En 1883, sur un plateau d'Ardèche. Le père et la mère Martin tiennent une auberge à Peyrebeille. Par cupidité, ils assassinent les malheureux voyageurs fourvoyés dans la nuit d'hiver. Ainsi un colporteur, qui montrait dans les foires une guenon déguisée, vient de passer de vie à trépas. Un domestique noir, Fétiche, aide ses patrons dans leurs sinistres besognes et la fille des Martin, l'adorable Mathilde, semble ne se douter de rien.

Un jour, un moine et un jeune novice, Jeannou, frappent à la porte de l'auberge auprès de laquelle monte la garde un grand bonhomme de neige. Ils trouvent dans la salle un groupe de voyageurs en panne de diligence. Des scrupules tourmentent l'aubergiste. Elle exige que le moine entende sa confession. Se saisissant d'un gril à châtaignes derrière lequel elle parle, elle avoue "tout" au moine épouvanté : cent trois cadavres dont quelques-uns ont servi de nourriture aux cochons ! Peu après, le moine trouve son compagnon dans le plus doux tête-à-tête avec Mathilde, et cette dernière, très amoureuse de son Jeannou, refuse d'écouter les avis de ses parents et les conseils du religieux. Il faut les marier sur-le-champ, en présence de témoins choisis parmi les voyageurs somnolents. Le moine, tenu par le secret de la confession, a réussi à convaincre les voyageurs, qu'il sait menacés de mort, de reprendre la route, mais le bonhomme de neige, mal placé, empêche le départ de la diligence; on le crible de boules de neige, il se craquelle et en s'effondrant découvre, gelé, le cadavre du colporteur.

Le couple infernal et Fétiche prennent la direction de Privas, à pied, entre les deux gendarmes à cheval. Mathilde et Jeannou suivent de loin. La diligence repart ; le pont où s'était engagée la voiture se rompt. Les desseins de la Providence sont insondables...

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L'auberge rouge

Avec : Fernandel (Le moine), Françoise Rosay (Marie Martin), Marie-Claire Olivia (Mathilde), Jean-Roger Caussimon (Dauvin), Nane Germon (Elisa), Didier d'Yd (Jeannou). 1h38.

1951