Les trente-neuf marches
1935

Avec : Robert Donat (Richard Hannay), Madelaine Caroll (Pamela) Lucie Mannheim (Annabella Smith). 1h27.

Jeune Canadien résidant à Londres depuis peu, Richard Hannay rencontre, à la sortie d'un théâtre, une jeune femme qui lui demande protection, car sa vie est menacée par les agissements d'une mystérieuse organisation dénommée "Les Trente-Neuf Marches". La nuit suivante, elle est assassinée au domicile de Richard, qui prend la fuite de peur d'être accusé du meurtre.

Il se réfugie en Écosse, dans un petit village où la jeune femme devait entrer en contact avec un agent. Mais Hannay est venu se jeter dans la gueule du loup : il rencontre le professeur Jordan, qui se révèle être le chef de l'organisation secrète. Menacé par les complices de Jordan, traqué par la police qui le considère comme un dangereux criminel, Hannay fuit toujours.

Il est contraint d'entraîner dans sa course Pamela, une jeune fille à laquelle il est lié par une paire de menottes. Elle refuse tout d'abord de l'aider, puis, petit à petit, croit à son innocence. Ils résolvent ensemble l'énigme des "Trente-Neuf Marches", société secrète d'espionnage international.

Le professeur Jordan fait assassiner Mr. Memory, un phénomène de la mémoire qui se produisait sur la scène du Palladium, un music-hall londonien. Les agents de l'organisation sont arrêtés par la police tandis que Mr. Memory, avant d'expirer, se délivre de son secret : une formule chimique qu'il devait transmettre à son insu aux espions d'une puissance étrangère.

Le film est confondant de virtuosité, notamment dans son rythme tendu à se rompre qui, sans aucune accélération artificielle, fait traverser au spectateur une si grande variété d'épisodes, de lieux et d'atmosphère qu'on s'étonne qu'ils puissent tenir dans une durée inférieure à 90mn.

On admire également l'usage magistral des plans longs comme dans la séquence du laitier ou dans celle des aveux de Memory à la fin.

Dans la construction du récit, une alternance ville-campagne montre une influence déterminante de Murnau, mais mise au service de la thématique personnelle de l'auteur. Le fil rouge de l'intrigue c'est l'incrédulité, le scepticisme, le manque de confiance que les personnages manifeste sans cesse les uns envers les autres et qui transforme les relations humaines en une trame de conflits, de mensonge et d'agressivité sans fin.

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Genre : Film noir
Voir : Photogrammes