Avec : Marlon Brando, Robert Duvall, Martin Sheen, Frederic Forrest, Dennis Hopper, Albert Hall. 2h30.
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Le capitaine Willard, mal rasé et imbibé d'alcool, s'ennuie
et est submergé de fantasmes. Mais l'état-major de Saïgon
ne l'a pas oublié. Réveillé et emmené rudement,
il apprend du général Corman et en présence d'un agent
de la C.I.A., qu'il doit partir tout de suite pour le Cambodge. Sa mission
est de supprimer le colonel Kurtz qui, retranché dans un temple avec
des milliers d'hommes sous ses ordres, fait la guerre pour son propre compte.
Willard embarque donc sur un petit patrouilleur et remonte un fleuve vietnamien. Durant le voyage, marqué par la folie guerrière des hommes, il étudie le dossier du colonel Kurtz, sa future victime, et s'identifie peu à peu à lui.
Parvenu au repaire de Kurtz, Willard est emprisonné. Puis Kurtz essaye de justifier ses méthodes avant de le libérer, résigné. Kurtz est exécuté par Willard qui devient à son tour une sorte de demi-dieu.
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Dans le n°43
de Eclipses-revue de cinéma de novembre 2008, Damien Detcherberry
rappelle que Apocalypse now reste le premier film majeur portant sur
la guerre du Vietnam à rompre avec l'arc mélodramatique classique,
lui préférant une approche résolument plus moderne. L'étrangeté
d'Apocalypse now repose notamment sur un paradoxe constitué
autour de l'opacité de son personnage principal, le capitaine Benjamin
L. Willard et la contradiction d'une mise en avant du "je" par le
cinéaste : malgré l'illusion d'une focalisation interne à
travers le recours à la voix off, Willard reste à l'écran
curieusement hermétique à toute introspection, un spectateur
silencieux constamment en retrait de l'action. Son mutisme l'oppose au colonel
Kurtz, dont la réputation énigmatique, pourtant bien entérinée
au début du film, est désamorcée lors de la rencontre
entre les deux hommes, Kurtz se livrant sans résistance à son
assassin, verbalement puis physiquement.

Apocalypse now ![]()