Velázquez
Grand Palais, Galeries nationales
25 mars 2015 - 13 juillet 2015
dimanche et lundi de 10h à 20h
Du mercredi au samedi de 10h à 22h

Bien qu’il soit l’une des figures les plus importantes de l’histoire de l’art, jamais une exposition Velázquez n’avait été organisée en France. Le musée avec le Kunsthistorisches Museum de Vienne et avec le généreux soutien du musée du Prado est parvenu à réunir la moitié des tableaux attribués à Diego Velázquez : 57 sur une centaine alors que ses œuvres sont quasi absentes des musées français, une à Rouen et aucune au Louvre. Cette première rétrospective en France retrace l'ensemble de son œuvre depuis ses débuts d'apprentis dans l'atelier du peintre Pacheco à Séville où le peintre est né en 1599, jusqu'à l'ultime tableau, inachevé, un cheval blanc.

Ni Les Ménines ni La reddition de Breda n'ont fait le voyage mais des œuvres rarement montrées sont là : L'éducation de la Vierge, propriété de la galerie d'art de l'université de Yale, à New Haven, ou le Portrait de l'inquisiteur Sebastian de Huerta, qui appartient à un collectionneur privé.

L'exposition est répartie dans treize salles avec une alternance entre salles aux murs gris et salles colorées.

SECTION 1: LES ANNÉES DE FORMATION (trois salles aux murs blanc-gris et une salle marron foncé)

cette première section invite les visiteurs à revenir sur la formation qu’a reçue Diego Velázquez dans l’atelier de son maître, Francisco Pacheco. Elle permet de se confronter aux premières créations du jeune peintre, tout en retranscrivant l’atmosphère et le contexte de Séville, ville qui a joué un rôle très important dans la formation artistique de Velázquez.

1: Dans l’atelier de Pacheco
2: Variations naturalistes
3: La découverte du Caravage
4: Entre Séville et Madrid : premiers portraits. Les tableaux de cette salle sont accrochés sur des murs marron foncé pour traduire, la matière froide et figée des peintres madrilènes de l'époque, Mère Jeronima de la Fuente, retour à blanc-gris pour le 1er voyage à Rome,

SECTION 2: VELÁZQUEZ PEINTRE DU ROI (trois salles aux murs blanc-gris)

Le cœur de l’exposition est consacré à Velázquez en tant que peintre de cour. Cette section évoque le premier voyage en Italie, qui contribue à forger l’identité artistique du peintre ainsi que les relations qu’il a entretenues avec la famille royale. Ces trois salles permettent aussi d’aborder les différentes thématiques qui sont traitées par Diego Velázquez : portrait, sujets mythologiques ou encore scènes de genre.

5: Le premier voyage en Italie
6: Balthasar Carlos l’infant chéri : Carlos Balthasar sur son poney
7: Mythologies

Rotonde :
L'hermaphrodite endormi

La vénus au miroir à côté de L'hermaphrodite endormi à coté. A Rome Velazquez s'est moins inspiré dela sculpture en elle-même que de sa pose, le personnage ne se révèle qua quand on fait le tour. Le tableau est exposé seul car difficile à dater. A Londres, le tableau est victime d'une suffragette en 1914 qui le lacère de coups de hachoir de cuisine (pas très féministe ça). La restauration laisse encore apparaitre une trace ou deux.

SECTION 3: VELÁZQUEZ PORTRAITISTE

Dans les années 1630-1640, Velázquez est à l’apogée de sa carrière : Philippe IV lui accorde toute sa confiance et sa reconnaissance auprès de la cour et de ses pairs est unanime. C’est notamment à travers le genre du portrait que le peintre excelle et que son apport est significatif. Trois salles de couleurs différentes avec un grand portait mis en valeur sur une sur une cimaise

8: Peindre la cour (salle verte): Pablo de Valladolid sur la cimaise centrale


9: Le second voyage en Italie (salle balnc-gris) : Innocent X, portrait de Néri en face non pas été 1649 mais 1650, freaks collection

10: Velázquez chef d’atelier (salle rouge-orangé) : Portrait de Marguerite en bleu. Mur de droite: Velazquez n'a plus tellement envie de peindre et Philippe IV, qui na pas tellement envie non plus de se voir marqué par l'âge attend neuf ans avant de voir ce nouveau portrait.

Sur le mur du fond sont accrochés une oeuvre d'atelier, copie d'après un original non retrouvé, une copie d'après original (Marguerite en vert) et une oeuvre de Del Mazio dans un style qui se détache déjà de son beau-père. Sur l'autre pan de mur sont accrochés des portraits dont l'attributiin est encore discutée.

SECTION 4: VELÁZQUEZ APRÈS VELÁZQUEZ. L’épilogue de l’exposition aborde la question de l’influence du peintre espagnol sur ses contemporains. Il est ici intéressant de porter un intérêt particulier aux créations de Juan Bautista Martinez del Mazo, qui a travaillé dans l’atelier de Diego Velázquez et dont on retrouve certaines inspirations du maître à travers ses toiles.

11 : Les Velazqueños. De nouveau, du marron très foncés pour les Velazquenioz
12 : Juan Bautista Martinez del Mazo

L'exposition se termine sur une salle avec deux autoportraits, dont l'un d'attribution contestée et une immense toile d'un cheval... inachevée.