Réalisateurs :

D W Griffith

Charlie Chaplin

Un sigle vague : fond neutre d'où se détache un cadre sobre à l'intérieur duquel s'inscrit le nom du studio.

United Artists - les artistes associés- affichent dès leur fondation en 1919 leur singularité puisque, à la différence de tous les autres studios hollywoodiens, créés par des distributeurs ou des exploitants devenus distributeurs, ils voient le jour à l'initiative de créateurs du cinéma qui ne disposent pas de réseau de salles et qui ne mettront jamais sur pied l'équivalent d'un studio, avec son infrastructure de production. United Artists est avant tout une structure d'accueil destinée à distribuer des productions indépendantes.


Les quatre "Artistes Associés" fondateurs sont Chaplin, Douglas Fairbanks, D. W. Griffith et Mary Pickford.

L'United Artists changea de main en 1951 quand les deux membres fondateurs encore en vie, Charlie Chaplin et Mary Pickford, vendirent leur part d'actions. Dans ce climat incertain, la compagnie se rallia de nombreux producteurs indépendants qui présentèrent leurs projets et se mirent en quête de capitaux et de garanties pour la distribution. Otto Preminger, qui produisit et dirigea L'Homme au bras d'or (The Man With thé Golden Arm, 1956), décrit ainsi l'United Artists de l'après-guerre : « Seule l'United Artists avait un système de production réellement indépendant... Elle acceptait la personnalité de chacun ; elle approuvait le projet du film et le choix des acteurs et laissait ensuite champ libre au producteur. »

Parmi les petites compagnies de cinéma, deux seulement réussirent à sortir de la médiocrité : la Monogram, qui se fit connaître par les séries policières de Charlie Chan (tirées d'un sujet original acheté à la 20th Century-Fox) et les « Dead End Kids » (séries consacrées à l'enfance dans les villes, achetées à la Warner), et la Republic qui connut une période faste en passant un contrat avec John Wayne. Après avoir tourné La Chevauchée fantastique (Stage Coach, 1939), qui fit de lui une vedette, la Republic lui confia le rôle principal dans L'Escadron noir (The Dark Command, 1940), film pour lequel elle fit appel à un réalisateur de la Warner : Raoul Walsh et à un célèbre acteur de la MGM, Walter Pidgeon, deux, véritables atouts de qualité.
Le puissant patron de la Republic, Herbert J. Yates, avait d'autres vedettes de western sous contrat, entre autres Gène Autry et Roy Rogers, mais ce furent surtout les films de Wayne qui firent recette. Cependant, en 1951, Yates refusa le projet auquel Wayne tenait beaucoup, celui de porter à l'écran l'épisode de la bataille d'Alamo. (Wayne réalisera Alamo en 1960.) Yates fut dès lors privé de la collaboration du grand acteur. Il aggrava la situation de la Republic en voulant imposer Vera Ralston (qui devint sa femme par la suite) alors que la cote au box-office de cette actrice n'était pas des meilleures. Le réalisateur Joseph Kane, un vétéran du studio, déclara : «La Republic était une société qui appartenait aux actionnaires mais Yates faisait ce qu'il voulait et l'avis des actionnaires valait autant que celui d'un indigène de Tombouctou».

 

 

 

 

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