L'art oriental regroupe ici celui des civilisations anciennes des pays du Proche et Moyen-Orient, depuis la naissance des villages il y a plus de 10 000 ans jusqu’à l’arrivée de l’Islam.

À partir du IIIe millénaire, une même culture écrite, celle du cunéiforme, est répandue dans l’ensemble de l’Orient ancien, y compris l’Égypte. Les collections sont pour l’essentiel formées à partir des découvertes des fouilles commencées au milieu du XIXe siècle.

Elles sont divisées en zones géographiques :

Mésopotamie

Palais du roi Sargon II à Dur-Sharrukin, - 713 - 706 avant J.-C.

L’Iran est un pays de montagnes, dominé par deux chaînes importantes : le Zagros, qui s’étire du nordouest au sud-est, et l’Elburz, qui épouse le contour incurvé de la mer Caspienne, d’où s’élève le Demavend à 5 671 m au-dessus de Téhéran. Le reste du pays est occupé par un plateau d’environ 1 300 m d’altitude et par les deux grands déserts de Kavir et de Lut, au centre et dans le sud-est. Les plaines sont rares et petites : au sud-est de la mer Caspienne, la plaine de Gorgan a servi de passage vers l’Asie centrale et à l’est de la plaine mésopotamienne, la plaine de Susiane, ou Khuzistan, a permis une mixité culturelle entre Iran et Mésopotamie. C’est là que se trouve le seul fleuve navigable, le Karun. La grande entité historique de l’Iran ancien s’appelle l’Élam, double pays de basses et hautes terres dominé par deux capitales : Suse en Susiane et Anshan dans la région du Fars. Deux grands traits caractérisent le pays : un fort nomadisme pastoral et un développement d’artisanats multiples, notamment dans le sud-est, où domine le travail d’une pierre verte, la chlorite.

Le levant, monde syro-palestinien

Statue de forme humaine, -7000

 

Le nom Phénicie est un terme grec qui fait allusion à la couleur rouge (phoinix) de la pourpre dont l’industrie a fait la gloire de cette région. Les Phéniciens, eux, se disent gens de Tyr, de Sido… Ces cités sont établies sur la bande côtière correspondant approximativement au Liban actuel. La diffi culté à s’étendre vers l’intérieur, où elles se heurtent aux Hébreux et aux Araméens, alliée à la menace que représente la politique d’expansion assyrienne, déterminent les villes de la côte à se tourner vers la mer et à ouvrir de nouvelles routes commerciales en Méditerranée occidentale. Les Phéniciens sont réputés pour leur artisanat de luxe : verre, ivoire, travail du métal. Ils empruntent à l’Égypte l’usage des sarcophages de forme humaine mais, sous l’infl uence de la Grèce, les réalisent en marbre. Aux ve et ive siècles, la Phénicie passe sous la domination de l’Empire perse achémé- nide. En 333-332 av. J.-C., la conquête d’Alexandre le Grand marque la fi n de la civilisation proprement phénicienne.

Au Ier millénaire av. J.-C., le sud de la péninsule arabique (Yemen actuel) est occupé par plusieurs royaumes enrichis par le commerce de l’encens et de la myrrhe. Ces précieux aromates, très recherchés dans l’Antiquité, sont exportés vers la Mésopotamie, la Perse et les pays du monde méditerranéen. Le développement d’un art raffi né et l’invention d’un système d’écriture original témoignent de l’essor de la civilisation sud-arabique qui s’épanouit jusqu’au milieu du vie siècle ap. J.-C. Les auteurs grecs et romains appellent cette région l’Arabie heureuse. Le reste de la péninsule, par opposition, est l’Arabie déserte, domaine des pasteurs nomades. Les caravanes de marchands transportant l’encens la traversent, faisant halte dans les rares oasis. Ce trafi c est contrôlé par les tribus arabes parmi lesquelles les Nabatéens tiennent la première place. Dans la région du Hauran, qui fait partie de la Nabatène puis, à partir de 106, de la province romaine d’Arabie, la prospérité économique favorise la construction de nombreux bâtiments publics dont le décor sculpté s’inspire des modèles gréco-romains.

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