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Lola

1961

Voir : photogrammes

Avec : Anouk Aimée (Lola / Cécile), Marc Michel (Roland Cassard), Elina Labourdette (Mme Desnoyers), Annie Dupeyroux (Cécile Desnoyers), Alan Scott (Frankie), Corinne Marchand (Daisy), Jacques Herden (Michel). 1h25.

DVD

Un homme habillé de blanc, à l'allure d'une star du cinéma américain, arrête sa décapotable blanche devant la plage de La Baule. Après un rapide regard vers la mer, il reprend le volant et rejoint Nantes à grande vitesse. Sur le Quai de la fosse, il doit stopper net pour ne pas renverser un groupe de marins américains fraîchement débarqués.

Roland Cassard, pris dans sa lecture, n'a pas vu l'heure passer. Il est en retard. Claire, la patronne du café lui fait remarquer qu'il est plus de deux heures de l'après-midi et qu'il risque bien de se faire renvoyer. Roland réaffirme son goût de la liberté : "Les gens m'ennuient, la ville m'ennuie, la province m'ennuie". La patronne lui conseille de penser un peu moins et d'agir davantage. Surgit Jeanne, la sœur de Claire, bouleversée d'avoir vu son fils, Michel, passant en voiture, et qu'elle n'a pas revu depuis sept ans. Il était parti brusquement chercher fortune alors qu'il venait d'apprendre qu'il allait être père. Claire comme Roland sont sceptiques sur cette apparition de Michel dans une voiture de rêve.

Roland rejoint son bureau sur la place royale où le directeur lui reproche de rêver et d'arriver en retard ; cinq fois en trois jours. Roland prend comme excuse le livre d'André Malraux, La Condition humaine : "Il n'y a pas de dignité possible, pas de vie réelle pour un homme qui travaille douze heures par jour sans savoir pourquoi il travaille". Le directeur lui propose de revenir quand il le saura.

Roland s'en va vers le cinéma Le Katorza et se laisse tenter par une séance de Retour au paradis avec Gary Cooper. Les marins américains le croisent et s'arrêtent regarder les photos du cabaret l'El Dorado. Ils sont des habitués du cabaret et regardent les filles danser. Frankie demande si Lola est toujours là et est heureux de la voir arriver alors qu'elle vient de finir de répéter. Il souhaite coucher avec elle une nouvelle fois mais Lola n'en a pas envie ("C'est parce que je ne te plais pas ? ; Si justement ; Alors je ne te comprends pas ; C'est comme ça"). Frankie lui a apporté du whisky, des cigarettes et un jouet pour son fils. Il la raccompagne chez elle où il l'entraine sur le lit.

Devant Les nouvelles galeries, la jeune Cécile et sa mère, madame Desnoyers, sont importunées par un pervers inoffensif. Elles entrent dans la libraire de monsieur François où Mme Desnoyers, offusquée, lui rend les livres qu'il lui a conseillés : un mauvais plaisant a noté le nom de l'assassin page 13 du premier et elle trouve que la Justine de Sade heurte sa morale. Elle est à la recherche d'un dictionnaire français-anglais pour Cécile qui débute en anglais. Le libraire n'en dispose que sur commande. Roland Cassard, qui a entendu la conversation, propose de prêter le sien en attendant. Madame Desnoyers, d'abord gênée de cette proposition, accepte car le libraire lui signale que Cassard est l'un de ses bons clients. Roland est ému par la ressemblance de Cécile avec une de ses amies d'enfance qui portait le même prénom. Il l'a perdu de vue après la guerre. Madame Desnoyers lui donne rendez-vous le soir chez elle vers 19 heures.

Lola a enfilé le costume de marin de Frankie. En discutant avec lui, Lola se rappelle de Michel. Frankie part le lendemain pour Cherbourg avant de rentrer chez lui en Amérique à Chicago.

Roland est revenu chez lui, quai de la fosse, chercher le dictionnaire promis. Il a pris la décision de partir, le film avec Gary Cooper lui ayant donné le goût de Mata rêva dans le Pacifique. Claire n'y croit pas trop : "Au cinéma, c'est toujours plus beau". "Vivre, ça s'apprend", réplique Roland qui envie Jeanne de peindre pour vaincre l'ennui. Lui est seul : "Thérèse c'est fini et Poiccard s'est fait descendre. Il avait mal tourné". Claire l'informe que M. Favini, le marchand de chaussures, l'a informé qu'un monsieur Valentin cherchait quelqu'un de disponible pour traiter avec Roger, le coiffeur du passage Pommeraye.

Au rez-de-chaussée du passage Pommeraye, Lola reconnait Roland qu'elle n'a pourtant pas revu depuis 15 ans. Elle se prénomme en fait Cécile comme la jeune Cécile Desnoyers qui avait ravivé son souvenir dans la mémoire de Roland. Elle lui présente son fils, Yvon, se dit non mariée, toujours en voyage pour ses engagements de danseuse. Elle tremble d'émotion devant cette rencontre. Il est 18h15 et elle doit le quitter. Elle lui donne rendez-vous à 20h00 devant le théâtre.

Roland entre chez le coiffeur où il demande M. Valentin de la part de M. Favini. Il devra quitter Nantes le samedi, dans deux jours, à bord de La duchesse Anne pour Amsterdam. Il rejoindra ensuite par avion Port Elisabeth et Johannesburg où il procèdera à un échange de serviettes. Il sera Jean Mayard et ne doit pas revenir sur sa décision.

Mme Desnoyers revient des courses et est enchantée d'attendre Roland Cassard. Celui-ci lui apprend être fils de parents divorcés : son père était marin et sa mère a passé sa vie à l'attendre et a fini par épouser un employé de la SNCF qui n'était jamais là non plus. Mme Desnoyers l'invite à diner le lendemain pour les 14 ans de Cécile.

Cécile descend acheter son fanzine au tabac du coin. Elle y rencontre Frankie qui lui offre le dernier exemplaire de Météor qu'il vient d'acheter. Tous deux discutent en lisant le fanzine de science-fiction et croisent les forains qui montent les manèges sur le champ de Mars. Frankie a une sœur de quatorze ans.

Lola rejoint le cabaret où Frankie a demandé après elle. Et comme une danseuse lui demande si elle l'aime, elle répond "On n'aime qu'une fois. Pour moi, c'est déjà fait". Lola refuse le contrat de Biancini pour Marseille (On part pour Marseille, on se retrouve en Argentine). Elle chante "C'est moi Lola". Il est 19h30 et elle quitte le cabaret.

A huit heures, avec Yvon, elle retrouve Roland qui l'attend devant le théâtre Graslin. Elle se recoiffe: "Faut toujours plaire, c'est un principe". Ils rentrent coucher Yvon. Roland est désabusé : il a tout abandonné même le violon.

Au restaurant, Lola raconte à Roland avoir vécu son premier amour dans une fête foraine : un grand type est arrivé, grand blond déguisé en marin américain, le jour de ses quatorze ans. Elle l'a aimé tout de suite. Il est parti et ne l'a pas revu pendant longtemps. Il est revenu et l'a emmené à La Baule voir la mer. Il s'appelait Michel et c'est là qu'ils ont fait Yvon. Dès qu'elle lui a dit être enceinte, Michel a disparu. Elle croit toujours qu'il va revenir.

Plus tard le soir, dans un café, Roland croise Michel sans le voir. Ils rentrent vérifier qu'Yvon dort. Elle pleure et regrette de n'avoir personne pour, de ses yeux "chassez les papillons". Elle a confiance toutefois : "Un premier amour c'est tellement fort".

Roland la raccompagne jusqu'au cabaret. Frankie y vient avec la trompette achetée pour Yvon. Roland s'enfonce dans la nuit alors que se fait entendre une corne de brume et qu'une prostituée fait les cent pas.

Le vendredi matin, Michel arrive devant le cabaret à l'aube. Les derniers clients s'en vont. Il redémarre avant de voir sortir Lola qu'accompagne Frankie.

Roland s'est levé tôt pour prendre son café chez Claire. Roland ne veut plus partir : il croit avoir trouvé l'amour à sa porte. Il ne peut toutefois se décommander car Valentin a été arrêté par la police. Il voit Lola, que raccompagne Frankie, et les suit jusque chez elle. Yvon est content de la belle trompette offerte par Frankie. Lorsqu'il sort avec sa mère, Roland lui en offre une autre (moins bien). Après avoir conduit Yvon dans son cours privé, Roland déclare son amour à Lola. Elle l'éconduit car elle ne l'aime pas. Il lui avoue l'avoir suivi avec Frankie. Exténuée, Lola lui déclare vouloir partir avec le marin. Roland se fâche et s'en va. En rentrant, Lola croise Frankie qui lui dit adieu, s'en allant pour Cherbourg.

Au sortir de l'école, la jeune Cécile croise Frankie. Ils vont dans la fête foraine où sans s'en apercevoir Cécile tombe amoureuse de Frankie : "J'ai comme une grande peine de vous quitter", "adieu petite fille", "good bye Frankie".

La jeune Cécile rentre chez elle où sa mère s'affaire pour recevoir Roland Cassard. Elle lui avoue avoir été à la fête avec Frankie. "Ma fille faisant la fête avec des soldats" conclut hâtivement Mme Desnoyers. Lors du dîner, la jeune Cécile fume une cigarette et s'interroge : pourquoi est-ce tellement fort un premier amour ?" demande-t-elle à Roland qui a raconté sa triste histoire avec Lola. "C'est la première fois et, si ça se représente, ça ne se représente plus de la même façon", répond-il. "Alors il faut sauter sur l'occasion" conclut Cécile. Mme Desnoyers est veuve. Elle a perdu son mari pendant la guerre et il ne lui est rien resté car il était joueur. Son beau-frère Aîmé, coiffeur à Marseille l'a recueillie deux ans. Roland reste sourd à ses avances.

Le samedi matin, Roland prépare sa valise et remet sa clé à Claire. Il va embarquer sur La duchesse Anne à 13 heures. Claire lui reproche de ne pas avoir insisté auprès de son premier amour.

Le passage Pommeraye est bouclé par la police qui a découvert un trafic de diamants chez le coiffeur. Du premier étage du passage, Roland voit Valentin embarqué par la police. Il se retourne et voit surgir Lola qui descend du second étage. Elle lui avoue partir seule pour Marseille. Ils se donnent rendez-vous dans deux mois.

Comme Roland rentre chez lui, il croise Suzanne qui lui annonce que Cécile a fugué chez Aimé, le coiffeur de Cherbourg. Mme Desnoyers, qui fait ses valises pour rejoindre sa fille, lui apprend que l'oncle de Cécile est en réalité son père. Elle craint les retrouvailles avec celui qui n'a cessé de la harceler de lettres auxquelles elle n'a jamais répondu. Elle craint les retrouvailles. Il est 12h30 et Roland se précipite Quai de la fosse.

Là a surgi Michel qui, après avoir provoqué l'évanouissement de sa mère, lui apprend qu'il est riche. Il est revenu pour se marier avec Lola qui l'attend. Il s'en va... sans voir Roland qui entre juste après. Jeanne, en lui apprenant le retour de son fils qui s'en vient retrouver Lola, ruine les derniers espoirs amoureux du jeune homme. Michel arrive juste à temps à l'El Dorado. Lola disait adieu à ses amies avant de prendre son train pour Marseille. Michel lui explique avoir été retenu longtemps à Mata-rêva. Ensuite il a fait fortune et traîne depuis trois jours à Nantes sans avoir le courage de lui annoncer son retour.

Michel emmène Lola et son fils vers La Baule et croise Roland qui s'en va prendre son bateau, suscitant sur lui un dernier regard de Lola.

Trois personnages sont marqués à jamais par leur premier amour : Lola par Michel, Roland par Lola et la jeune Cécile par Frankie. C'est la force de ce sentiment qui est au cœur du film. Il génère un jeu d'échos au travers des croisements des personnages, du retour des répliques identiques, et de lieux qui sont comme autant de facettes d'un cristal, alternativement lumineuses et sombres. Le film lui-même, premier opus de Demy, constitue l'une des facettes de son œuvre qui sera reflété dans les suivants.

Un premier amour c'est tellement fort, unique et cruel

La scène fondatrice du film est le ralenti sur la musique de Bach au cours de laquelle, la jeune Cécile sans le savoir tombe amoureuse de Frankie. Deux autres compositions classiques sont utilisées par Demy mais ni le concerto pour flûte de Mozart lors du dîner avec madame Desnoyers, ni la septième de Beethoven qui clôt le film ne possèdent la grâce aérienne et juvénile qui emporte la jeune Cécile, les cheveux dans le vent, dans les bras du marin américain. De même, la figure du ralenti, exceptionnelle dans tout le cinéma de Demy, dit l'instant d'éternité qui est ainsi saisi. Cette scène est, en tout point, fondatrice pour la jeune Cécile. Non seulement, elle générera son amour pour l'anglais mais elle la fait sortir de l'enfance par l'élégance du langage qui reflète à la fois l'intensité de son émotion. "J'ai comme une grande peine de vous quitter" et sa capacité à la tenir à distance. Au "Adieu, petite fille" de l'Américain, elle répond par un retenu "Good bye Frankie".

Cette scène fondatrice avait été préparée par Lola lorsqu'elle avait raconté à Roland, la veille, sa rencontre avec Michel. Elle aussi avait rencontré son premier amour à quatorze ans dans une fête foraine alors qu'elle s'appelait encore Cécile. Si l'action du film se déroule en 1960, Lola doit donc avoir 25 ans et a été séparée de Roland quinze ans plus tôt alors qu'ils avaient tous les deux dix ans au sortir de la guerre. Sa première rencontre avec Michel, à quatorze ans, date de 1949. Elle l'a ensuite revu "beaucoup plus tard", en 1953, à dix-huit ans, un jour de Pentecôte ensoleillé où il l'a emmené à La Baule où Yvon a été conçu et Lola ne l'a pas revu depuis sept ans.

La jeune Cécile répète donc le premier amour vécu par Lola même si l'on note qu'elle est un peu plus précoce (c'est le jour même de ses quatorze ans), qu'il s'agit d'un vrai américain et qu'elle ne le laisse pas partir puisqu'elle part le rejoindre à Cherbourg. C'est le soir même de sa rencontre avec Frankie que lui est révélée l'intensité de son sentiment pour lui. Roland Cassard a alors répété la formule de Lola : "Un premier amour, c'est tellement fort" et la jeune Cécile veut absolument savoir pourquoi. L'explication de Roland n'est pas très convaincante mais elle génère chez Cécile, (off puisque c'est Suzanne qui révèlera sa fugue et madame Desnoyers qui la racontera à Roland ensuite) une prise de conscience "Alors, il faut sauter sur l'occasion". La formule sur la force du premier amour reviendra encore lorsque Roland parlera avec Claire au café du quai de la fosse.

Cette dynamique du premier amour éclaire la vie entière, c'est Lola qui en donne la preuve éclatante dans sa chanson dont les paroles sont écrites par Agnès Varda et qui disent toute la capacité à aimer la vie en étant fidèle à un unique amour. Ce sont les facettes lumineuses du premier amour qui font que Lola aime les enfants ("Il ne faut jamais contrarier un enfant") ou Frankie comme un reflet de Michel.

Ce premier amour est bien plus cruel pour Roland qui l'a éprouvé enfant pour celle qui s'appelait encore Cécile. Sans cet amour, il est condamné à l'errance. Roland aime seul, il est jaloux de Frankie et n'aime guère les enfants, autant d'éléments qui le condamnent à la solitude (son copain Michel Poiccard a été tué) à l'errance (il travaille sans but).

Un premier amour qui ne cesse de se refléter dans les facettes de l'espace-temps

Cette force du premier amour condamne les personnages à ne pas en sortir. Ils restent prisonniers de la sorte de cristal où le premier amour est le gemme central, donnant une tonalité à tout ce qui est vécu. Rien ne se transforme, ne se modifie par l'action, ce qui constitue le côté sombre, mortifère et éminemment moderne du cinéma de Demy. Le film se déroule sur 48 heures, du jeudi 13 heures au samedi 13 heures, et ne comporte aucune progression dramatique. Certes, à la fin, tous les protagonistes (Roland, Lola, Michel et Yvon, Frankie, madame Desnoyers et Cécile) quittent Nantes mais revenus au point de départ de leur premier amour. Ils sont enfermés dans des espaces où ils ne peuvent être que le reflet de leur passé. Roland Cassard reviendra dans Les parapluies de Cherbourg, où il évoquera en chanson, son amour impossible ("Autrefois, j'ai aimé une femme, on l'appelait Lola...") et Lola deviendra strip-teaseuse à Los Angeles dans Model Shop avant de finir découpée dans une malle dans Les demoiselles de Rochefort.

Cette difficulté à maintenir la splendeur du premier amour parmi les reflets du monde actuel est le thème central du cinéma de Max Ophuls, auquel le film est dédié et qui est mort trois ans plus tôt. Les scènes des danseuses avec les marins ou les adieux à Yvon rappellent La Maison Tellier du Plaisir (1955) mais c'est avec son dernier film, Lola Montès, que la proximité est la plus grande comme avec l'autre Lola, celle de Josef von Sternberg : "C'est moi, Lola" chanté par Anouk Aimée est le "Ich bin die Fesche Lola" de Marlene Dietrich dans L'Ange bleu.

Lola ne couche avec Frankie que parce qu'il est le reflet de Michel, ce que ne peut être Roland. Il croise Michel trois fois sans le voir : dans un café le jeudi soir et dans le café du quai de la Fosse le samedi midi et, enfin, en partant ce même samedi. Echappent à ce jeu de reflets les personnages médians, les veuves et les marins, qui regardent passer les désirs des autres.

Si les personnages et les répliques se reflètent, il en est de même des lieux qui sont bien plus qu'un hommage à la ville de Nantes pour prendre une valeur symbolique.

Le passage Pommeraye est le lieu où tout est possible pour Roland, il y rencontre Lola au rez-de-chaussée le jeudi puis discute avec elle aux premier et second étages le samedi matin en espérant encore la retrouver après les deux mois de son engagement à Marseille. C'est aussi le lieu où se trouve le coiffeur Valentin qui lui offre l'espoir de partir pour l'Afrique du sud. Le café du quai de la fosse est le lieu où il vient se ressourcer. Il est tenu par Claire, la sœur de Jeanne qu'il ignore être la mère du premier amour de Lola. Plus haut se trouvent le théâtre Graslin et le cinéma Le Katorza où se joue Retour au paradis (Mark Robson, 1953). Le théâtre Graslin et le cabaret El dorado sont les lieux fréquentés par Lola alors que la rue du calvaire et le champ de Mars sont associés à la jeune Cécile.

Jean-Luc Lacuve, le 27/07/2012

  C'est moi Lola, paroles d'Agnès Varda  
 

C'est moi
C'est Lola
celle qui rit
A tout propos
Celle qui dit
L'amour c'est beau
Celle qui plaît sans plaisanter
Reçoit sans les dédommager
Les hommages des hommes âgés
Et les bravos des braves gars
Les hurrahs, les viens avec moi,
Celle qui rit de tout cela
C'est moi qui veux plaire et s'en tenir là
C'est moi Lola.

Celle qui dit
V'là un bateau
V'là un samedi
V'là des matelots
On va tourner, on va danser
On va flirter sans y penser
On va rire et virevolter
Mais...mais quand elle met le holà
Quand elle leur dit : Ça va comme ça
Tiens-toi bien, moi je m'en tiens là
C'est moi
C'est moi Lola.

Celle qui dit
Bientôt, bientôt
Et qui sourit
Dans votre dos
Tout enfoncée dans ses pensées
D'espoir, si vous les connaissiez
Un énorme espoir insensé
Celle qui n'ouvrira ses bras
Qu'à celui qu'elle reconnaîtra
Entre mille, entre cent ou trois
A qui elle dira toi, toi, toi
C'est moi
C'est moi Lola

 

Test du DVD

Editeur : Arte Video, novembre 2008. Intégrale Jacques Demy, coffret 12 DVD, 1CD audio.

Suppléments : CD audio : Michel Legrand / Jacques Demy : essais, maquettes et séances de travail inédits en studio et au piano. Pour chaque film, Mathieu Demy lit un texte de Jean-Pierre Berthomé dense très informatif qui retrace à la fois la génèse du film et dégage les enjeux esthétiques. Présentation des films par un proche de Demy et reportages d'époque.

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