(1925-2008)

20 films

   
   
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Cinéaste américain né à New York le 23 août 1925. Fils d'un agent de police, il envisage, après des études chez les séminaristes, d'entrer dans les ordres. La guerre vient interrompre sa vocation. A son retour de l'armée, il travaille au "New York Times" tout en suivant des cours de littérature et de journalisme. Puis, il entre à la CBS comme coursier, devient assistant de production, et assistant-réalisateur de Robert Stevenson qu'il finira par remplacer.

A partir de 1954, il est un réalisateur de télévision en vue et tourne d'innombrables dramatiques et séries policières. C'est après avoir vu certaines de ses oeuvres que le jeune Alan J. Pakula - alors producteur débutant - vient lui proposer de diriger son premier film de cinéma, Prisonnier de la peur, d'après un livre sur les milieux du base-ball qu'il rêvait de porter à l'écran. Robert Mulligan impose Anthony Petkins, alors à ses débuts, qu'il connaît déjà pour l'avoir fait travailler à la télévision. Le film obtiendra une très bonne presse.

Parallèlement à ses activités télévisuelles (il a tourné près de 100 dramatiques), Robert Mulligan poursuit au cinéma une carrière assez discrète et éclectique. Travaillant sur des sujets parfois choisis, parfois imposés, diversifiant son inspiration en touchant à plusieurs genres - la comédie avec Le roi des imposteurs, l'aventure avec L'homme de Bornéo, le drame raciste avec Du silence et des ombres ou le mélodrame social avec Une certaine rencontre - il réussit petit à petit à imposer un style à la fois réaliste et lyrique trahissant une sensibilité à fleur de peau, en s'intéressant surtout aux problèmes psychologiques de personnages sans cesse en conflit avec leur entourage.

Son association avec Alan J. Pakula a duré jusqu'en 1969, année où ce dernier est passé à son tour à la réalisation (Pakula a produit tous les films de Mulligan depuis Du silence et des ombres jusqu'à L'homme sauvage). Son premier grand succès est venu en 1971 avec Un été 42, chronique douce-amère sur l'adolescence, et fut renouvelé en 1972 avec L'autre, film fantastique d'un style très particulier adapté d'un roman de Tom Tryon, ancien comédien reconverti à l'art littéraire.

Il décède le 19 décembre 2008 à l'âge de 83 ans

Filmographie :

1957 Prisonnier de la peur
 

(Fear Strikes Out).

   
1960 Les pièges de Broadway
(The Rat Race).
   
1961 Le roi des imposteurs

(The Great Impostor).

Dans une île du Maine, la police arrête un jeune professeur, mystificateur génial, aux métiers et aux identités multiples. À bord du ferry-boat qui le ramène vers le continent, l'homme, de son vrai nom Demara, se souvient... Enfant, face à son père - un raté autant qu'une victime - il prend sa revanche dans la mythomanie systématique. Un prêtre, Devlin, tente en vain de le mettre en garde contre ce comportement. Mobilisé, Demara endosse l'identité d'un universitaire, est promu dans les Marines avant de commettre un faux suicide quand le FBI enquête sur ses prétendus diplômes. Puis il sympathise avec un cardinal, se dit théologien et rentre dans un monastère trappiste, dirigé par l'abbé Donner, mais la rigueur de l'ordre le décourage vite. Rattrapé par les militaires et incarcéré, il " emprunte " à sa libération l'identité du directeur de la prison, qui s'était attaché à lui. Engagé dans un pénitencier d'État, il parvient à mater une révolte de détenus par la discussion et la méthode douce, puis contribue à humaniser le système pénitentiaire. Il flirte avec Eulalie, la fille du directeur, Chandler, dont il a gagné l'estime, et s'éclipse à nouveau quand un détenu, Barney, le reconnaît et menace de le faire chanter. Voilà Demara médecin dans la Marine canadienne et amoureux d'une infirmière, Catherine Lacey, à qui il ne révèle rien. Lors d'une mission en pleine guerre de Corée, alors qu'il ne connaît rien à la chirurgie, il arrache une dent au capitaine Glover et surtout opère dix-neuf blessés graves en urgence ! Étonné lui-même de ses succès, il devient un héros mais est démasqué comme imposteur, même si personne ne lui en veut véritablement car il agit avec panache et n'est pas un délinquant ordinaire. Il s'arrange avec les militaires canadiens qui le laissent filer... Retour au présent : il parvient à s'évader du ferry. Quand on le localise au Mexique, le policier qui se lance à sa poursuite n'est autre que... Demara lui-même !

   
1961 Le rendez-vous de septembre
  (Come September).
   
1962 L'homme de Bornéo
  (The Spiral Road)
   
1962 Du silence et des ombres

(To Kill a Mockingbird). Avec : Gregory Peck (Atticus Finch), John Megna (Dill Harris), James Anderson (Bob Ewell). 2h09.

Maycomb, Alabama, en 1932. Atticus Finch, avocat, élève seul depuis son veuvage ses deux enfants, Scout, six ans, et Jem, dix, auxquels il inculque les notions de justice et d'équité sociale. Un jour, Bob Ewell, un fermier alcoolique, accuse un journalier noir, Tom Robinson, d'avoir tenté d'abuser de sa fille, Mayella, dix-neuf ans. Finch est chargé de la défense de l'accusé...

   
1964 Une certaine rencontre
(Love with the Proper Stranger).
   
1965 Le sillage de la violence

(Baby, the Rain Must Fall) Accompagnée de sa fille Margaret Rose, Georgette Thomas voyage en autocar jusqu'à une petite ville du Texas où elle doit retrouver son mari, Henry, qui sort de prison après y avoir purgé une lourde peine pour avoir poignardé un homme dans une bagarre de bar. Elle y est accueillie par Slim, le shérif, ami d'enfance de Henry, et le juge Eming et son épouse qui lui ont toujours porté beaucoup d'affection. Henry n'a guère eu de chance dans la vie; enfant abandonné, il fut confié à Miss Kate, une vieille fille bigote et sévère qui l'éleva durement sans lui manifester d'amour, comme s'il était lui-même coupable de sa condition. Précairement installé dans une petite maison sans confort, le couple jouit de jours heureux bien que le comportement d'Henry, toujours sujet à de brusques accès d'angoisse ou de colère, inquiète Georgette. Gagnant sa vie comme homme à tout faire dans la journée, Henry se produit le soir comme chanteur et guitariste dans un bastringue local. Il trouve dans cette activité son équilibre et sa raison de vivre. Mais Miss Kate veut qu'il suive des cours du soir et menace de le faire renvoyer en prison s'il persiste à vouloir être chanteur. Toujours dominé par sa mère adoptive, Henry, après une violente bagarre avec des consommateurs, est obligé de se conformer à sa volonté. Elle meurt en le maudissant Ivre, animé par une rage de destruction, Henry saccage la maison puis, à l'aide d'un couteau, profane la tombe de celle qui a ruiné sa vie. Ce geste lui vaut de retourner en prison pendant que Georgette et Margaret Rose quittent la ville.

   
1965 Daisy Clover

(Inside Daisy Clover). Août 1936. Véritable garçon manqué, Daisy Clover vit avec sa vieille mère, une cartomancienne excentrique surnommée " The Dealer", dans une roulotte d'un Luna Park. Le jour de son quinzième anniversaire, elle enregistre un disque de sa chanson préférée qu'elle envoie à un grand studio hollywoodien. Quelques jours plus tard, une limousine l'emporte au Studio. Là, placée sous la tutelle du producteur Raymond Swan et de son épouse Melora, elle est testée, " coachée ", habillée, coiffée; on en fait une enfant-vedette. Pour préserver son image d'adolescente saine et gaie, sa mère doit passer pour morte et est placée dans un asile. Le soir de la première, Daisy fuit avec la star de la firme. le beau Wade Lewis, avec lequel, elle passe la nuit, ivre. Le lendemain, Wade a disparu. Swan la sermonne et la met en garde contre son séducteur. Elle poursuit sa carrière et sa fulgurante ascension quand Wade réapparait Elle l'épouse, et, le lendemain de sa nuit de noces, se retrouve seule dans un motel miteux perdu en plein désert, son époux lui préférant finalement de beaux garçons. Dégrisée, humiliée. Daisy se laisse séduire par Swan qu'elle croit aussi solitaire qu'elle. Elle fait sortir sa mère de l'asile, 1'installe dans le bungalow où elle a emménagé. Mais "The Dealer "meurt peu après. Daisy se lance à corps perdu dans le travail et s'écroule, victime d'une dépression nerveuse. Pendant sa convalescence, Swan, Melora, sa soeur Gloria et Wade défilent chez elle pour la persuader de reprendre le film. Daisy tente alors de se suicider par le gaz, mais divers incidents l'en empêchent. Elle décide donc de vivre, fait exploser le bungalow et s'en va recouvrer sa liberté.

   
1967 Escalier interdit

 

(Up the Down Staircase).
   
1969 L'homme sauvage
(The Stalking Moon). Arizona 1881. Au cours de sa dernière mission pour le compte de l'armée américaine, l'éclaireur Sam Warner découvre une femme blanche, Sarah Carver, et son jeune fils métis, dans un campement apache. Il accepte de les accompagner au relais de diligence le plus proche. Mais le relais est attaqué par les Apaches et Sam, Sarah et l'enfant sont les seuls survivants. Sortant de son mutisme, Sarah apprend à Sam que c'est le père de l'enfant, un Apache nommé Salvaje, qui a anéanti le relais parce qu'il cherche à reprendre son fils. Sam propose à Sarah de l'emmener avec lui, elle et son fils, dans son ranch afin d'échapper à la fureur de Salvaje. Un jour arrive Nick Tana, jeune métis adopté par Sam et qui a pris sa place d'éclaireur. Il vient le prévenir que Salvaje, qui continue de mettre la région à feu et à sang, a retrouvé leur piste. Pendant de nombreux jours, Sain va attendre l'attaque de l'Apache, dont la présence se fait chaque jour de plus en plus sentir. Au cours d'une embuscade, Nick trouve la mort. Finalement, Sam et Salvaje se retrouvent dans un combat au corps à corps dont l'ancien éclaireur sortira vainqueur.
   
1971 The pursuit of happyness
  Avec : Michael Sarrazin (William Popper), Barbara Hershey (Jane Kauffman), Robert Klein (Melvin Laswer), Sada Thompson (Ruth Lawrence). 1h33
   
1971 Un été 42

(Summer of 42). Avec : Jennifer O'Neill (Dorothy), Gary Grimes (Hermie), Jerry Houser (Oscy), Oliver Conant (Benjie). 1h43.

Sur la plage déserte d'une île au large des côtes de la Nouvelle Angleterre, un homme se promène. Il se souvient avec nostalgie d'un certain été, celui de 1942, lorsqu'il n'avait que quinze ans... Lui, Hermie, jeune garçon sensible et rêveur, a deux amis : Oscy, démonstratif et espiègle et Benjie, le "gamin" du trio. Hermie a remarqué une jeune femme, Dorothy. Elle est plus âgée que lui, elle est très belle et Hermie sait que son mari est parti à la guerre....

   
1972 L'autre

(The Other). Avec : Uta Hagen (Ada), Diana Muldaur (Alexandra), Chris Udvarnoky (Niles Perry), Norma Connolly (Tante Vee). 1h48.

1935 : dans une vieille demeure d'un village du Connecticut, habite la famille Perry : Ada, la grand-mère, sa fille Alexandra, mère des deux jumeaux Holland et Niles. Ada apprend à ses petits-fils un "jeu" étrange pour lequel Niles est très doué : il s'agit de se transformer en objet ou en animal, en se concentrant fortement...

   
1974 The nickle ride

(The Nickel Ride). Avec : Jason Miller (Cooper), Linda Haynes (Sarah), Victor French (Paddie), Bo Hopkins (Turner). 1h39.

Cooper, alias "l'homme aux clés", joue depuis longtemps un rôle de médiateur entre la police de la ville et les malfrats de son quartier. S'occupant de trouver des entrepôts pour stocker les objets volés de la mafia, il se rend compte un jour que ses faits et gestes sont désormais surveillés par un dénommé Turner.

   
1978 Les chaînes de sang
  (Bloodbrothers). Avec : Paul Sorvino (Chubby De Coco), Tony Lo Bianco (Tommy De Coco), Richard Gere (Stony De Coco), Lelia Goldoni (Maria), Yvonne Wilder (Phyllis), Kenneth McMillan (Banion). 1h56.
   
1978 Même heure, l'année prochaine
(Same Time, Next Year).
   
1982 Kiss me goodbye
 
   
1988 Le secret de Clara
  (Clara's heart). Avec : Whoopi Goldberg (Clara), Mayfield Michael Ontkean (Bill Hart), Kathleen Quinlan (Leona Hart), Neil Patrick Harris (David Hart), Spalding Gray (Peter Epstein), Beverly Todd (Dora), Hattie Winston (Blanche Loudon). 1h48.
   
1991 Un été en Louisiane

(The Man in the Moon). Avec : Sam Waterston (Matthew Trant), Tess Harper (Abigail Trant), Gail Strickland (Marie Foster). 1h39.

A la fin des années 50, Matthew et Abigail Trant vivent dans une petite ferme de Louisiane en compagnie de leur trois filles : Maureen (17 ans), Dani (14 ans) et Missy, encore bébé. Le père s'occupe de l'exploitation; la mère (qui attend un quatrième enfant) travaille à la maison; la ravissante Maureen résiste vaillamment aux assauts des garçons, en particulier Billy Sanders, son cavalier par trop empressé; Dani écoute Elvis Presley en rêvant du jour où, devenue aussi jolie que sa soeur, elle aura elle aussi une foule de soupirants...

   
   
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