(1896-1954)

38 films

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Histoire du cinéma : école soviétique

Dziga Vertov, de son vrai nom Denis Arkadievitch Kaufman, est né à Bialystok (partie polonaise de la Russie tsariste) le 2 janvier 1896. Ses parents sont bibliothécaires. Il aura deux frères plus jeunes que lui : Mikhaïl et Boris.

En 1915, devant l'avancée de l'armée allemande, la famille s'installe à Moscou. Il écrit beaucoup entre 1914 et 1916 : des poèmes (Macha), des vers satiriques (Pourichkiévitch, La jeune fille aux tâches de rousseur), des essais (La chasse à la baleine, La pêche à la ligne), des romans de science-fiction (La main de fer, L'insurrection mexicaine). C'est de cette période que, se revendiquant déjà du futurisme, il prend le nom de Dziga Vertov qu'il fait inscrire dans l'état civil soviétique. Dziga, est dérivé d'un mot ukrainien désignant la toupie et Vertov dérive du verbe russe vertet qui signifie tourner, pivoter, tournoyer.

Il entreprend des études médicales à l'Institut de neuro-psychologie de Moscou. Il fonde son Laboratoire de l'ouïe. Avec un vieux phonographe, il enregistre et monte des bruits (scieries mécaniques, torrents, machines en mouvement, paroles, etc.) et réalise des montages de mots dans ses poèmes : Je vois, Start.

Au Printemps 1918, Vertov se met à la disposition du Kino-Komitet (Comité cinématographique) du Narkompros (Commissariat du Peuple à l'Instruction publique). Il y devient rédacteur et chef monteur du premier journal d'actualité cinématographiques publié par le gouvernement des Soviets, le Kino-Nédélia (Ciné-Semaine). Au sommaire du premier numéro du Kino-Nedelia : Le Premier Mai sur la Place Rouge ; jour du service militaire obligatoire, départs pour le front ; exposition éducative de pièces anatomiques dans les kiosques de Moscou ;Réquisition et distribution des objets remisés par la bourgeoisie dans les garde-meubles. 29 numéros du Kino-Nédélia sont publiés au cours de l'année, rédigés et montés par Vertov, puis dix numéros de janvier à juin 1919. Faute de pellicule, le journal filmé ne paraît plus que très irrégulièrement et devra arrêter de paraître dans la seconde moitié de l'année.

En Juillet, Vertov cesse ainsi de travailler au Kino-Nédélia et utilise ses anciens numéros comme une partie du matériel pour un film de montage qui paraît avoir été présenté au début de novembre pour le second anniversaire de la révolution : L'anniversaire de la révolution.

Fin 1919, Dziga Vertov participe à des prises de vues avec l'opérateur P. Ermolov comme correspondant de guerre, autour de Tsaritsyne où se livrent de violents combats contre les armées blanches. La ville sera libérée le 3 janvier 1920. Elle avait été prise pendant l'été par le général Denikine. Avec les documents rapportés du front de la Volga, Vertov monte le film suivant, présenté fin 1919 ou plus vraisemblablement au début de 1920 : Les Combats devant Tsaritsyne.

Le 6 janvier 1920, avec le président Kalinine, Dziga Vertov part comme documentariste et opérateur à bord du train de propagande Révolution d'Octobre qui accomplit pendant plusieurs semaines une tournée de propagande sur les fronts du Sud-Ouest, où les armées rouges combattent les troupes blanches des généraux Denikine et Wrangel. Kalinine visite notamment Kazan et Toula. Vertov a emporté avec lui son long métrage L'Anniversaire de la Révolution qu'il projette dans les gares et les cinémas des villes où s'arrête le train de propagande. En même temps il filme ou fait filmer le voyage, les meetings, les discours de Kalinine. Il rapportera de cette tournée le documentaire Le Staroste de toutes les Russies, Kalinine.

En 1921, Le commandant de la XIIIème armée Kojevnikov est composé par Dziga Vertov avec les documents filmés à Tsaritsyne en 1919. Le film n'a peut-être pas été terminé et édité contrairement à Le train du Comité Central. Ce train, dit aussi Train Lénine, était une unité roulante d'agit-prop (agitation-propagande), avec une troupe de théâtre, un cinéma ambulant, des opérateurs, un petit laboratoire de tirage-montage, une bibliothèque, des orateurs politiques, une imprimerie… Il voyagea à travers tout le pays du 22 avril 1919 au 2 novembre 1921. Le film raconte ses voyages et utilise les films rapportés par ses opérateurs. Vertov avait participé à sa tournée de janvier-février 1920. A la même époque circulait sur la Volga le vapeur Etoile Rouge qui menait la même activité. Vertov aurait monté en 1921 (ou en 1920) Le vapeur instructeur étoile rouge.

En 1922, il réalise Histoire de la guerre civile, Le procès des S.R. et Univermag et, en mai, le premier numéro de Ciné-Vérité (Kino Pravda). Fin 1922, est constitué le Conseil des Trois avec Dziga Vertov, Elisabeth Svilova (sa femme et collaboratrice), Mikhaïl Kaufman (son frère, récemment démobilisé et devenu opérateur d'actualités puis de documentaires. Il est depuis le 6ème numéro (au moins) de la Kino-Pravda (24 juillet) l'opérateur principal du magazine. En décembre, le Conseil des Trois rédige un appel aux cinéastes soviétiques, publié l'année suivante dans la revue LEF sous le titre : L'Appel du commencement.

Le 28 décembre, Vertov termine la rédaction du manifeste théorique publié en juin 1923 dans le numéro 3 de LEF, organe du Front gauche de la littérature et des arts, fondé et dirigé par Maïakovski, sous le titre de Kinoks-Révolution (Kinoki. Perevorot). Il y affirme les pouvoirs absolus de la caméra :

"Je suis le cinéoeil, l'oeil mécanique, la machine qui déchiffre d'une manière nouvelle un monde inconnu. En tâtonnant dans le chaos des événements visibles, je crée un homme nouveau, parfait."

Le manifeste Kinoks-Révolution dans le numéro 3 de la Revue LEF

Le Conseil des Trois est devenu au printemps 1923, le groupe des Kinoki, pluriel de Kinok, mot forgé en partant de Kino-Oko, variante de Kino-Glaz et signifiant comme lui Ciné-Œil. On pourrait traduire Kinoki par Ciné-Yeux. Un essai est tenté en 1923-1924 pour transformer les Kinoks en "organisation de masse" ayant ses clubs et ses correspondants dans toute l'U.R.S..S. Le seul club d'amateurs existant hors de Moscou fut fondé par Kopaline dans son camp de pionniers. Mais quand celui-ci s'établit en 1925 à Moscou pour y devenir documentariste, ce groupe disparut et il n'y en eut pas d'autres.

En 1924, Vertov réalise Ciné-oeil qui met en application les principes de son manifeste. Il poursuit aussi la publication du Goskino-Kalendar.

Le 10 octobre 1925, Dziga Vertov commence à écrire le scénario de La sixième partie du monde, qu'il termine fin décembre. Il commence alors à travailler au scénario du Mossoviet (Soviet municipal de Moscou) qui deviendra au cours de sa réalisation Chagaï, Soviet (En avant, Soviet !).

Articles divers écrits ou publiés en 1926 : Le Ciné-Œil (publié dans Sovietsky Ekran n°15, 1926), Le front du ciné-œil (11 mars), La fabrique de faits (Pravda du 25 juillet), Contre les phrases gauchistes (15 juillet), Un combat continu (publié dans Kino du 30 octobre), Du ciné-œil au radio-œil ; Projet du ciné-œil comme cinéma géographique. Durant l'année 1926, Dziga Vertov écrit le scénario de Dix ans après Octobre, qui deviendra La onzième année, et fait le plan de sa Fabrique de faits, conçue comme ce que seront plus tard en U.R.S.S. les " Studios des actualités et du documentaire ".

En 1926, Mikhaïl Kaufman, devenu documentariste, réalise seul Moscou. Ce documentaire détruit pendant la guerre a été réalisé suivant le principe de "la vie à l'improviste" et montre une grande ville pendant une journée, de l'aube au crépuscule. Principe de scénario (ou plutôt de plan de travail) qui sera ensuite repris en Allemagne par Walther Ruttmann pour Berlin, Symphonie d'une grande ville (1928) et par les deux frères, en collaboration, pour L'homme à la caméra (1929).

Vertov a rompu avec le Goskino et travaille désormais comme son frère M. Kaufman avec le VUFKU (Comité pan-ukrainien du cinéma et de la photographie). Les motifs de sa rupture apparaissent avoir été exposés dans une longue lettre du 3-15 janvier 1927 au camarade D. Chvedtchikov, directeur du Sovkino.

Son article, Au volant du ciné-œil, de 1927 paraît être demeuré inédit. Dziga Vertov intervient comme délégué à une discussion du Parti et des Soviets sur le cinéma (27 décembre 1927). Il a travaillé au scénario de La onzième année durant l'année 1927, mais ne paraît pas avoir conclu un accord pour sa réalisation avec le VUFKU avant le début de 1928.

En 1927-1928 il écrit un scénario de 141 pages pour L'homme à la caméra (scénario musical, plan d'orientation du tournage, devis de réalisation, feuillets de tournage, objectif du film). L'accord pour sa réalisation paraît avoir été conclu au printemps de 1928. Les théories et les films du ciné-œil et de Vertov commencent à avoir une grande influence sur les cinéastes d'avant-garde en Allemagne (Ruttmann, Richter), en France (Vigo, Carné, Jean Lods, etc.), en Belgique (Storck), en Hollande (Ivens, Ferno), aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne (Grierson etc.). Ils déterminent en partie, dans ces divers pays, l'évolution de l'avant-garde (parfois abstraite) vers le documentaire social. Depuis 1925,Mikhaïl Kaufman et Dziga Vertov sont en correspondance avec leur plus jeune frère, Boris Kaufman, qui a suivi vers 1919-1920 ses parents en Pologne, ils lui donnent des cours de cinéma par correspondance. Vers 1928 le jeune homme s'établit en France où il devient l'ami de Vigo, Jean Lods et Moussinac.

En 1929, Dziga Vertov réalise L'homme à la caméra alors que Mikhaïl Kaufman réalise de son côté Vers la crèche. Divers désaccords surgissent alors entre les deux frères et ils cesseront désormais leur collaboration.

En 1930, Enthousiasme ou Symphonie du Donbass, film documentaire est le premier film sonore de Vertov et l'un des deux premiers de long métrage réalisés en U.R.S.S. Il pourrait n'avoir été terminé qu'en 1931. Vertov écrit divers articles : Réponses aux questions à propos du documentaire (5 janvier), Sur le documentaire (revue Kino-Front, 11 mai), Le ciné-œil de mars (revue Kino i Jizn, n°20). Mikhaïl Kaufman réalise seul Au Printemps, long-métrage produit par le VUFKU peu-être son meilleur film, détruit pendant la guerre. En France Boris Kaufman est l'opérateur de Jean Vigo pour A propos de Nice.

En 1931, Vertov publie les articles : Le point de vue (A propos d'Enthousiasme, 7 février), Les premiers pas (publié dans Kino du 16 avril, n°422), La négation de la négation (sur les actualités et le cinéma sonore, 10 avril), Intervention à la première conférence de l'ARRK à Moscou sur le thème : Reconstruction du cinéma soviétique et problèmes du film politique (18-22 avril), Ciné-œil, Radio-Œil et le soi-disant documentarisme (publié pas Cinéma Prolétarien, n°4, 4 mai), Critique des critiques (publié dans Kino, 16 juin), La cinématographie soviétique (écrit pour la Petite Encyclopédie soviétique).

Durant cette année 1931, Vertov et Svilova voyagent en Europe occidentale, visitant Berlin, Hambourg, Breslau, Hanovre, Genève, Bâle, Paris, Londres, Il présente dans ces villes L'homme à la caméra ou Enthousiasme. Désormais illustre, le réalisateur est accueilli partout avec ferveur et admiration. Le 17 novembre Charles Chaplin, après avoir vu Enthousiasme à Londres, fait parvenir un message plein d'admiration à Vertov.

1932-1933 Dziga Vertov travaille sur le scénario de Trois chants sur Lénine et réunit la matière première d'archives pour ce film, terminé en 1934. Le film est primé au second festival de venise mais, la même année en avril se tient le premier congrès des écrivains d’Union soviétique au terme duquel Andreï Jdanov définit le concept de "réalisme socialiste" qui deviendra l’esthétique officielle de l’URSS.

En 1935-1936 Dziga Vertov travaille au scénario de Berceuse.

En 1936, il écrit le scénario de Chansons sur les jeunes filles. Ce film, qui devait être consacré aux diverses républiques de l'U.R.S.S., ne sera pas réalisé. Le 24 avril, il prononce un discours sur Maïakovski pour l'anniversaire du poète.

En 1937, il réalise Berceuse, exaltation de la femme Russe mais le film cède au culte de la personnalité en multipliant les plans de Staline. Trois héroïnes, en 1938 montre la place des femmes dans la défense militaire. En 1939, Vertov réalise des Actualités pour l'exportation dans les premiers mois de l'année. Son sixième numéro s'intitule L'U.R.S.S. sur l'écran.

En 1941, c'est Sang pour sang, film sur les attaques aériennes, terminé le 16 octobre, filmé au front par les opérateurs de guerre. Le film fut détruit lorsqu'on en utilisa des extraits pour le documentaire Ukraine. Sur la ligne de feu montre les activités des opérateurs d'actualités. Comme beaucoup d'autres cinéastes soviétiques, Dziga Vertov et Svilova ont été repliés en Asie Centrale, à Alma Ata (Kazakhstan) où des studios ont été aménagés au début de la guerre. Il y réalise : Toi au front, Dans la montagne Ala-Tau et L'art soviétique, reportage sur une exposition. Il ne renonce pas cependant au cinéma comme le montre À toi en 1943, un film patriotique qui prend la forme d’une correspondance entre une femme et son fiancé au front.

En 1947, Vertov signe son dernier film, Le Serment de la jeunesse. En 1948, lors d’un procès intenté par Staline aux intellectuels, il est accusé de "cosmopolitisme".

Depuis 1944, Vertov n’était plus que conseiller du journal d’actualité Novosti Dnia (Nouvelles du jour), à qui il apporte des idées et sujets, parfois réalisés par lui ainsi en 1944 : 18; 1945 : 4, 8, 12, 15 ,20.; 1946 : 2, 8, 18, 24, 34, 42, 67, 74.; 1947 : 6, 13, 21, 30, 37, 48, 51, 65, 71 ; 1948 : 8, 19, 23, 29, 34, 39, 44, 50 ; 1949 : 19, 27, 43, 45, 51, 55 ; 1950 : 7, 58 ; 1951 : 15, 33, 43, 56; 1952 : 9, 15, 31, 43, 54; 1953 : 18, 27, 35, 55; 1954 : 31, 46, 60.

Il rédige divers souvenirs et autobiographies restées alors inédits, tels que Sur la voie créatrice (1945-1946), Journal, Autobiographie (1949). Fin 1953, il se sait atteint d'un cancer. Il meurt le 12 février 1954 à Moscou après avoir terminé le numéro 60 des Nouvelles du jour.

Filmographie

1919

Ciné-semaine
 

Kino-nedelya (actualité, 39 parutions hebdomadaires).

   

1919

L'anniversaire de la révolution
 

(Godovshchina revolyutsii) Documentaire historique en douze bobines. Paraît être le premier film de montage d'actualités qui ait jamais eu cette importance (2h30/3h de projection).

   

1920

La bataille de Tsaritsyne
 

(Boy pod Tsaritsynym / Les Combats devant Tsaritsyne, "Etude expérimentale". trois bobines.

   
1920 Le Staroste de toutes les Russies, Kalinine.
 

Le terme russe de Staroste signifie doyen, chef d'un village, d'un pays ou d'une communauté.

   

1920

Ouverture du reliquaire de Sergueï Radonejski
 

(Vskrytie moshchey Sergiya Radonezhskogo / L'exhumation des reliques de Serge Radonejski). 2 bobines.

Il s'agit d'un reportage anti-religieux sur l'exhumation du cadavre d'un homme riche s'étant fait passer pour un saint.

   
1920 Le procès Mironov
  "Etude et Chronique judiciaire". 1 bobine.
   
1921 Le train du Comité Central
  (Istoriya grazhdanskoy voyny / Sur les fronts de la guerre civile). "Film voyage". 1 bobine, 750 mètres coréalisé avec Gardine. Le film paraît avoir été édité seulement en 1923.
   
1922 Histoire de la guerre civile
  (Istoriya grazhdanskoy voyny). "Chronique historique". Treize bobines, soit environ 3 900 mètres. Film entrepris en 1921. Montage de documentaires et d'actualités sur la guerre civile (1918-1921).
   
1922 Le procès des S.R.
 

"Chronique judiciaire". Tois parties, 900 mètres environ. Pendant la guerre civile les "socialistes-révolutionnaires" avaient appuyé et soutenu les entreprises contre-révolutionnaires, collaborant avec les Blancs et étant par exemple responsable de l'attentat où Lénine sera grièvement blessé. Leur procès, ouvert à Moscou le 23 mai 1922, se termina par quatorze condamnations à mort non appliquées.

   
1922 Univermag
  "Esquisse". Deux parties, 600 mètres environ. Documentaire consacré au grand magasin d'Etat de Moscou Univermag (magasin universel) appelé aussi GOUM.
   

1922-1925

Cinéma-vérité
 

(Kino-pravda). Magazine à périodicité irrégulière portant le nom (ou placé sous les auspices) du quotidien Pravda (Vérité) fondé en 1912 par Lénine. Chaque numéro est composé non d'actualités mais de deux ou trois reportages sur des sujets divers.

   
1923

Cinq années de lutte et de victoires

 

1500 mètres environ. Film de montage sur l'U.R.S.S. de 1917 à 1922.

   
1923 L'exposition pansoviétique
 

Trois "ciné-esquisses" consacrées à la première exposition pansoviétique : Construction de l'exposition pan-soviétique (3 bobines), Inauguration de l'exposition (2 bobines), L'exposition pansoviétique (5 bobines).

   
1923 Aujourd'hui, " La carte politique de l'Europe en dessins animés "
 

Scénario et réalisation : Dziga Vertov, dessins de Béliakov et B. Volkov. 195 mètres. Le premier film d'animation réalisé en Union Soviétique, entrepris en 1922.

   
1923 Jouets soviétiques
  Scénario et réalisation : Dziga Vertov, dessins : Bouckine, Alexandre Ivanov, I. Béliakov. 1 bobine. 349 mètres. Film d'animation.
   
1923 Les grimaces de Paris ou le Rouble or.
  Scénario et réalisation : Dziga Vertov. Dessins : Béliakov, Bouchkine. Production. 60 mètres. Film d'animation, charge politique dirigée contre Poincaré.
   
1923 Humoresque.
  Réalisation : Dziga Vertov. Dessins : A. Bouchkine, I. Béliakov. 1 bobine, 60 mètres. Film d'animation.
   
1923-1925 Goskini-kalendar
 

"Actualités-éclair ", 50 parutions. 21 juillet 1923 : Premier numéro du Kino-Kalendar, plus tard appelé Goskino-Kalendar (Ciné-calendrier). 1 bobine.

Dans cette série, s'inscrivent en 1924 : le ciné-calendrier léniniste (1 bobine), L'année sans Illitch (2 parties, 500 mètres environ). Continuation du Goskino-Kalendar, jusqu'au numéro 50. Dziga Vertov cesse sa collaboration le 5 juin 1925. Il a réalisé et monté cette année-là au moins deux numéros spéciaux pour ce magazine : Le septième anniversaire de l'armée rouge (23 février), le numéro spécial du 1er mai.

   

1924

Ciné-oeil
Kino-glaz ("La vie prise sur le fait").
   
1924 Vive l'air !
  Scénario, réalisation : Dziga Vertov. Opérateur : Mikhaïl Kaufman. Production : Goskino. 1 bobine.
   
1926 En avant les soviet !
 

(Chagaï, Soviet / 2 000 mètres au pays des Bolchevik ou Le Mossoviet dans le présent, le passé et le futur) "Symphonie du travail créateur". 7 bobines, 1.650 mètres. Première à Moscou le 23 août 1926.

lLhistoire de Moscou de 1918 à 1925

   

1926

La sixième partie du monde
"Ciné-poème lyrique". Six parties, 1767 mètres. Première à Moscou le 31 décembre 1926. Film produit pour la publicité du Gostog (Commerce d'Etat) et spécialement pour ses services d'exportation.
   

1928

La onzième année
 

Le titre du film, qui sort en 1928, correspond à la onzième année de la Révolution russe. Près des mines et du barrage du Dniepr, Vertov met en relation les mondes souterrain, terrien et aérien, mais évoque aussi le passé du pays par la découverte d’un squelette scythe vieux de deux mille ans.

   

1929

L'homme à la caméra

(Chelovek s kino-apparatom). Avec : Mikhail Kaufman (L'opérateur), Yelizaveta Svilova (l'assistante monteuse). 1h08.

Au petit matin, la cité s'éveille, les habitants vont au travail, les machines se mettent en marche, les rues s'animent, le rythme s'accélère jusqu'à la pause de midi, reprend ensuite de plus belle et se ralentit progressivement dans les flâneries de la journée finie, sur la plage où les travailleurs se délassent. Enfin, la ville se retrouve au cinéma.

   

1930

Enthousiasme ou La symphonie du Donbass
  "Film documentaire sonore". 7 bobines ou 2.600 mètres. Premier film sonore de Vertov et l'un des deux premiers de long métrage réalisés en U.R.S.S. Pourrait n'avoir été terminé qu'en 1931.
   
1934 Trois chants sur Lénine
  1873 mètres. Présenté partiellement et primé au second festival de Venise (1934).
   
1937 Berceuse
  7 bobines, 1622 mètres.
   

1937

Serge Ordjonikidze
 

Existe en version courte, Le souvenir de Serge Ordjonikidze (2 bobines) et version longue (5 ou 7 bobines). Film de montage.

   
1938 Trois héroïnes
 

Version courte avec Gloire aux héroïnes soviétiques (1 bobine), version longue (7 bobines).

Les femmes et la défense militaire.

   

1939

Actualités pour l'exportation
  (6 parutions).
   

1941

La hauteur
   
   

1941

Sang pour sang
  1 bobine. Film sur les attaques aériennes, terminé le 16 octobre. Filmé au front par les opérateurs de guerre. Fut détruit lorsqu'on en utilisa des extraits pour le documentaire Ukraine.
   

1941

Sur la ligne de feu
  Sur la ligne de feu - les opérateurs d'actualités.
   
1943 Toi au front
 

1942-1943 (ou A toi ou Sur le front du Kazakhstan, "Ciné-poème ". 5 ou 6 bobines. Correspondance entre une femme et son fiancé au front

   

1944

Dans la montagne Ala-Tau
  2 bobines.
   

1944

L'art soviétique
  Reportage sur une exposition.
   

1947

Le serment de la jeunesse.
  3 bobines.
   

1944-1954

Nouvelles du jour
  Novosti Dnia (55 parutions).
   
   
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