Madame Bovary (Jean Renoir, 1933)
Sauve et protège (Alexandre Sokourov, 1989)

Biographie

Gustave Flaubert (1821-1880) nait à Rouen, où son père exerce les fonctions de chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu. Celui que Sartre baptisera plus tard “L’idiot de la famille” a du mal à apprendre à lire, mais est doté, dès l’enfance, d’une puissante imagination. Élève au lycée de sa ville natale, il se lie d’amitié avec un petit groupe de camarades entraînés, comme lui, par la vague romantique qui déferle en province. Après avoir fait son droit de 1840 à 1843, il renonce à toute activité autre que littéraire et signe des récits nourris de sa vie personnelle comme Mémoires d’un fou (1838), consacré à sa passion pour Mme Schlésinger.

À partir de 1846, Flaubert voyage beaucoup, de l’Italie à l’Orient, conjurant ainsi son ennui. Après six ans de dur labeur dans l’isolement de la maison maternelle, Flaubert fait enfin paraître, en 1856, son premier roman : Madame Bovary. L’argument, une femme mal mariée collectionne les amants et les dettes pour tromper son ennui, lui a été soufflé par ses amis, désireux de brider les excès romantiques de sa première tentative. L’œuvre connaîtra un grand succès de librairie, en partie dû au procès pour outrage aux bonnes mœurs intenté à son auteur. Six ans plus tard, Salammbô (1862), récit de la révolte de mercenaires contre Carthage, renoue avec le goût de Flaubert pour le romantisme formel et l’évasion par l’imaginaire. Avec L'éducation sentimentale (1870), l’auteur revient au « roman moderne parisien » et signe son chef-d’œuvre. Tout à la fois roman d’apprentissage et de l’échec, cette œuvre à la structure complexe se nourrit de la propre vie de son auteur, des événements politiques de son temps et d’une formidable documentation patiemment accumulée. La fin de sa vie sera marquée par la réécriture de La tentation de saint Antoine (1874) et la parution des Trois Contes (1877), composé de Un cœur simple, La Légende de Saint Julien l’Hospitalier et Hérodias. Il laisse inachevé Bouvard et Pécuchet (1881).

 



Les oeuvres de Gustave Flaubert et leurs adaptations

 

1838 : Mémoires d’un fou
1856 : Madame Bovary.
1862 : Salammbô
1870 : L'éducation sentimentale
1874 : La tentation de saint Antoine
1877 : Les Trois Contes composé de Un cœur simple, La légende de saint Julien l’Hospitalier et Hérodias.
1881 : Bouvard et Pécuchet


Madame Bovary
1856

Résumé des 3 parties et 35 chapitres du roman
voir le site de Danielle Girard

(1-1) Un garçon d'une quinzaine d'années entre au Collège de Rouen dans la classe de 5e. Tout en lui, son maintien comme sa mise, est ridicule. Ce nouveau, Charles Bovary, est un "gars de la campagne". Il arrive d'un village aux confins du pays de Caux et de la Normandie où ses parents se sont retirés. Son père est un incapable qui n'a su qu'accumuler les échecs. Sa mère, aigrie, cherche à compenser ses déceptions par son amour pour son fils. Charles Bovary quitte le collège à la fin de la 3e pour étudier la médecine à Rouen. Très médiocre étudiant, il réussit cependant à passer l'examen d'officier de santé qui permettait à l'époque d'exercer la médecine sans avoir le titre de docteur en médecine. Il s'installe à Tostes et sa mère lui fait épouser une veuve de quarante-cinq ans, Mme Dubuc, qui est laide mais qui a du bien. La vie conjugale paraît être au jeune homme une nouvelle prison.

(1-2) Une nuit d'hiver, Charles est appelé à la ferme des Bertaux. Le père Rouault, le maître des lieux, un paysan qui paraît assez aisé, vient de se casser la jambe. L'officier de santé est sensible au charme de Mlle Emma, sa fille. Il multiplie les visites aux Bertaux, jusqu'au jour où son épouse jalouse lui interdit d'y retourner. Au début du printemps, le notaire de celle-ci disparaît en emportant ses fonds, la laissant à demi-ruinée. Elle meurt brusquement une semaine plus tard. Ainsi s'achève la première expérience conjugale de Charles.

(1-3) Peu après, le père Rouault l'invite aux Bertaux, pour le distraire... Il revoit Emma et, durant l'été, prend conscience de son amour pour la jeune fille. À l'époque de la Saint Michel il se décide à la demander en mariage. La noce est fixée au printemps suivant. L'hiver sera occupé par les préparatifs.

(1-4) Les festivités qui suivent la noce se déroulent sur plusieurs jours avec un grand festin et de nombreux invités bien apprêtés. Le père Rouault raccompagne alors Charles et Emma à Tostes, se remémorant sa propre noce. Description et récit mêlés : l'arrivée des invités, le cortège, la table, le départ des invités, la nuit de noces, le retour à Tostes.

(1-5) Emma découvre alors sa nouvelle demeure qu’elle aménage pendant que Charles part travailler. L’homme est épanoui auprès de sa chère et tendre et découvre enfin le bonheur de la relation conjugale. Pour la jeune femme, c’est l’inverse. La réalité lui semble bien éloignée de ce qu’elle a pu lire dans ses livres.

(1-6) Un retour en arrière explique en effet l'influence de la littérature, des images et du couvent sur le "tempérament sentimental" d'Emma  qui s'est délectée de livres pieux, de romans sentimentaux et historiques, de poèmes romantiques. Elle a rêvé devant des images pieuses, des assiettes peintes, des gravures anglaises ou exotiques représentant des scènes d'amour. Elle se met à y croire et rêve alors d’une vie semblable aux romans.

(1-7) Pendant que Charles s’émerveille de trouver en Emma une épouse accomplie, sachant aussi bien conduire son ménage, que dessiner, jouer du piano, recevoir avec élégance Mais la jeune femme, s'ennuie et regrette bientôt de s’être mariée à Charles, bien éloigné de l’apparence et du raffinement des personnages de roman. Emma se heurte à l’hostilité jalouse de sa belle-mère qui ne l’apprécie guère. Elle s’offre alors des promenades avec sa chienne pour rêver d’une vie plus palpitante. Fin septembre, un événement vient, néanmoins, rompre la monotonie de son existence : les deux époux reçoivent une invitation au bal de Vaubyessard, chez le Marquis d’Andervilliers.

(1-8) Arrivés chez le marquis, ils dînent en compagnie des nombreux invités. Emma, se sentant alors totalement dans son élément, émerveillée par le faste et le luxe du bal, délaisse  son mari durant la soirée. Buvant du champagne, dansant avec un Vicomte, la jeune femme vit ses rêves pendant plusieurs heures. Le lendemain, le couple quitte les lieux et retourne à Tostes où la mélancolie se fait ressentir aussitôt dans le cœur d’Emma qui se réfugie dans le souvenir de ce bal .

(1-9) Ce moment de rêve devenu réalité pendant un court instant  alimente encore davantage l’imagination d’Emma. Elle rêve de Paris et se met à lire Balzac et Eugène Sue. Cependant, l’ennui continu et Emma ne peut assouvir ses désirs. Elle attend alors impatiemment un nouvel évènement qui pourrait la sortir de cette vie monotone. Charles, quant à lui, travaille beaucoup et est souvent absent pour essayer de se faire une réputation en tant que médecin. Emma supporte alors de moins en moins l’attitude passive de son mari, sa sottise et son manque d’ambition. Les saisons passent, l’ennui s’accroît et le caractère de la jeune femme se transforme. Elle s’étonne elle-même de cette transformation : elle devient aigrie et critique tout avant d’attraper une maladie nerveuse. Un an et demi après le fameux bal, Charles décide alors de déménager de Tostes, où il sont restés quatre ans, pour qu’Emma se porte mieux. Le couple part alors pour Yonville-l’Abbaye alors qu’Emma est enceinte.

 

(2-1) La situation d'Yonville. L'église, les halles et la mairie, la pharmacie, l'auberge du Lion d'Or. Madame Lefrançois, patronne de l'auberge, prépare le dîner : on attend les Bovary. Monsieur Homais, le pharmacien, est là ; il bavarde inlassablement. Entrent ensuite le percepteur, Binet, et le curé, Bournisien. Enfin, la diligence arrive : les Bovary descendent en même temps que Lheureux, le marchand d'étoffes et de nouveautés.

(2-2) Pendant que le pharmacien et l'officier de santé s'entretiennent de l'exercice de la médecine, Emma engage une conversation romantique avec Léon Dupuis, clerc de notaire et habitué de l'auberge du Lion d'Or, qui dîne avec eux. Ils se confient leurs goûts communs.

(2-3) Emma donne naissance à une fille, qui sera prénommée Berthe. Après le baptême, la petite est mise en nourrice, chez Mme Rollet. MmeTuvache, la femme du maire, trouve qu'Emma se compromet pour être allée voir sa fille au bras de Léon.

(2-4) La vie à Yonville se poursuit avec une monotone régularité. Emma guette chaque jour le passage de Léon. Le dimanche, Homais reçoit : on joue au trente-et-un, à l'écarté, aux dominos, Léon et Emma regardent ensemble L'illustration; on échange des cadeaux. Le jeune homme voudrait déclarer sa flamme à Emma. Sa timidité l'en empêche.

(2-5) En février, une promenade aux environs d'Yonville en compagnie des Homais et de Léon donne l'occasion à Emma d'opposer la platitude de Charles au charme du jeune homme. Elle comprend qu'elle est amoureuse de lui. C'est le lendemain que survient Lheureux pour lui proposer des écharpes, des cols brodés et autres colifichets. Elle résiste à la tentation et s'efforce par la suite d'être une maîtresse de maison accomplie. Son calme apparent cache, en fait, une douloureuse lutte intérieure entre des sentiments violents : amour pour Léon, orgueil de rester vertueuse, haine à l'égard de son mari.

(2-6) Un soir d'avril, l'angélus rappelle à Emma le souvenir de son couvent. La religion, peut-être, pourrait l'aider : elle se rend à l'église dans le dessein de confier son trouble au curé. Mais le dialogue entre elle et lui n'est qu'une suite de malentendus grotesques qui laissent la jeune femme aussi malheureuse qu'avant. Léon de son côté s'enfonce dans la mélancolie. Il décide alors de partir pour Paris et vient faire ses adieux à Emma. Au cours de la soirée qui suit son départ, Homais annonce que des Comices agricoles auront lieu dans l'année à Yonville.

(2-7) Le chagrin d'Emma s'apaise peu à peu mais les "mauvais jours de Tostes" recommencent. Elle a des malaises, se passe quelques fantaisies, achète par exemple une écharpe à Lheureux. Un jour de marché, Rodolphe Boulanger, le nouveau châtelain de la Huchette, entre en contact avec les Bovary à l'occasion d'une saignée à faire à un de ses fermiers. Il trouve Emma très jolie. Célibataire et coureur de jupons invétéré, il décide aussitôt de la séduire.

(2-8) À la mi-août, tout le village est en fête pour la solennité des Comices agricoles. Rodolphe n'attendait que cette occasion pour faire sa cour à la jeune femme. Il s'arrange pour être seul avec elle et c'est ensemble qu'ils assistent à l'examen des bêtes, à l'arrivée des notables, et que, du premier étage de la mairie, ils entendent les discours officiels, auxquels Rodolphe apporte le contrepoint de ses lieux communs séducteurs. Les discours sont suivis de la distribution des récompenses. La fête se termine par un feu d'artifice. M. Homais rendra compte des Comices dans un article du Fanal de Rouen, dont il est le correspondant.

(2-9) Aux premiers jours d'octobre, Rodolphe rend visite à Emma. Il joue d'abord la comédie du désespoir, puis de l'amant romantique et, Charles survenant, suggère pour la santé d'Emma l'exercice du cheval. Sur l'insistance de son mari, la jeune femme part donc un jour pour une promenade à cheval en compagnie de Rodolphe. Yonville dépassé, ils pénètrent dans une forêt. C'est là qu'Emma s'abandonne à son compagnon. Les rendez-vous des deux amants seront désormais quotidiens. Dans son exaltation, la jeune femme pousse même la hardiesse jusqu'à se rendre de bon matin, et chaque fois qu'elle le peut, au château de Rodolphe. Celui-ci commence à prendre peur.

(2-10) Emma est elle-même gagnée par la crainte car elle rencontre Binet au retour d'une de ses escapades matinales. C'est donc sous la tonnelle du jardin des Bovary qu'auront lieu les rendez-vous pendant tout l'hiver. Mais Rodolphe à la fin se lasse. Emma elle-même, à l'arrivée du printemps, bien que toujours subjuguée, prend conscience du sentiment douloureux qui l'étreint. Elle rêve à son enfance et dresse le bilan amer de son existence après la lecture d'une lettre naïve et charmante de son père. Il lui prend des accès de tendresse maternelle et elle voudrait revenir à son mari.

(2-11) Sur la sollicitation d'Homais et d'Emma, Charles se laisse convaincre d'opérer de son pied-bot Hippolyte, le garçon d'écurie du Lion d'Or. L'opération se déroule bien, et Emma se prend à éprouver quelque tendresse pour son mari. Malheureusement les complications surviennent vite, la jambe d'Hippolyte se gangrène. C'est M. Canivet, célèbre médecin de Neuchâtel qui doit pratiquer l'amputation de la cuisse. La déception est totale pour Mme Bovary. Humiliée d'avoir pu croire encore son mari capable d'être autre chose qu'un médiocre, ses dernières velléités de vie vertueuse disparaissent, elle se détache irrémédiablement de lui et retrouve Rodolphe avec ardeur.

(2-12) Sa passion pour son amant ne fait que croître désormais. Elle s'engage de plus en plus, donnant prise sur elle à Lheureux par les dettes qu'elle contracte pour offrir des cadeaux à Rodolphe. Celui-ci, incapable de comprendre cet amour, la traite sans façons. Il acquiesce pourtant à son projet de fuite ensemble, qui est enfin fixé au début de septembre. Tout est prêt, Lheureux une fois de plus a procuré le nécessaire et les amants se quittent à minuit l'avant-veille du départ. Mais Rodolphe sait déjà qu'il ne partira pas avec Emma et sa fille.

(2-13) Rentré chez lui, Rodolphe écrit une lettre à Emma pour justifier sa décision et la lui fait porter le lendemain à deux heures. La jeune femme comprend aux premiers mots et s'enfuit au grenier où, dans un vertige, elle a la tentation du suicide. Redescendue pour le repas, elle entend passer le tilbury de Rodolphe et perd connaissance. Une fièvre cérébrale la clouera au lit jusqu'au milieu d'octobre, où elle aura une rechute.

(2-14) Lheureux, dont on apprend qu'il est un commerçant avisé et un usurier retors, se montre plus menaçant et plus arrogant. Charles, qui ne peut rembourser les dépenses engagées par sa femme, doit souscrire un billet et même lui emprunter de l'argent. Dans l'inaction de sa convalescence cependant, Emma reçoit des visites du curé et sombre dans la dévotion. Elle a des accès de mysticisme naïf, veut devenir sainte, s'adonne à des lectures pieuses qui l'ennuient et se livre à des charités excessives. Mais ces velléités ne durent que jusqu'au début du printemps. Un jour, après une conversation avec le curé sur la moralité du théâtre, Homais suggère aux Bovary d'aller à Rouen assister au spectacle. L'idée est mise à exécution dés le lendemain.

(2-15) Les Bovary arrivés en avance au théâtre ont tout le temps d'observer la salle, puis le décor. Évocation du ténor Lagardy et des effets de la musique sur Emma. À l'entracte, Charles, qui est allé cherché un rafraîchissement pour sa femme, a rencontré Léon. Le clerc vient saluer Emma. Il a acquis plus d'aisance et, au café où il a emmené les Bovary, s'arrange pour faire rester la jeune femme un jour de plus à Rouen.

(3-1) Léon se rend à l'Hôtel de la Croix-Rouge où Emma est descendue. Une longue conversation s'engage, où les deux personnages s'exaltent en évoquant leurs rencontres à Yonville, leurs peines, leurs rêves. Le clerc obtient un nouveau rendez-vous pour le lendemain à la cathédrale. Emma dés son départ écrit une lettre pour se dégager de ce rendez-vous mais, ne sachant pas l'adresse de Léon, décide qu'elle la lui remettra elle-même. Le lendemain, Léon se promène dans la cathédrale en l'attendant. Emma arrive enfin, lui tend un papier, se ravise, puis va s'agenouiller. Comme ils allaient enfin partir, le suisse s'approche et leur fait visiter le monument, à la grande impatience de Léon qui n'ose l'éconduire et subit sans broncher ses explications. Débarrassé de l'importun, il peut proposer une promenade en fiacre à Madame Bovary, et c'est une longue et suggestive traversée de Rouen en voiture fermée qui clôt le chapitre.

(3-2) Emma est à peine rentrée à Yonville qu'elle doit passer chez Homais, dont elle trouve la maison toute bouleversée : Justin, l'aide de l'apothicaire, a commis une faute grave, il a pris, pour faire les confitures, une bassine dans le " capharnaüm " où son maître range l'arsenic. Homais apprend enfin brutalement à Emma la nouvelle qu'il était chargé d'annoncer : le père de Charles est mort. Le lendemain, les deux époux, aidés de Mme Bovary mère, préparent les affaires de deuil. C'est alors que Lheureux se présente pour faire renouveler un billet et suggérer à Emma d'obtenir une procuration de son mari. Elle offre à Charles de se rendre à Rouen pour consulter le clerc de notaire sur cette question. Prétexte à un séjour de trois jours.

(3-3) Les trois jours passés à Rouen sont une vraie lune de miel pour Léon et Emma avec dîners dans une île et retours en barque au clair de lune.

(3-4) Impatient de revoir sa maîtresse, Léon vient à Yonville. Il dîne au Lion d'Or et rend visite aux Bovary. Les deux amants décident de trouver un moyen de se voir régulièrement. Emma fait de nouvelles dépenses auprès de Lheureux. Elle s'arrange pour que son mari lui permette de se rendre une fois par semaine à Rouen, le jeudi, pour y prendre des leçons de piano.

(3-5) Les jeudis d'Emma s'écoulent de façon rituelle : le départ d'Yonville au petit matin, la route, le panorama de Rouen, la ville qui s'éveille, la chambre douillette des rendez-vous, puis le retour et la rencontre d'un horrible aveugle, qui la trouble. Emma s'abandonne avec fougue à sa passion. Elle prend l'habitude de mentir pour tenir secrets les motifs réels de ses voyages. Mais Lheureux, un jour, l'aperçoit au bras de Léon. Il profite de la situation pour la pousser à vendre une propriété, après lui avoir demandé le remboursement de ses dettes et il lui fait signer de nouveaux billets à ordre. La situation financière du ménage est de plus en plus précaire et quand la mère Bovary dont on a demandé l'aide l'apprend, elle fait une scène qui provoque une attaque de nerfs de sa belle-fille. Rien pourtant n'arrête Emma qui même, un soir, reste à Rouen. Charles s'y rend en pleine nuit et ne la retrouve qu'à l'aube. Après cet incident, Emma ira désormais à la ville quand l'envie lui en prendra. Léon est de plus en plus subjugué.

(3-6) Un jeudi, Homais prend la diligence pour Rouen en même temps qu'Emma. Il veut y retrouver Léon qui l'avait un jour invité à revoir les lieux de sa jeunesse. Le clerc doit subir son bavardage pendant de longues heures sans oser se débarrasser de lui. Emma, exaspérée, quitte l'hôtel où elle l'attendait. Elle se rend bien compte, alors, de tous les défauts de son amant et, bien que toujours avide de ses caresses, elle ne peut plus se cacher désormais l'alternance de déception et d'espoir que connaît sa passion affaiblie. Une menace de saisie la ramène à la conscience des questions matérielles. Lheureux lui fait signer de nouveaux billets, à échéances rapprochées. Il lui faut de l'argent : elle se fait payer des factures de son mari, vend de vieilles choses, achète dans l'intention de revendre, emprunte à tout le monde, engage même un cadeau de noces au mont-de-piété. Tout dans sa maison annonce la ruine et le laisser-aller... Léon, cependant, soucieux de respectabilité au moment de devenir premier clerc, est fatigué d'Emma et s'ennuie avec elle. La jeune femme en est aussi dégoûtée mais n'a pas le courage de le quitter. Un soir, en rentrant à Yonville après une nuit passée au bal masqué de la mi-carême, elle apprend la nouvelle de la saisie de ses meubles. Une visite à Lheureux ne fléchit pas le négociant, qui se montre brutal et cynique.

(3-7) Madame Bovary se sent traquée. Le procès-verbal de saisie (un samedi), suivi le surlendemain de l'annonce de la vente, la contraint aux démarches les plus humiliantes. À Rouen d'abord où, le dimanche, elle n'essuie que refus de la part des banquiers et ne reçoit qu'une promesse vague de Léon (elle va même jusqu'à lui suggérer de voler à son étude l'argent dont elle a besoin). À Yonville ensuite, Guilaumin le notaire la reçoit sans égards mais s'enhardit à déclarer une passion cachée, tandis que Binet, s'esquive. Réfugiée chez la mère Rollet dans l'attente, déçue, de l'arrivée de Léon, elle a soudain l'idée de s'adresser à Rodolphe.

(3-8) Emma est d'abord toute tendresse en retrouvant son premier amant. Mais Rodolphe ne peut lui donner les 3000 francs qu'elle demande. Il ne les a pas. La jeune femme alors s'emporte et le quitte bouleversée. Dans sa souffrance, elle a des hallucinations. Elle court chez Homais, y avale de l'arsenic du "capharnaüm ", puis rentre chez elle. Les premiers effets de l'empoisonnement se font vite sentir. Charles affolé ne sait que faire, Homais propose une analyse, et quand, après les adieux d'Emma à sa fille, Canivet puis le grand docteur Larivière arrivent, ils constatent qu'il est impossible de la sauver. Madame Bovary reçoit les derniers sacrements. Elle meurt en entendant pour la dernière fois la chanson de l'aveugle.

(3-9) La douleur de Charles est immense. Il conserve à peine assez de bon sens pour ordonner les dispositions funèbres. Homais et Bournisien veillent la morte tout en discutant âprement de questions " théologiques ". Après l'arrivée de Mme Bovary mère, les visites et la toilette funèbre, la deuxième veillée commence. Homais et le curé se disputent de nouveau entre deux sommes et Charles, éperdu, sombre dans le désespoir. Puis Emma est mise en bière.

(3-10) Le père Rouault s'est évanoui en voyant les draps noirs. Obsèques religieuses, cortège funèbre dans une campagne printanière, inhumation, douleur du père et son départ. Ce soir-là, tandis que Rodolphe et Léon dorment, Charles veille en pensant à sa femme disparue.

(3-11) Tous les créanciers, alors, s'acharnent sur le pauvre Bovary. Félicité, la bonne, le quitte en emportant la garde-robe d'Emma. Léon se marie. Charles retrouve au grenier la lettre de Rodolphe. Il choisit un mausolée pompeux pour la tombe, et se brouille définitivement avec sa mère. Sa fille seule lui reste. Il découvre un jour toutes les lettres de Léon et ne peut plus douter de son infortune. Un jour du mois d'août, il rencontre Rodolphe et lui dit ne pas lui en vouloir. Le lendemain, sa fille retrouve Charles mort sur le banc du jardin. Homais, lui, est comblé : " II vient de recevoir la croix d'honneur. "

Les 24 réalisations pour le cinéma :

Année
Pays
Réalisateur
Titre
durée
Lieux
1932 USA Albert Ray Unholy Love Romanesque
75
Rye, New York
1932
1934 Fr Jean Renoir Madame Bovary Condensation
101
Yonville
1837-1846
1937 All Gerhard Lamprecht Madame Bovary Condensation
95
 
1947 Arg Carlos Schlieper Madame Bovary Condensation
85
 
1949 USA Vincente Minnelli Madame Bovary Commentaire
114
Yonville
1839-1850
1949 USA King Vidor Beyond the forest Analogie
96
Wisconsin
1949
1953 Fr Claude Barma Madame Bovary Condensation
98
 
1964 G-B Rex Tucker Madame Bovary Condensation
180
 
1968 All Hans Dieter Schwaze Madame Bovary Transposition
155
 
1969 All Hans Schott-Schöbinger Die nackte Bovary Commentaire
 
1974 G-B David Lean Ryan's Daughter Analogie
206
Irlande
1916
1974 Fr Pierre Cardinal Madame Bovary Condensation
 
1975 G-B Rodney Bennett Madame Bovary Transposition
220
 
1976 Pol Zbigniew Kaminski Pani Bovary, toja  
 
1978 Ita Daniele D’Anza Madame Bovary Transposition
240
 
1989 Rus Alexandre Sokourov Spasi i Sohrani Commentaire
150
 
1991 Fr Claude Chabrol Madame Bovary Transposition
144
 
1991 Bul Emil Tzanev Madam Bovary ot Sliven  
91
 
1992 Inde Ketan Mehba Maya Memsaab Analogie
130
 
1993 Port Manoel de Oliveira Val Abraham Romanesque
187
 
2000 G-B Tim Fywell Madame Bovary Transposition
180
 
2011 Fr Arturo Ripstein Les raisons du coeur Romanesque
119
2011
2014 Fr Anne Fontaine Gemma Bovery Analogie
99
2014
2015 USA Sophie Barthes Madame Bovary Commentaire
118
Yonville
1835-1846

Le quintette majeur des adaptations du roman de Flaubert est constitué par Madame Bovary (Jean-Renoir, 1934), Madame Bovary (Vincente Minnelli, 1949), Sauve et protège (Alexandre Sokourov, 1989), Madame Bovary (Claude Chabrol, 1991) et Val Abraham (Manoel de Oliveira, 1993). On compte néanmoins 24 adaptations, plus ou moins fidèles ou directes, dans pas moins de 12 pays différents.

C'est à un américain, Albert Ray, que l'on doit la première adaptation, en 1932. Il produit et réalise Unholy love dans les studios Pathé à Hollywood. L'action est transplantée à Rye, état de New York, dans les années 1930. Tous les personnages du roman sont renommés. Le roman est un des livres les plus lus aux États-Unis et Vincente Minnelli réalise la seconde version américaine, Madame Bovary, en 1949, cette fois proche du roman. Nature magnifiée par l'aspiration à la beauté et à l'idéal qu'écrase la vulgarité du commun, Minnelli tire son adaptation vers le mélodrame. Les rêves d'Emma (magnifique Jennifer Jones) sont magnifiés. Fragiles et fallacieux, ils ne sont jamais ridiculisés, ainsi Emma lisant ses romans dans un sous-bois ou se regardant dans la glace enfin entourée de la cour de cavaliers servants qu'elle a toujours espérée. Même le beau Charles (Van Heflin), parfaitement conscient de ses propres limites comme médecin, refuse d’opérer Hippolyte et ne cède que par amour pour sa femme. Cette même année 1949, La garce de King Vidor, sans référence explicite au roman, met toutefois en scène une Bovary moderne s'ennuyant près de son médecin de mari, loin des lumières de Chicago. Il faut pourtant ensuite attendre 2015 pour trouver une quatrième version américaine : la Madame Bovary de la franco-américaine Sophie Barthes.

La première version française, Madame Bovary (Jean-Renoir, 1934) est presque contemporaine de l'américaine. Elle est très mal accueillie et rapidement raccourcie d’une heure par les distributeurs pour des raisons économiques. Le résultat est un film déséquilibré où Emma est heureuse avec Charles pendant toutes les premières séquences du film avant le bal catastrophique. Ainsi mutilé, le film déplu à Renoir lui-même. Le choix d’une actrice mûre dans le rôle d’Emma lui a également été imposé. Valentine Tessier, qui avait 42 ans au moment du tournage, était la maîtresse du producteur Gaston Gallimard. En 1953 et 1974, Claude Berma et Pierre Cardinal réalisent chacun un téléfilm avec fort peu de moyens et qui éliminent de nombreuses séquences du roman. Modèle de fidélité au roman la version de Claude Chabrol, Madame Bovary (1991) réintroduit la voix off, pésente chez Minnelli, ce qui permet la lecture d’extraits tirés du roman. Isabelle Huppert dans le rôle d’Emma, fragile, décidée et courageuse incarne le parti pris féministe du film. Toutes les séquences sont tournées en décors naturels, à Lyons-la-Forêt, là-même ou Renoir tourna son film. En 2014, Anne Fontaine réalise la cinquième version française, Gemma Bovery adaptation du roman graphique éponyme de Posy Simmonds publié en 1999, librement inspiré du roman. L'histoire transpose avec humour l'héroïne de Flaubert dans la société actuelle. Fabrice Luchini incarne Martin, un ex-bobo parisien, reconverti en boulanger d'un village normand. Il est passionné de littérature et surtout de Gustave Flaubert. L'intellectuel habite la maison en face d'un couple d'Anglais dont le nom ressemble étrangement aux héros de Madame Bovary: Charles et Gemma Bovery

Les Anglais réalisent trois téléfilms, en 1964, 1975 et 2000 et une adaptation très libre avec La fille de Ryan (David Lean, 1970), situé dans l'Irlande de 1916.

Les Allemands réalisent trois versions avec le Madame Bovary de Gerhard Lamprecht en 1937, avec Pola Negri ; un téléfilm en 1968 et l'inévitable adaptation érotique, Les folles nuits de la Bovary, coproduction germano-italienne. Celle-ci fait d’Emma une femme de mœurs légères. Son maquillage de putain, sa chute dans les bras du marchand d’étoffe, ici appelé Adolphe, tout concourt à suggérer une dimension allégorique. Comme la France qu’elle semble représenter, Emma en vient à regretter sa chute et finit par se relever.

En 1989, Sokourov réalise une version russe, Sauve et protège, se passant à Tachkent, en Ouzbékistan. L’actrice principale est une Française d’origine grecque, philologue de formation, et non actrice professionnelle, qui mélange russe et français dans la même phrase, alterne scènes déclamées et chantées, gestes hiératiques et pas de danse.

L’adaptation indienne, Maya Memsaab (1992), est imprégnée de philosophie hindoue. L’héroïne est une Indienne moderne, associée de par son prénom même à l’illusion et au mensonge. Victime de l’influence occidentale sur les mœurs du sous-continent indien, elle se révolte contre les traditions de sa culture, échange ses saris modestes contre des mini-jupes et des décolletés et en vient à représenter la femme déchue. Le film prend la forme d’une enquête policière : Maya est morte. Est-ce un suicide ? Sinon, qui l’a tuée ? Les hommes de sa vie sont interrogés à tour de rôle.

En 1993, Manoel de Oliveira décide de tourner une Madame Bovary portugaise. Il demande à la romancière Agustina Bessa-Luis d’écrire un roman d’après l’œuvre de Flaubert. Dans Val Abraham, Ema (avec un seul m), Portugaise du 20e siècle, se révolte contre les forces réunies du patriarcat et de la religion de son pays.

Avec chacune une réalisation, l'Argentine (1947), Le Mexique (2011), la Pologne (1976), l'Italie (1978) et la Bulgarie (1991) portent à douze, les nations ayant adapté le roman de Flaubert.

 

1932 : Albert Ray, Unholy Love. Avec : Joyce Compton (Sheilla Gregory), H.B. Warner (Daniel Gregory), Lila Lee (Jane Bradford), Lyle Talbot (Jerry Gregory). 1h15.

1934 : Jean Renoir, Madame Bovary. Avec : Valentine Tessier (Emma Bovary), Pierre Renoir (Charles Bovary), Robert Le Vigan (Lheureux), Alice Tissot (La mère de Charles Bovary), Pierre Larquey (Hippolyte), Max Dearly (Homais). 1h41.

1937 : Gerhard Lamprecht, Madame Bovary. Avec Pola Negri (Emma Bovary), Aribert Wäscher (Charles Bovary), Ferdinand Marian (Rodolphe Boulanger), Werner Scharf (Léon Dupuis), Alexander Engel (Homais). 1h35.
1947 : Carlos Schlieper, Madame Bovary (Argentine). Avec : Mecha Ortiz(Ema Bovary), Roberto Escalada (León Dupuis), Enrique Diosdado (Rodolfo Boulanger), Alberto Bello (Carlos Bovary) Angelina Pagano (Mme Bovary mère), Ricardo Galache (Gustave Flaubert). 1h25.
1949 : Vincente Minnelli, Madame Bovary. Avec : Jennifer Jones (Emma Bovary), James Mason (Gustave Flaubert),Van Heflin (Charles Bovary), Louis Jourdan (Rodolphe Boulanger). 1h54.

1949 : King Vidor, Beyond the forest. Avec : Bette Davis (Rosa Moline), Joseph Cotten (Dr. Lewis Moline). 1h36.


1953 : Claude Barma, Madame Bovary (TV). Avec Luce Feyrer (Emma Bovary), Yves Vincent (Rodolphe Boulanger), Jacques Clancy (Léon Dupuis), Claude Arlay (Justin), René Bourbon (L'abbé Bournisien), Nora Costes (Félicité). 1h38.
1964 : Rex Tucker, Madame Bovary (série TV en quatre épisodes, G.-B.). Avec Nyree Dawn Porter (Emma Bovary), Glynn Edwards (Charles Bovary). 3h00.
1968 : Hans Dieter Schwaze, Madame Bovary (TV, R.F.A.). Avec : Elfriede Irrall (Emma Bovary), Günter Strack (Charles Bovary), Dietmar Schönherr (Boulanger), Andreas Blum (Léon), Klaus Schwarzkopf (Homais), Karl Lieffen ( Lheureux). 2h35.
1969 : Hans Schott-Schöbinger, Les folles nuits de la Bovary (Die Nackte Bovary)

1970 : David Lean, La fille de Ryan. Avec : Robert Mitchum (Charles Shaughnessy), Sarah Miles (Rosy Ryan), Trevor Howard (Père Collins). 3h26.


1974 : Pierre Cardinal, Madame Bovary (TV). Avec : Nicole Courcel (Emma Bovary), Jean Bouise (Charles Bovary), André Dussollier (Léon Dupuis), Claude Giraud (Rodolphe Boulanger), Marcel Cuvelier (M. Homais).
1975 : Rodney Bennett, Madame Bovary (série TV en quatre épisodes, G.-B.). Avec : Francesca Annis (Emma Bovary), Tom Conti (Charles Bovary). 3h40.
1976 : Zbigniew Kaminski, Pani Bovary, Toja (Pologne).
1978 : Daniele D’Anza, Madame Bovary (série TV en six épisodes, Italie). Avec Carla Gravina (Emma Bovary), Paolo Bonacelli (Charles Bovary). 4h00.

1989 : Alexandre Sokourov, Sauve et protège. (Spasi i Sohrani). Avec : Cécile Zervudacki, Robert Vaap, Aleksandr Abdulov, Aleksandr Cherednik. 2h30.

1991 : Claude Chabrol, Madame Bovary. Avec : Isabelle Huppert (Emma Bovary), Jean-François Balmer (Charles Bovary), Christophe Malavoy (Rodolphe). 2h22.


1991 : Emil Tzanev, Madam Bovary ot Sliven (Bulgarie). Avec : Eli Skorcheva (Emilia Veleva), Filip Trifonov (Petko Despotov), Stefan Popov (Ivan Dimitrov). 1h31.
1992 : Ketan Mehba, Maya Memsaab (Inde). Avec : Deepa Sahi (Maya), Farooq Shaikh (Dr. Charu Das), Raj Babbar (Rudra), Shah Rukh Khan (Lalit). 2h10.

1993 : Manoel de Oliveira, Val Abraham. Avec : Leonor Silveira (Ema), Luis Miguel Cintra (Carlos Païva), Cécile Sanz de Alba (Ema jeune). 3h07.


2000 : Tim Fywell, Madame Bovary (TV, G.-B.). Avec : Frances O'Connor (Emma Bovary), Greg Wise (Rodolphe), Eileen Atkins (Marie Louise), Hugh Bonneville (Charles Bovary), Keith Barron (L'heureux), Jessica Oyelowo (Felicite), Trevor Peacock (Rouault), David Troughton (Homais). 3h00.
2011 : Arturo Ripstein, Las razones del corazón. Avec : Arcelia Ramirez (Emilia), Vladimir Cruz (Nicolás), Patricia Reyes Spindola (Doña Ruti), Pilar Padilla (Jaquie). 1h59.


2014 : Anne Fontaine, Gemma Bovery, adaptation du roman graphique éponyme de Posy Simmonds publié en 1999, librement inspiré du roman. Avec : Gemma Arterton (Gemma Bovery), Fabrice Luchini (Martin Joubert), Jason Flemyng (Charlie Bovery), Isabelle Candelier (Valérie Joubert). 1h39.
2015 : Sophie Barthes, Madame Bovary. Avec : Mia Wasikowska (Emma Bovary), Henry Lloyd-Hughes (Charles Bovary), Ezra Miller (Léon). 1h58.


Salammbô
1862

A Carthage, l'autorité suprême est partagée par trois hommes : l'ambitieux Narr Havas, le général Hannon qui naguère commanda les mercenaires en Sardaigne, et le grand-prêtre Kohanim. Avide et sournois, Narr Havas est - pour ne pas délier les cordons de sa bourse - disposé à déclencher une guerre contre les mercenaires conduits par leurs officiers respectifs dont le Gaulois Mathô et le Grec Spendius.

1911 : Arturo Ambrosio, La prêtresse de Tanit (Salambo).
1914 : Domenico Gaido, Salammbô
1925 : Pierre Marodon, Salammbô
1959 : Sergio Grieco, Salammbô. Avec : Jeanne Valerie (Salambò), Riccardo Garrone (Hamilcar), Jacques Sernas (Mathos), Edmund Purdom (Narr Havas), Arnoldo Foa (Spendius). 1h35.


L'éducation sentimentale
1870

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1962 : Alexandre Astruc, L’éducation sentimentale. Avec : Jean-Claude Brialy (Frédéric Moreau), Marie-José Nat (Anne Arnoux), Dawn Addams (Catherine Dambreuse), Michel Auclair (Didier Arnoux), Carla Marlier (Barbara), Pierre Dudan (Charles Dambreuse). 1h35.
1973 : Marcel Cravenne, L’éducation sentimentale.
1999 : Eugène Green, Toutes les nuits.



La tentation de saint Antoine
1874

1911 : Arturio Ambrosio, La Tentazioni di Sant’Antonio.




Un cœur simple
1877

Félicité est une femme qui consacre sa vie aux autres. Sans abnégation mais avec l'amour immense dont elle est dotée et qu'elle offre à ceux qui ont la chance de la croiser et de la comprendre. Elle aimera successivement et avec une même intensité Théodore qui la trahira, Clémence dont l'affection lui est interdite, Victor qui va disparaître, Dieu qu'elle découvre tardivement et pour finir Loulou, un perroquet. Au centre de cet univers se tient Mathilde, sa maîtresse, la clé de voûte d'une vie qu'elle se construit avec détermination.

1961 : Jean Bescont, Un cœur simple (TV).
1977 : Giorgio Ferrara, Un Cuore semplice. Avec : Joe Dallesandro (Teodoro), Adriana Asti (Felicita), Tina Aumont (Virginia), Alida Valli (Mrs. Obin). 1h35.
2008 : Marion Laine, Un coeur simple. Avec : Sandrine Bonnaire (Félicité), Marina Foïs (Mathilde Aubain), Pascal Elbé (Théodore), Patrick Pineau (Liébard), Noémie Lvovsky (Nastasie), Louise Orry-Diquéro (Clémence 9-11 ans). 1h45.

 


Bouvard et Pécuchet
1881

1971 : Robert Valey, Bouvard et Pécuchet (TV).
1973 : André Leroux, Flaubertine ou L’histoire de Bouvard et Pécuchet (TV).
1990 : Jean-Daniel Verhaeghe, Bouvard et Pécuchet (TV).