Bacchus 1497 Florence, Bargello,
La Pietà 1499 Rome, Basilique Saint-Pierre
La madone de Bruges 1501 Bruges, Église Notre-Dame
David 1504 Florence, Academia
La sainte famille 1506 Florence, Galerie des Offices
Plafond de la Chapelle Sixtine 1512 Rome, Sixtine
Moïse pour le tombeau de Jules II 1515 Rome, Saint Pierre aux liens
Six esclaves pour le tombeau de Jules II 1536 Academia et Louvre
Le jugement dernier 1541 Rome, Sixtine

Sculpteur, peintre et architecte, Michelangelo Buonarotti, dit Michel-Ange, fut au même titre que Léonard de Vinci une légende de l’histoire de l’art, un génie de la Renaissance qui influença ses contemporains et de nombreux artistes bien après sa mort survenue en 1564 à l’âge canonique de 89 ans.

Michel-Ange, qui fut également ingénieur militaire et poète, se révéla comme la véritable incarnation de la Renaissance et de l’humanisme qu’elle engendra. Plus que tout autre grande figure de l’histoire de l’art, il s’affirma comme un artiste au talent colossal, incomparable comme sculpteur, extraordinaire dans la mise en scène, étonnant comme dessinateur et comme peintre.

On considère aujourd’hui que Michel-Ange, qui était également un fin lettré, n’eut pour rival que Léonard de Vinci, qui produisit cependant peu d’œuvres, pour lui contester sa place de plus grand génie de l’histoire de l’art.

Plus encore que tout autre géant de la peinture, cet artiste, à la fois patriote, indépendant, orgueilleux, irascible, exigeant et inflexible, fut le premier depuis l’antiquité à glorifier l’homme avec une audace extraordinaire, bousculant ainsi de nombreux principes en matière de représentation picturale et marquant profondément son époque de son empreinte.

Né le lundi 6 mars 1475 à Caprese (Toscane), Michelangelo est le second des cinq fils de Ludovico di Leonardo di Buonarotto Simoni et de Francesca Neri.

Les Buonarotti étaient issus d’une famille noble de Florence ce dont Michel-Ange tira une grande fierté sa vie durant. Néanmoins, cet homme ombrageux, dont la longévité fut exceptionnelle en son temps, eut une jeunesse difficile après avoir été privé de l’affection de sa mère, morte alors qu’il n’avait que six ans. Devenu vite taciturne de nature, acariâtre, insolent et provocateur, il impressionna cependant son père par son intelligence, à tel point que ce dernier se résolut à l’envoyer étudier la grammaire auprès d’un certain Francesco Galeota, un maître d’école originaire d’Urbino.

Ce fut donc en étudiant le latin que le jeune Michel-Ange se lia d’amitié avec Francesco Granacci, un condisciple de six ans son aîné lequel, alors apprenti du peintre Domenico Ghirlandaio, l’encouragea à suivre la même voie que lui.

Son père, modeste fonctionnaire auprès de la famille régnante des Medicis à Florence, ne s’opposa pas à cette nouvelle vocation et le jeune garçon âgé de 13 ans commença donc à travailler dans l’atelier de Ghirlandaio. Deux ans plus tard, Michel-Ange se mit à étudier la sculpture et eut l’insigne honneur d’entrer au service de la maison de Laurent 1er le Magnifique, grand protecteur des arts et des lettres à Florence. Il se lia d’amitié avec deux des fils du grand prince, Jean et Jules qui, plus tard devenus papes sous les noms respectifs de Léon X et de Clément VII, lui donnèrent l’occasion de créer certaines de ses plus belles œuvres. Michel-Ange rencontra également des habitués de la cour des Médicis, l’humaniste Marsilo Ficino et le poète Angelo Poliziano, qui lui permirent d’enrichir ses connaissances.

Jean-Luc Lacuve le 05/06/2008

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(1475-1564)
Renaissance