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Johnny
Logan- que l'on surnomme Guitare à cause de l'instrument dont il ne
se sépare jamais - un ancien aventurier connu dans l'Ouest comme tireur,
se fait engager par Vienna, la tenancière d'un saloon, une femme qu'il
a aimé autrefois. Les deux amants se sont quitté il y a cinq
ans mais n'ont pu réussir à s'oublier. Le saloon de Vienna,
désert pour le moment, est situé près du chemin de fer
et vaudra bientôt une fortune.
McIvers et Emma Small, les deux plus gros propriétaires de bétail de la région, jalousent Vienna et sont ses ennemis jurés. Vienna est très liée à la bande du Dancing Kid. Emma, dont le frère a été tué dans l'attaque d'une diligence accuse la bande du Dancing Kid de ce meurtre et Vienna, qu'elle hait, de complicité.
Faute
de preuves, Emma et les hommes du shérif ne peuvent rien contre Vienna,
mais lorsque la bande du Dancing Kid attaque la banque locale et que le jeune
Turkey Ralston, blessé, se réfugie chez Vienna, Emma croit le
jour de sa vengeance enfin arrivé. Emma rend Vienna responsable du
hold-up de la banque et Turkey accepte, contre la promesse d'avoir la vie
sauve, de dénoncer Vienna. Vienna et Turkey sont arrêtés et condamnés à être
pendus alors qu'Emma met le feu au saloon de Vienna.
Johnny parvient à sauver Vienna et ils se rendent ensemble dans le repaire du Dancing Kid. Emma et un groupe de miliciens conduits par John McIvers les assiègent. Dancing Kid est tué. Vienna réussit à abattre Emma et les miliciens finissent par comprendre que celle-ci n'agissait que par jalousie et non pour faire respecter la loi. Ils laissent alors partir ensemble Vienna et Johnny Guitare...
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Les
deux protagonistes les plus déterminants et les plus agissants dans
l'intrigue sont des femmes, liées entre elles par une haine viscérale,
une jalousie freudienne qu'on peut dire unique dans les annales du western.
L'amour, vécu comme une réminiscence, s'y exprime au travers de regrets, de questions, de faux aveux s'égrenant dans des dialogues superbes restés justement célèbres.
Le procédé de couleurs, le malheureux Trucolor que ses défauts firent vite abandonner, suscite d'intéressantes recherches plastiques. Ray s'efforça d'en éliminer au maximum le bleu, qui rendait mal pour accentuer -phénomène paradoxal pour un film en couleurs - les tonalités de noir et de blanc. Ainsi pour le noir des vêtements de la meute en furie, le blanc de la robe de J. Crawford jouant du piano dans son saloon semblable à une caverne.
