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En 1692 à Salem, John Proctor est un fermier jouissant d'une aura dans la petite communauté puritaine par son opposition à l'extension des terres des riches propriétaires dont le révérend Paris et Thomas Putnam au détriment des plus pauvres. Néanmoins, son couple bat de l'aile depuis que sa femme pieuse et malade, Elizabeth, lui refuse le lit conjugal depuis plusieurs mois ce qui a poussé John a céder aux avances d'Abigail Williams, leur bonne. Une nuit, Elizabeth les surprend et demande à Abigail de partir ce que John approuve, craignant la damnation. Abigail décide de se venger et se tourne vers Tituba, une esclave adepte du vaudou. Une nuit, le révérend Paris la surprend ainsi que d'autres filles de Salem en train de s'adonner à un Sabbat. Abigail et les autres expliquent qu'elles ont été ensorcelées et un procès s'ouvre supervisé par le député gouverneur Thomas Danforth pour découvrir les sorciers.
La parole d'Abigail, poussée par les autres filles qu'elle a endoctriné, fait office de bonne foi et la paranoia gagne toute la ville : de nombreuses femmes sont accusées sans réels fondements mais John, qui a également surpris les filles dont son autre bonne, Mary, lors du Sabbat, a bien compris qu'il ne s'agissait que d'une vengeance personnelle. Lorsqu'Abigail désigne Elizabeth comme sorcière, John demande à Mary de témoigner ce que la bonne consent à faire mais ne va pas jusqu'au bout lorsqu'elle se retrouve face à Abigail. John, par amour de sa femme, révèle devant l'assemblée son concubinage mais rien n'y fait et il est à son tour, accusé d'être un sorcier et emprisonné.
Le procès permet aux riches de s'approprier les terres des accusés mais la situation échappe à leur contrôle et Putnam est accusé par sa propre fille d'être un sorcier. En colère, les habitants décident de prévenir le gouverneur de Boston pour que le procès soit requalifié en procès classique car même après quatre mois sous la torture, les trois derniers accusés dont John clame toujours leur innocence. Malgré tout, Danforth s'obstine et déclare qu'ils seront pendus à moins d'avouer. Abigail ayant obtenu sa vengeance, elle confronte John pour signer des aveux et qu'il parte avec elle. John se décide à signer mais découvrant que sa femme est enceinte et que ses aveux permettraient aux riches de passer sous silence leur agissements face à la révolte grondante, il refuse. Sur le point d'être pendu avec les autres, Abigail avoue qu'elle a tout inventé pour sauver John mais rien n'y fait. Elle ouvre les portes du fort et les habitants ne peuvent que constater la mort des trois accusés.
La foule s'en prend à Danforth et menace de pendre Abigail mais Elizabeth s'y oppose. Les habitants emmènent les trois corps tandis que le gouverneur de Boston arrive au loin.


Le film se déroule au XVIIe siècle, dans le petit village de Salem dans le Massachusetts. Pour se venger de sa maîtresse Elisabeth Proctor qui l'a renvoyée à cause de la relation adultère qu'elle avait avec son époux, la servante Abigail Williams se livre à la sorcellerie. Arrêtée, elle prétend être une victime et la cour de justice formée à cette occasion va alors envoyer à la potence toutes les personnes dénoncées comme sorcières par les jeunes filles qu'Abigail a eu le temps de mettre en son pouvoir.
Le film relate le procès en sorcellerie qui eut lieu dans cette ville de Nouvelle-Angleterre en 1692. Il est librement inspiré de la pièce, The Crucible (1952), du dramaturge américain Arthur Miller, qui utilisait les faits historiques décrits pour dépeindre une allégorie du maccarthisme. Il succède à une première adaptation par Raymond Rouleau, Les sorcières de Salem (1981)