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Juin 1940. Au moment où elle rentre chez elle, la vedette du cinéma Viviane Denvers est agressée par un homme qu’elle connaît. Dans la nuit, elle appelle à la rescousse Frédéric, son amour de jeunesse, qui découvre l’intrus gisant chez elle, sur le sol du salon, après une mystérieuse chute de la mezzanine. Incapable de résister aux supplications de Viviane, Frédéric accepte de faire disparaître le corps et prend la route sous une pluie battante. Mais en essayant d’éviter un autre véhicule, il heurte violemment une borne de police : sous le choc, le coffre de son auto s’ouvre sur sa macabre cargaison. Alors que la Wehrmacht s’apprête à envahir Paris, il est accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis...
Réussir une comédie dans le cadre de la débâcle française face aux nazis – dans le chaos, le gouvernement fuit à Bordeaux puis à Vichy – était une gageure. Jean-Paul Rappeneau, qui en 2003 n’avait pas tourné depuis huit ans, obtient pour Bon voyage de grands moyens pour la reconstitution historique et les cachets d'Isabelle Adjani et Gérard Depardieu. Il est aidé à l'écriture par Patrick Modiano. C'est hélas un échec total.
Isabelle Adjani cabotine au point de la rendre insupportable, plus que son rôle ne le veut. Gérard Depardieu est absent et Grégori Derangère trop fade. Yvan Attal et Virginie Ledoyen s'en tirent à peine mieux. Les relations sentimentales entre les personnages sont laborieuses et sans aucune grâce. La reconstitution historique est assez laide et surtout l'intrigue est bien trop délayée.