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Jonathan Livingston le goéland

1973

Genre : Aventures

(Jonathan Livingston Seagull). Avec les voix de : James Franciscus (Jonathan Livingston), Juliet Mills (Marina), Philip Ahn (Chang), David Ladd (Fletcher Lynd Seagull), Kelly Harmon (Kimmy), Dorothy McGuire (La mère), Richard Crenna (Le père). 1h39.

Jonathan est un goéland différent des autres. Il prend plaisir à voler pour voler, et non pas seulement à voler dans l’unique but de chercher sa nourriture, but auquel tout goéland soumet d’ordinaire son existence. Ce plaisir intrinsèque le conduit à la recherche permanente de l’amélioration. Il emploie toute son énergie et ses capacités à augmenter ses performances, jusqu’à risquer sa vie.

Jonathan fend les airs, rêvant de dépasser les 100 km/h. Finalement, par chance, il y parvient. À son retour auprès des siens, l'accueil est loin d'être chaleureux. Les anciens le réprimandent pour avoir osé faire ce que les autres goélands n'ont jamais osé faire

Jonathan affirme vouloir partager sa découverte avec tous. En effet, ses techniques de haut vol autorisent aux goélands une liberté jusqu’alors insoupçonnable, qui pourrait donner du sens à leurs vies, puisque y plaçant de « l’habileté et de l’intelligence ». Las, les anciens, qui considèrent son insoumission comme une menace, le bannissent. Désespéré, il se retrouve seul. Il parcourt le monde part toutes saisons, combat un faucon

Puis surviennent de mystérieux goélands venus d'ailleurs qui l'accueillent et lui assurent que son talent est unique. Grâce à eux, Jonathan apprend l'indépendance et la fierté de ses convictions. Finalement, il devient lui-même un mentor pour d'autres goélands confrontés au même sort au sein de leurs groupes.

Jonathan Livingston le Goéland (1973), adapté du roman éponyme de Richard Bach paru en 1970, allait devenir son plus grand succès en tant que réalisateur. Tellement fasciné par l'histoire, Bartlett déclara : « Je suis né pour faire ce film. ». Il ajouta : « Je sentais que je devais faire ce film. J'ai le sentiment profond que nous vivons une époque de négativité, au cinéma comme dans tous les arts et dans la vie en général. Les gens ont l'impression que tout est fait pour les dés, que personne ne peut gagner. Je pense que le succès retentissant du roman Jonathan Livingston le Goéland tient à son message positif, universel. Il affirme que chaque personne recèle le potentiel de se surpasser. En apprenant à se connaître et en puisant dans ses ressources intérieures, chacun peut parvenir à avoir une vie différente. « C’est pour moi ce dont nous avons le plus besoin à notre époque. »

Cependant, la sortie de Jonathan Livingston le Goéland fut entachée de poursuites judiciaires. Bach poursuivit Paramount Pictures avant la sortie du film, arguant de trop nombreuses divergences entre le film et le livre. Le juge ordonna au studio de procéder à des réécritures avant la sortie du film. Bartlett aurait violé une clause de son contrat avec Bach stipulant qu’aucune modification ne pouvait être apportée à l’adaptation cinématographique sans le consentement de Bach. Neil Diamond, compositeur des chansons de la bande originale, poursuivit également le studio pour avoir coupé une trop grande partie de sa musique au montage. Le film fut un échec commercial.

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