Jacques Becker est né le 5 septembre 1906 à Paris, dans une famille bourgeoise. Très jeune il se lie d'amitié avec Jean Renoir, dont il sera l'interprète occasionnel à partir de 1929 et l'assistant attitré à partir de 1932. Il rencontre aussi, au cours d'un voyage à l'étranger, King Vidor, ce qui décide de sa carrière cinématographique.

Tout en travaillant avec Renoir (notamment sur La nuit du carrefour, Boudu sauvé des eaux, Une partie de campagne, Les bas-fonds, La grande illusion, La Marseillaise et surtout La vie est à nous, dont il assure seul la réalisation de certaines séquences), Becker se lance dans la mise en scène à petit budget, en compagnie de ses amis Pierre Prévert et Jean Castanier : il tourne ainsi un court métrage tiré de Courteline, Le commissaire est bon enfant, dans lequel il tient un petit rôle de Saint-Cyrien.

En 1939 il s'attaque à un premier long métrage, L'or du Cristobal, d'après le roman de T. Sterstevens qui sera interrompu faute d'argent et terminé sans son accord. Mobilisé, puis rapatrié sanitaire en 1941, il réussit enfin à signer un premier "vrai" film, excellent pastiche des films policiers américains dont la France était alors sevrée : Dernier atout. Il ne cessera plus dès lors de tourner jusqu'à sa mort, survenue en février 1960, alors qu'il terminait le montage du Trou.


Le réalisateur de film, tel que le conçoit Becker, doit être un "auteur complet". Il doit écrire ou au moins contrôler ses scénarios, son dialogue, son montage, etc. " À cette seule condition, dit Becker, nos films paraîtront authentiques. " Cette authenticité, poussée jusqu'à la minutie, fait tout le prix, et le charme, des meilleurs films de Becker, Goupi mains-rouges, Édiuard et Caroline, Touchez pas au grisbi et surtout Casque d'or, son chef-d'oeuvre. Les mots-clefs ici sont : simplicité, clarté, vérité. Qualités typiquement françaises, s'il en fut : Becker ou le classicisme. Ses rares échecs, il les enregistre quand il ne parvient pas à faire "siens" des personnages trop éloignés de sa nature, Ali-Baba ou Arsène Lupin, par exemple. "On ne peut bien raconter à l'écran qu'une histoire à soi", disait-il.


Filmographie

1942

Dernier atout
  L'action est située à Calcaras, capitale d'une république sud-américaine hypothétique. À l'école des cadets de la police, deux bons camarades, Clarence et Montès s'affrontent amicalement. L'un des deux doit être nommé major de la promotion. Chacun a d'évidentes qualités. Clarence compte sur sa désinvolture et son sang-froid; Montès sur sa vivacité et sa promptitude : l'un et l'autre sur leur intelligence. Leur chef, le perspicace Thomas, toujours à la merci d'une gaffe de son subordonné Gonzalès, a l'idée de les lancer pour l'épreuve finale sur un problème pratique. On vient de découvrir un crime à l'hôtel Babylonia. Une femme entêtée dans son silence est gardée à vue et l'on découvre bien vite que le mort est Toni Amanito, un gangster notoire. Montès se charge de la femme, Pearl, dont il ne peut tirer grand chose. Clarence prend le vent et remonte jusqu'au chef de la bande adverse : Rudy Score. Il n'hésite pas, pour percer les secrets de cet homme taciturne, redoutable mais mélomane, à s'introduire dans la bande. Cette action périlleuse est favorisée par l'attention que porte à ce garçon séduisant la jolie Bella, soeur de Rudy. Mais ce chef de bande environné de séides inquiétants n'est pas sot, et Clarence sent peu à peu qu'on le soupçonne et qu'on l'épie. Pendant ce temps, à partir d'un collier, Montès mène sa propre enquête. Les routes des deux aspirants vont se croiser, par le truchement d'un appareil de radio que saura utiliser Clarence, vraiment en péril. Montès et ses camarades surviendront à temps, au terme d'une poursuite effrénée. Rudy Score sera mis hors d'état de nuire, on tiendra compte des bons mouvements de Bella et la cérémonie de la promotion récompensera Clarence et Montès reconnus à l'unanimité majors ex-aequo.
   
1943 Goupi mains-rouges
Un petit village de la province française, à l'écart de la civilisation. Un clan y est tout-puissant, celui des Goupi. Chaque membre est affecté d'un surnom familier : l'aïeul s'appelle Goupi-L'Empereur, le commerçant Goupi-Mes Sous, le gendarme Goupi-La Loi, la maîtresse de maison Goupi-Tisane, la jeune fille Goupi-Muguet, etc. Deux membres du clan font bande à part : Goupi-Mains Rouges, un braconnier jeteur de sorts, et GoupiTonkin, un colonial instable rongé par les fièvres. Coïncidant avec la venue au pays de Goupi-Monsieur, le parisien, un double drame survient : Goupi-Tisane est découverte assassinée dans la forêt, et surtout L'Empereur a une attaque foudroyante qui le laisse muet, et donc dans l'incapacité de révéler à son fils le lieu où est caché le magot familial, comme il est de tradition de génération en génération. Cependant, Monsieur tombe amoureux de Muguet, provoquant la jalousie de Tonkin. Les affaires des Goupi se réglant entre Goupi, tout se dénouera grâce au flair de Mains Rouges. L'assassin de Tisane, Tonkin, se jettera du haut d'un arbre, L'Empereur retrouvera la parole et Monsieur épousera Muguet.
   
1945 Falbalas
Philippe Clarence, grand couturier, travaille dans le génie, remarquablement secondé par Solange, l'âme de la maison de couture. Bourreau des coeurs, il joue des femmes avec désinvolture et parfois brutalité : ainsi une de ses anciennes maîtresses, Anne-Marie, a accepté de vivre dans son ombre, comme chef de ventes. L'amour pour une jeune fille va soudain envahir Clarence le jour où son ami Daniel lui présente sa fiancée. Le sérieux Daniel Rousseau, soyeux lyonnais, fournisseur du couturier, doit en effet épouser la ravissante Micheline Lafaurie. Philippe séduit d'emblée Micheline, conquise à la fois par l'homme et par le créateur. Elle succombe, mais très rapidement juge son partenaire, se révolte devant son cynisme et s'éloigne de lui, tout en s'écartant de Daniel. Cependant la collection doit être bientôt présentée, et, depuis qu'elle se dérobe, l'image de Micheline ne quitte plus Philippe; le déséquilibre s'installe en lui, effrayant Solange, et aggravé par la nouvelle du suicide d'Anne-Marie. Micheline a pris le parti de tout avouer à Daniel, prêt à lui pardonner. Philippe de son côté fait une dernière tentative auprès d'elle; elle l'éconduit. Oubliant tout, sa maison de couture, son prestige, sa collection pour laquelle il a créé une robe de mariée primitivement destinée à Micheline, Philippe disparaît. Il ne réapparait que le jour de la présentation, glissant, halluciné, dans les salons, comme un somnambule, s'enfermant dans son bureau, et, dans un accès de folie, se précipitant par la fenêtre avec le mannequin de mariée qu'il serre dans ses bras, Et les petites mains de la maison de couture se penchent, silencieuses, sur le corps brisé.
   
1947 Antoine et Antoinette
Antoine Moulin, ouvrier typographe, et sa jeune et jolie épouse Antoinette, employée au photomaton d'un grand magasin, s'aiment. Mais Antoine est souventjaloux des clients qui font la cour à sa femme, et en particulier de M. Roland l'épicier. Dans leur mansarde de l'avenue de Saint-Ouen, ils rêvent du jour où la fortune leur permettra de changer d'appartement, d'acheter un side-car. Or celle-ci survient sous la forme d'un billet de loterie. Mais lorsque Antoine se présente au bureau de la loterie, il s'aperçoit avec horreur qu'il a perdu le fameux billet et n'ose aller chercher Antoinette au magasin. Ils se retrouvent désespérés dans leur petit logement. Et lorsque Roland essaye de faire accepter à la jeune femme une place dans son épicerie, il se heurte à Antoine qui le gifle. Une violente bagarre éclate, devant les voisins affolés. Seul Riton, un jeune boxeur, apprécie le punch de son copain Antoine. M. Roland s'enfuit sous les quolibets des locataires. C'est à ce moment que Juliette, la caissière de la station de métro La Fourche, rapporte le billet égaré.

   
1949 Rendez-vous de juillet
  Lucien Bonnard quitte le domicile paternel parceque sa famille contrarie sa vocation d'explorateur. Il rejoint une bande de copains qui fréquentent les caves de Saint-Germain-des-Prés, bien décidé à monter une expédition ethnographique. Son amie, Christine Courcel, élève d'un cours d'Art Dramatique, est prête à tout pour "arriver". Un grand metteur en scène va monter la pièce de son frère François. Son amie, Thérèse, dont les parents tiennent un salon de coiffure, aime d'un amour partagé Roger Moulin, ex-élève de l'IDHEC., sans emploi, qui joue dans l'orchestre de Claude Luter. Pierre Rabut, dont les parents sont bouchers rêve lui aussi d'être acteur. Tous se mobilisent autour du projet de Lucien qui, finalement, par un grand discours ranimera l'enthousiasme un instant disparu de ses camarades d'expédition. Les ethnographes prendront l'avion, laissant derrière eux les filles et le petit monde des cours de comédie.

   
1951 Edouard et Caroline
Édouard – pianiste de talent mais méconnu – et sa femme Caroline se préparent à se rendre à une soirée organisée par l'oncle de Caroline. Ce dernier doit présenter Édouard à ses relations et, de ce fait, peut-être, influencer son avenir. Or, le gilet du costume que doit mettre Édouard est introuvable et la robe que “transforme” Caroline s'avère vite impossible à porter : à l'issue de la scène de ménage qui s'ensuit, Édouard part seul pour la soirée. Chez Beauchamp, Édouard joue avec succès une étude de Chopin. C'est à ce moment que Caroline arrive au bras d'Alain, son cousin, qui depuis longtemps essaye de la séduire. Nouvel éclat entre Édouard et Caroline. Édouard quitte la soirée en emportant la promesse d'un contrat avec un imprésario américain. Plus tard, Édouard et Caroline se retrouvent chez eux. Soudain, Édouard se déchaîne et “viole” son épouse et c'est la réconciliation sur l'oreiller
   
1952 Casque d'or
Un dimanche d'automne de 1898. Les hommes de la "Bande à Leca" envahissent bruyamment une paisible guinguette avec leurs "poules". L'une d'elles, Marie, fait sensation. Belle, arrogante avec sa coiffure "en casque" d'un roux flamboyant. Pour provoquer son homme Roland, elle accepte de danser avec un ouvrier charpentier, Manda, ex-compagnon de prison de Raymond, le loustic de la bande. Ils se plaisent tout de suite. ..
   
1953 Rue de l'estrapade
Henri Laurent a deux amours dans sa vie : sa femme Françoise et les voitures de courses. Il est en effet un coureur automobile auquel la chance sourit et heureusement marié à une ravissante créature, charmante et équilibrée. Ce couple ignore bien sûr les soucis d'argent L'harmonie est troublée un beau jour parce qu'Henri a rencontré la savoureuse Corinne et qu'il a engagé avec elle le plus amoureux des dialogues. Il n'y aurait peut être pas de nuages au ciel conjugal, si Denise, la meilleure amie de Françoise, ne s'en mêlait Déployant une perfidie exemplaire, elle révèle à l'intéressée l'infortune qui vient de l'accabler. Révoltée et dégoûtée. Françoise fait ses bagages, fuit son luxueux appartement et son bellâtre de mari pour aller cacher son chagrin dans un vieil immeuble de la rue de l'Estrapade. Désolée mais lucide, elle va essayer de s'organiser une nouvelle vie. Cependant un de ses voisins, jeune bohème sympathique, n'est pas insensible au charme discret de Françoise. Il aimerait bien la convaincre de ses sentiments entre deux airs de guitare. Mais Françoise conserve ses principes et malgré une aventure curieuse qu'elle ébauche et qui tourne court avec un grand couturier homosexuel, elle garde dans son coeur une place pour le volage Henri. Et quand celui-ci trouve le chemin de la nie de l'Estrapade, il n'a aucune peine à convaincre Françoise de reformer leur couple. d'autant plus qu'il gagne brillamment une course à Montlhéry.
   
1954 Touchez pas au grisbi
Dans le Milieu, l'amitié de Max le Menteur et de Riton est légendaire, ainsi que la rigueur de Max concernant le fameux code de l'honneur de la pègre. Ce que le Milieu ignore, c'est que Max et Riton sont les responsables d'un hold-up retentissant qui eut lieu à Orly et où disparurent cinquante millions en lingots d'or. Mais Riton parle trop : il a confié ce secret à Josy, sa maîtresse, qui s'est empressée de le répéter à Angelo, son nouveau "protecteur", un trafiquant de drogue montmartrois. Ce dernier, avec l'aide de quelques complices, tente d'enlever Max, puis kidnappe Riton pour lui faire dire où est caché le butin (en argot : le grisbi). Devant le mutisme de son prisonnier, Angelo décide de pratiquer un chantage envers Max : la vie de Riton contre les lingots... Paralysé par son amitié, Max accepte. L'échange s'effectue sur une route nationale de la banlieue parisienne. Mais Angelo ne veut rien laisser au hasard : il a projeté de liquider Max et ses amis après l'échange. Un règlement de comptes en voitures s'ensuit. Angelo et sa bande sont abattus, mais Riton est grièvement blessé et Max est contraint d'abandonner son butin dans la voiture d'Angelo en flammes. Le lendemain, Max apprend la mort de Riton. Aux côtés de sa maîtresse américaine, Betty, il songe amèrement aux derniers événements : en une nuit, il a perdu son meilleur ami et le grisbi avec lequel il espérait enfin prendre sa retraite...
   
1954 Ali Baba et les quarante voleurs
Juché sur un âne, Ali Baba se rend en chantant au marché aux esclaves. A la demande du riche Cassim, son maître, il fait l'acquisition d'une danseuse, la belle Morgiane dont il s'éprend bien vite. Pour la soustraire aux ardeurs de Cassim, Ali Baba fait prendre à celui-ci un breuvage soporifique puis il part acheter le beau perroquet vert pour lequel la jeune femme a manifesté de l'intérêt. Mais la caravane où a pris place le marchand est attaquée par les quarante voleurs commandés par le redoutable Abdul. Prestement caché dans un panier, accroché au flanc d'un chameau, Ali Baba est emmené devant la caverne où les voleurs entassent leurs butins et il entend leur chef prononcer une formule magique: " Sésame ouvre-toi". Après le départ des voleurs, Ali Baba la prononce à son tour et commande ainsi le déplacement d'un rocher derrière lequel se trouve un formidable trésor. Les poches emplies de pièces d'or, il va trouver Cassini et lui propose le rachat de la belle esclave. Cassim à cette occasion offre un festin à Ali Baba. Agissant avec ruse, il parvient à connaître le secret de cette soudaine richesse et cherche à se débarrasser d'Ali Baba. En vain. Immensément riche, Ali Baba épouse Morgiane et donne une fête dans sa nouvelle demeure. Cassim y assiste. Quarante hommes, cachés n'attendent qu'un signal de lui pour tuer Ali Baba. Mais, déguisé en mendiant, Abdul se fait lui aussi inviter à la fête. Les quarante voleurs sont là également cachés, prêts à frapper. A cause d'une méprise, les groupes armés s'exterminent, sans qu'Ali Baba n'y prenne garde.
   
1957 Les aventures d'Arsene Lupin
Paris - 1912 - Au cours d'une réception mondaine très brillante, deux tableaux de maître disparaissent à la faveur d'une panne d'électricité; c'est un pseudo-diplomate italien qui les a dérobés, qui n'est autre que l'élégant gentlernan-cambrioleur Arsène Lupin. Celui-ci, peu de temps après, tente audacieusement un vol de bijoux de prix. Cependant une femme, témoin dans cette affaire, arrive à lui passer les menottes. Arsène Lupin en a vu d'autres. Sous le faux nom d'André Laporte, qui respecte ses initiales, il hante la haute bourgeoisie et fréquente les ministères; il arrive donc à se tirer, le pied léger, de sa désagréable situation. Toutefois, une belle Allemande, huppée, connue sous le nom de Mina von Kraft a percé la double personnalité de Lupin. Émissaire du Kaiser l'Empereur Guillaume Il, elle organise, sur ses ordres, l'enlèvement du séduisant aventurier et lui fait rencontrer l'Empereur. Celui-ci a commandé une extraordinaire cachette, propre à abriter des trésors. Si Lupin ne la découvre pas, les ingénieurs se seront couverts de gloire. Or Lupin est un maître incontesté, il trouve la cachette et son fonctionnement, mais pour ne pas inquiéter le souverain pour qui il éprouve une certaine amitié, il s'avoue vaincu et quitte l'Allemagne, laissant l'Empereur à la fois satisfait et délesté d'un million de marks. Mina von Kraft retrouvera Arsène Lupin à Paris; chez Maxim's, avec un clin d'oeil, Arsène Lupin couronnera sa série d'exploits.
   
1958 Montparmanasse 19
Modigliani brûle sa vie, au lendemain de la grande guerre, dans Montparnasse tumultueux et ingrat. Il peint et on se rit de lui. Pauvre, désespéré, il croit aimer une jolie femme plutôt blasée : Béatrice. Amour plein de violence puisqu'il tente d'étrangler sa compagne. L'amitié chaleureuse d'une de ses anciennes maîtresses, Rosalie, qui tient un petit bistrot, le réconforte souvent. L'affection de Zborowski, marchand de tableaux, grand admirateur de peintre, lui est précieuse aussi dans les mauvaises heures. La rencontre avec Jeanne Hébuterne va changer l'existence de Modi. Ébloui par la pure beauté de Jeanne, il s'aperçoit qu'il a lui-même subjugué la jeune fille. Mais rien n'est facile, Jeanne subit l'influence de sa famille, elle se dérobe comme l'avait prédit l'ironique Béatrice à qui le peintre avait fait ses confidences. Son mauvais état de santé oblige Modigliani à partir pour Nice, aidé par Rosalie et Zborowski. C'est là que Jeanne finit par le rejoindre alors qu'il demeurait obsédé par l'image de la jeune femme. Retour à Paris : déceptions, échecs, misère, maladie. Jeanne reste la compagne la plus attentive et la plus dévouée jusque dans les pires épreuves. Peut-être un amateur américain va-t-il jouer les mécènes ? Il n'en est rien. Modigliani ne se débat même plus et va à la terrasse du Dôme brader ses dessins. Il tombe; transporté à l'hôpital, il y meurt veillé par Zborowski. Morel, un acheteur de tableaux, du genre rapace, va rafler alors les toiles que Jeanne, ignorant tout, lui vend pour avoir un peu d'argent et de bonheur.
   
1960 Le trou
Le secteur de la détention préventive dans la prison de la Santé en 1947. Accusé de tentative de meurtre sur la personne de sa femme, Claude Gaspard est enfermé dans la cellule n° 6 déjà occupée par Roland, Manu, Monseigneur et Jo. Les quatre amis, qui ont décidé de s'évader, ne voient pas d'un bon ceil l'arrivée d'un nouveau compagnon. Les circonstances les contraignent pourtant à dévoiler leur projet à Gaspard et à s'en faire un complice... Roland, le conducteur de l'opération, a tout prévu : il perce un trou dans le sol un après-midi en faisant un bruit d'enfer. Personne dans la prison ne se préoccupe d'un bruit de marteau qui ébranle tout le bâtiment ! Toutes les nuits, Roland et ses amis préparent le parcours qui les conduira vers la liberté en perçant un tunnel au travers d'un couloir des égouts de Paris. Un matin, Gaspard est appelé dans le bureau du directeur : sa femme a retiré sa plainte; il va être remis en liberté... Interrogé avec finesse, il dévoile le projet de ses compagnons de cellule. Le soir même, les détenus de la cellule 6 se préparent à l'évasion. Mais les gardiens surgissent soudain et les réduisent à l'impuissance tandis que Gaspard est transféré dans une autre cellule. Roland n'a pour lui qu'un regard de mépris. " Pauvre Gaspard ", dit-il.
   
(1906- 1960)
13 films
  
   
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