Un
gentil informaticien, Paul Hackett, aborde la séduisante Marcy Franklin
dans un snack. Il lit Henry Miller, elle aussi. La jeune femme lui laisse
le numéro de sa colocataire dans son loft de Soho, Kiki une artiste
dont la spécialité est la création de petits pains en
plâtre. Paul rentré chez lui, s'ennuie devant sa télévision.
Il téléphone à Kiki qui lui passe immédiatement
Marcy et celle-ci l'invite, bien qu'il soit déjà plus de onze
heures à venir chez elle. Paul trouve la réception étrange
et s'en va. Ayant déjà perdu son argent en allant voir Marcy,
il tente d'emprunter de quoi retourner chez lui à un barman sympathique
et une incroyable série d'événements de plus en plus
bizarres le mènent au loft où il découvre que Marcy est
morte d'overdose. Accusé par les voisins d'être un cambrioleur,
il ne leur échappe qu'en se déguisant en statue de papier mâché
; on finit par le jeter d'un camion, devant son bureau, à l'aube
Scène
clé : Dans la chambre avec Marcy, Paul croit voir des marques de
griffures et s'en va. Il s'agissait en fait d'un tatouage.
Message essentiel : sur l'échiquier de la vie, l'informaticien de l'Amérique reaganniene, roi nu dans l'impossibilité d'assouvir ses fantasmes sexuels, est mis échec et mat et rangé dans sa boite au petit matin.
Le point de départ du film fleure bon la romance et le titre promet une ambiance chaleureuse de détente propice aux rencontres (After hours soit après les heures de bureau est aussi le titre d'un standard du jazz de Avery Parish, 1940). Mais Paul Hackett, informaticien, semble être la victime d'un bug dans sa vie jusque là sans surprise, réglée comme un programme informatique (hackett à rapprocher de hacked")
Source : Arnaud Devillard dans Eclipses n°35, juin 2003
