beaux-Arts. Il propose le déplacement de la Colonne Vendôme, qui évoque les guerres napoléoniennes, aux Invalides. Des jusqu'au-boutistes décident de l’abattre et non de la déboulonner. Courbet propose alors, puisqu’il a eu en premier l’idée d’enlever cette colonne, de payer les frais de sa réparation. On le prend au mot.

Lui qui fut riche (une toile importante de lui se vendait quinze mille francs, soit dix ans du salaire d’un ouvrier), le voilà acculé à la ruine après la chute de la Commune, ses biens mis sous séquestre, ses toiles confisquées. Il est également condamné à six mois de réclusion. Il s'exile en Suisse, à La Tour-de-Peilz, près de Vevey, où il meurt le 31 décembre 1877 d'une cirrhose du foie.