Gisant de Charles V André Beauneveu 1364
 
 

Gisant de Charles V
Façade, 1272
Basilique de Saint Denis

 

Gisant de Charles V sculpté à sa demande lorsqu'il avait 27 ans.

En 1364, Beauneveu reçoit de Charles V la commande de trois tombeaux : celui de ses grands-parents paternels (Philippe VI et Jeanne de Bourgogne), celui de son père Jean le Bon, et le sien propre, pour l’abbaye de Saint-Denis, où les rois de France sont traditionnellement enterrés. En passant commande de tombeaux spectaculaires pour ses ancêtres immédiats aussi bien que pour lui-même, placés au cœur de la nécropole royale capétienne, Charles V tend à affirmer l'autorité et la légitimité à la couronne de France de la nouvelle dynastie des Valois, de la même façon que les ducs de Bourgogne créent la nécropole dynastique de Champmol une décennie plus tard. Beauneveu est payé 4 700 francs d’or pour cette commande, ce qui atteste du renom de l’artiste. Les tombeaux sont à la dernière mode, avec des gisants de marbre blanc brillant sur des dalles de marbre poli noir ; bien qu’ils aient été détruits, ainsi que la statue de Jeanne de Bourgogne, en 1793, ils sont connus grâce aux dessins qu’en a fait faire à la fin du xviie siècle Roger de Gaignières. Les trois autres gisants sont encore à Saint-Denis.

Beauneveu a choisi de représenter celui de Charles V comme s'il était encore en vie (« representacion au vif ») 5. Ce gisant est le premier monument funéraire comportant un portrait de souverain exécuté de son vivant (il a alors 27 ans), conformément à un souci naturaliste qui a conduit le sculpteur à travailler d’après un masque moulé de son modèle ; il se démarque des trois autres gisants qui ont pu avoir été réalisés par des membres de l’atelier de Beauneveu (qui n’est plus attesté dans les comptes royaux à partir de 1366) ou par d’autres artiste

   
   

 

Charles V et son épouse Jeanne de Bourbon, première figure royale réalisée, du vivant d'un souverain de France, marbre blanc. A l’âge de vingt-sept ans, le roi Charles V surnommé le sage, grand mécène, commande son gisant à André Beauneveu, un des plus célèbres sculpteurs de l’époque. C'est sans nul doute le premier portrait officiel de l’histoire de la sculpture funéraire. Ce gisant constitue un des chefs-d’œuvre de la sculpture médiévale. Gisants de Charles V et Jeanne de Bourbon. Le premier était autrefois intégré à un décor architectural polychrome. Le second n'est pas celui d'origine, le gisant de corps de Jeanne de Bourbon a été détruit pendant la Révolution. Il s'agit ici de son gisant d'entrailles, autrefois au couvent des Célestins de Paris. P.Lemaître © CMN Gisants de Charles V et Jeanne de Bourbon. Le premier était autrefois intégré à un décor architectural polychrome. Le second n'est pas celui d'origine, le gisant de corps de Jeanne de Bourbon a été détruit pendant la Révolution. Il s'agit ici de son gisant d'entrailles, autrefois au couvent des Célestins de Paris.

 

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