Résurection du fils de Théophile

1427
Résurection du fils de Théophile et saint Pierre sur le trône
Masaccio, 1427 et Filippino Lippi, 1481
Fresque 250 x 598
Florence, Santa Maria del carmine, Chapelle Brancacci

Cette scène illustre le miracle accompli après que Pierre ait été libéré de prison, grâce à l'intercession de Paul. Selon la Légende dorée, une fois sorti de prison, Pierre s'est immédiatement rendu sur la tombe du fils de Théophile, Préfet d'Antioche, pour ressusciter le jeune homme qui était mort depuis quatorze ans.

Voyant cela, Théophile et l'ensemble de la population d'Antioche et de ses environs se sont converti à la foi chrétienne et ont construit une magnifique église. Dans le centre de celle-ci se trouvait une chaise surélevée pour Pierre, afin qu'il puisse s'asseoir pendant ses prêches et être vu et entendu par tous. Pierre y a siégé sept ans, puis il est allé à Rome, où pendant vingt-cinq ans, il siégea sur le trône papal de la cathédrale de Rome.

Vasari, dans sa Vie de Masaccio, mentionne le travail de Filippino. Ensuite les historiens attribueront toutes les fresques de la chapelle à Masaccio avant qu'au 19e ne soit à nouveau souligné le travail de Filippino. Son travail, distinct de celui de Masaccio a depuis été confirmé par la critique. Masaccio a réalisé le groupe central depuis l'homme assis aux pieds de Théphule en bleu à gauche jusque au groupe des quatre carmélites en habits blancs sur bure noire de Santa Maria del Carmine et un groupe de quatre hommes debout à l'extrême droite qui sont, à partir de la droite, Brunelleschi, Leon Battista Alberti, Masaccio et Masolino Filipinno a complété la fresque laissée inachevé et a réparé des sections qui étaient endommagées ou détruites parce qu'y étaient peints des personnages qui étaient des ennemis des Médicis, à l'instar des Brancacci. Il ainsi peint le personnage en vert derrière saint Paul agenouillé et la fin du bras de saint Pierre devant lui. Masaccio peint la scène avec pour décor une église contemporaine mais toute la fermeture de l'horizon avec les pannaux de marbre et l'arrière plan de ciel et d'arbres sont de Filippino

Il ne fait aucun doute que la famille Brancacci a été condamné à l'oubli après qu'ils eurent été déclarés ennemis du peuple et exilés. Vasari avait déjà identifié un certain nombre de personnalités contemporaines dans les portraits de Filippino : le ressuscité aurait été le peintre Francesco Granacci, à l'époque enfant, et aussi "le chevalier Messer Tommaso Soderini, Piero Guicciardini, le père de Messer Francesco qui a écrit les histoires, Piero del Pugliese et le poète Luigi Pulci ". Les propositions de Vasari ont été confirmées par les historiens qui en ont proposé d'autres prévus par Masaccio, ce qui indique que la fresque était destiné à transmettre un message politique : le moine carmélite est un portrait du Cardinal Branda Castiglione ; Théophile est Gian Galeazzo Visconti, duc de Milan et ennemi de Florence. L'homme assis à ses pieds est Theophilus Coluccio Salutati, érudit florentin.