C'est le 6 mars 1926, à Suwalki, au nord-est de la Pologne qu'est né Andrzej Wajda. Il a treize ans lorsque la guerre éclate; après avoir exercé différents emplois, il s'engage dans l'Armée de l'intérieur en 1942. À la Libération, il termine ses études secondaires puis entre à l'Académie des Beaux-Arts de Cracovie, qu'il quitte en 1949 sans avoir obtenu le diplôme. Cette même année, il s'inscrit à la nouvelle école de Cinéma de Lodz, qui formera également Munk, Lipman et Nasfeter. 1954, Andrzej Wajda tourne Une fille a parlé, son premier long-métrage.
En 1957, Kanal est présenté au Festival de Cannes. Parallèlement au cinéma, l'ancien élève de l'École de Lodz assure la mise en scène de plusieurs uvres théâtrales; tant et si bien que sa réputation ne tarde pas à franchir les limites des frontières polonaises, et en 1962, il tourne l'épisode polonais de L'amour à vingt ans, coproduction internationale réunissant François Truffaut, Renzo Rossellini, Marcel Ophuls et Shintaro Ishihara. Après Les cendres et La croisade maudite qui connaissent un succès mitigé auprès du public et des critiques, Andrzej Wajda, dans Tout est à vendre (1968), rend hommage à l'acteur Zbigniew Cybulski, tragiquement disparu, et qui fut l'un des principaux interprètes de ses premières réalisations.
À partir de 1972, il dirige l'ensemble X, organisme chargé de produire les films des jeunes réalisateurs polonais. C'est avec La terre de la grande promesse, diffusé en 1976, que le public français le découvre véritablement. Il n'acquiert pourtant la renommée internationale qu'en 1978, où L'homme de marbre obtient le Prix de la Critique Internationale au Festival de Cannes. Nouveaux succès internationaux avec Les demoiselles de Wilko et Sans anesthésie. Travaillant pour le théâtre et la télévision, Andrzej Wajda n'en poursuit pas moins son activité cinématographique, comme en témoigne Le chef d'orchestre, présenté au 30e Festival de Berlin 1980.
A partir du début des années 80, Wajda commence à travailler à l'étranger, la situation politique de la Pologne le privant de sa nécessaire indépendance artistique. Il tourne d'abord Danton en France avec Gérard Depardieu (1982), puis Un amour en Allemagne avec Hanna Schygulla ? l'ex-égérie de Fassbinder - en RFA (1983). Son ambitieuse adaptation des Possédés, d'après Dostoievski et avec Isabelle Huppert, est un échec (1987). De plus en plus, Wajda peine à séduire le public. Il renoue néanmoins avec un certain succès grâce à Pan Tadeusz en 2000, son dernier film. La même année, Andrzej Wajda à reçu un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.
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1954 |
Une fille a parlé / une génération |
| (Pokolenie). | |
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1957 |
Kanal / Ils aiment la vie |
| (Kanal). | |
| 1958 | Cendres et diamant |
| (Popol I Diament). | |
| 1959 | Lotna la dernière charge |
| (Lotna). | |
| 1960 | Les innocents charmeurs |
| (Nie winni Czarodzieje). | |
| 1961 | Samson |
| (Samson). | |
| 1962 | Lady Macbeth sibérienne |
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(Sibirska Ledi Magbet) Catherina Lvovna, épouse du riche marchand Zinovi, s'ennuie
dans leur maison trop grande, perdue dans une province éloignée.
Le mari de Catherina est en voyage lorsque Sergueï, un beau vagabond,
se présente pour demander s'il y a du travail. Catherina l'embauche
comme porcher. Sergueï séduit Catherina. Mais elle est contrainte
d'empoisonner son beau-père, qui est au courant de leur liaison.
Sergueï s'intéresse beaucoup plus aux avantages matériels
que lui procure cette situation qu'à l'aventure amoureuse elle-même.
Il redoute le retour du maître des lieux qui risque de lui faire
perdre cette position privilégiée. Zinovi Borissovitch
revient. Il accuse son épouse de lui avoir été
infidèle et soupçonne Sergueï d'être son amant.
Une violente dispute s'engage; avec la complicité de Sergueï,
Catherina tue son mari d'un coup de chandelier. Ils enterrent le cadavre
dans l'enclos de la porcherie. |
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| 1962 | Varsovie |
| Episode de L'amour à vint ans (Warzawa). | |
| 1965 | Les cendres |
| (Popioly). 1797. Sur une route
d'Italie, le prince Gintult, jeune aristocrate polonais, rencontre des
soldats de la Légion polonaise, aux côtés des Armées
de la République. La Pologne est partagée entre trois occupants
: la Russie, la Prusse et l'Autriche. Au nord, une partie de la jeunesse
continue de vivre comme autrefois. Au cours d'une fête endiablée,
Rafal Olbromski tombe amoureux d'Helena, jeune fille de la noblesse. En
cachette, ils vivent un court in-stant d'amour. Chassé par son
père, Rafal trouve refuge chez son frère Pierre. De retour
d'Italie, le prince Gintult, vieil ami de la famille, leur rend visite.
Il ne croit plus à une Pologne libre et indépendante; à
Mantoue, la garnison polonaise a été trahie par le commandement
français et livrée aux Autrichiens. Malade des poumons,
Pierre meurt. Le prince Gintult prend sous sa protection Rafal, ce jeune
homme inculte et maladroit. Celui-ci s'éprend d'Elzbieta la sur
du prince... mais la passion n'est pas réciproque. Devenu secrétaire
particulier du prince, Rafal côtoie la jeunesse dorée de
Varsovie et retrouve un camarade de lycée, Krzysztof Cedro. Initié
franc-maçon, lors de la cérémonie, Rafal reconnaît
Helena qui est devenue la femme du Grand-Maître de la Loge de With.
Ils fuient vers les montagnes. Attaqués par des déserteurs
autrichiens, Helena est violée. Elle se suicide. Traumatisé,
Rafal est recueilli par Krzysztof. 1806. Avec l'Empire, les Polonais se reprennent à espérer; ils croient toujours que Napoléon leur offrira une patrie. Rafal et Krzysztof s'engagent dans l'armée. A la veille de rejoindre son unité, Rafal retrouve princesse Elzbieta, devenue Madame Olowska. Elle lui offre une brève nuit d'amour. Les chemins des deux jeunes hommes se séparent. Rafal demeure sur le territoire polonais tandis que Krzysztof prend part à la prise de Saragosse, en Espagne. Le prince Gintult meurt au combat sur sa terre natale. Les Autrichiens incendient la maison de Rafal et tuent son père. 1812. Rafal reconstruit la demeure familiale. La Grande Armée marche sur Moscou. Krzysztof, dévoué à l'Empereur, convainc Rafal de se joindre à eux. L'hiver sonne le glas de Napoléon, qui bat en retraite. Quelques cavaliers, parmi lequel Krzysztof, escortent son traîneau. Vêtu de guenilles, Rafal erre, aveugle sur un linceul de neige. |
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| 1968 | La croisade maudite |
| (Bramu Raju / Gates to Paradise). | |
| 1969 | Tout est à
vendre |
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(Wszystko Na Sprzedaz). Beata Tyszkiewicz (Beata), Andrzej Lapicki (Andrzej), Daniel Olbrychski (Daniel), Witold Holtz (Witek). 1h34. Sur le quai d'une gare, un homme court pour monter dans un train en
marche. Il manque le marchepied, trébuche et tombe sous les roues
du wagon. |
| 1969 | La chasse aux mouches |
| (Polowanie Na Muchy). | |
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1970 |
Paysage après la bataille |
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(Krajobraz Po Bitwie) Hiver 1945. Les portes d'un camp de concentration allemand s'ouvrent devant les troupes américaines. Les détenus polonais sont transférés dans une ancienne caserne S.S. Là, ils attendent, désuvrés, inquiets; se querellent, volent, se vengent, parlent patriotisme et politique : doivent-ils retourner dans leur pays, ou couper définitivement les ponts ? Au cur de ce chaos, un jeune intellectuel, Tadeusz, à la recherche de la véritable solution, amasse des livres à demi-calcinés. Un jour, lors de l'arrivée de réfugiés civils, il rencontre Nina, une jeune juive polonaise qui vient de fuir son pays, et qui est ivre de liberté. Ils s'aiment. Alors qu'ils reviennent d'une promenade effectuée en dehors des limites surveillées de la caserne, Nina est malencontreusement abattue par une sentinelle. Tadeusz, bouleversé par la mort de son amie, prend sa décision. Il quitte le camp; tirant derrière lui une charrette chargée de livres, il rentre en Pologne. |
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1970 |
Le bois de bouleaux |
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(Brzezina). Traversant la forêt
couverte de bouleaux, un fiacre attelé de deux chevaux alezans.
Sur la banquette, près du cocher, un jeune homme en tenue de voyage,
que l'air humide et frais semble griser, n'a d'yeux que pour ce bois de
vif argent, vibrant d'arbres emblématiques. Il toussote de temps
en temps, et d'un geste machinal, remonte la longue écharpe de
laine qui lui entoure le cou. Stanislaw, soigné pendant de longues
années dans un sanatorium suisse, revient mourir chez lui. Cette
nouvelle, il l'annonce sans ambages à Boleslaw, son frère.
Boleslaw est garde forestier, il vit seul avec sa fille, la petite Ola.
Sa femme est morte un an plus tôt et repose désormais dans
le bois te bouleaux... Une disparition qui la marqué profondément.
Lui, le robuste, est devenu ombrageux, vivant dans le culte de son épouse
et réprime en lui le moindre signe de vitalité. Un comportement
qui contraste et se heurte avec celui de Stanislaw dont les espoirs de
guérison évanouis l'ont porté à devenir ce
qu'il est : un garçon délicat, fragile mais lucide et bien
décidé à vivre pleinement les derniers instants qui
lui restent... L'opposition entre les deux frères éclate véritablement lorsqu'apparaît Malina, une fille du village. Paysanne un peu simple d'esprit mais pleine de vie qui intéresse vivement les deux hommes. Boleslaw, toujours fidèle à son épouse, refoule ses plus ardents désirs, contrairement à Stanilaw... Peu de temps après, Stanislaw meurt, Malina est sur le point d'être mariée à l'idiot du village tandis que Boleslaw, qui semble avoir repris goût à la vie, quitte sa demeure avec Ola, ne gardant pour seuls souvenirs que les deux croix plantées dans le bois de bouleaux. |
| 1972 | Pilatus und Andere |
| (T.V.). | |
| 1973 | Les noces |
| (Wesele). 1900. La Pologne,
partagée depuis cent ans entre les empires prussien, russe et austro-hongrois,
continue sa vie nationale en émigration, dans le secret de la conspiration
et dans le romantisme littéraire. A Cracovie, où s'est réfugiée toute l'intelligentsia malgré l'occupation autrichienne, le poète Lucjan Rydel épouse Jadwiga, une jeune paysanne. Dans un cortège de couleurs chatoyantes et de manifestations de joie, les amis du poète et ses beaux-parents suivent les mariés jusqu'au village de Bronowice, lieu de la noce. Malgré les festivités, apparaît très vite la mésalliance entre. l'élite, politique et artistique, et les paysans; sentiment de culpabilité de ces intellectuels envers le peuple à la recherche d'un sentiment national. Lors de la réception, sous les vapeurs de l'alcool et dans les tourbillons d'une danse folklorique; rêves, fantasmes, visions, apparaissent aux invités. Le poète est fasciné par la belle Rachel et ses sortilèges, Lucjan voit en songe le partage de la Pologne, tandis que les héros et les spectres de l'histoire polonaise semblent se matérialiser devant d'autres. Au petit matin, l'impétueux Czepiec, ivre, a soulevé tout le village. Les paysans, armés de faux, attendent le signal de l'insurrection; puis abandonnant leurs armes, ils demeurent prostrés, comme hypnotisés et bercés par le rythme d'une mélodie monotone. |
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| 1975 | La terre de la grande promesse |
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(Ziemia Obiecana). Dans le dernier quart du XIXe siècle trois étudiants
nourrissent des rêves d'argent et de spéculation. De retour
de Riga, les trois arrivistes décident de mener à bien
leurs projets en s'installant à Lodz, cité de la laine
et du coton, et symbole d'un monde industriel capitaliste en pleine
expansion. Karol Borowiecki, représentant la vieille noblesse
campagnarde polonaise, le Juif Moryc Welt et l'Allemand Maks Baum, fils
d'un misérable entrepreneur hostile à la modernisation
de son entreprise, entament leur apprentissage à la dure et inhumaine
école des industriels en place. Une école que leur fait
découvrir le patron Bucholc, que Karol voit procéder au
tri du courrier en jouissant du rejet des suppliques et savourant les
lettres d'insultes. Accidents du travail, suicides d'hommes d'affaires
ruinés, meurtres d'industriels, paysans contraints à l'exode
rural, prêts à se livrer au prêteur sur gages ou
se transformer en hommes de main, ouvrières forcées à
se prostituer, tout cela forge la mentalité des trois associés... |
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| 1976 | La ligne d'ombre |
| (Smuga Cienia). | |
| 1977 | L'homme de marbre
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(Czlowiek Z Marmur). Avec : Jerzy Radziwilowicz (Mateusz Birkut / Maciej Tomczyk), Krystyna Janda (Agnieszka). 2h45. Agnieszka, vingt ans, choisit, comme exercice de fin d'études cinématographiques : le portrait documentaire d'un travailleur, ayant eu son heure de gloire dans les années 1950, Mateusz Birkut. Ce désir lui vient après qu'elle ait filmé clandestinement, dans une remise cadenassée, d'un coin oublié du musée, une immense statue de marbre à la gloire de cet homme dont elle se propose de reconstituer la destinée... |
| 1978 | Sans anesthésie |
| (Bec Znieczulenia). Grand reporter, spécialiste des affaires étrangères, Jerzy Michalowsky a dépassé la quarantaine. Il lui semble que sa position est suffisamment bien assise pour qu'il puisse se permettre d'exprimer assez librement ses convictions; ce qu'il fait lors d'une importante émission de télévision qui lui est consacrée. Au retour d'un voyage à l'étranger, sa femme Ewa lui annonce qu'elle va le quitter. Stupéfait, il ne peut se résigner à cette séparation d'autant plus que sa femme ne lui donne pas d'explications. Alors s'amorce une lente mais conséquente dégradation professionnelle. Les opinions de Jerzy ont déplu et bientôt son activité se voit réduite au minimum. On va même jusqu'à supprimer les cours qu'il donnait à l'école de journalisme. Jerzy découvre que l'amant de sa femme est un jeune journaliste démagogue et un de ses principaux adversaires sur le plan professionnel. Malgré tous ces revers, il essaie de se réconcilier avec sa femme, qui reste inflexible et demande le divorce. Au tribunal l'avocat d'Ewa s'efforce de prouver les torts de Jerzy, dénaturant les faits et produisant de faux témoins. Écoeuré, il quitte la salle d'audience et peu après meurt dans l'explosion de son appartement. | |
| 1979 | Les demoiselles de Wilko |
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(Panny Z Wilka) Varsovie, 1929. Victor assiste à l'enterrement d'un ami. Épuisé, il s'évanouit. Son médecin lui conseille de prendre du repos et Victor se rend donc chez ses oncle et tante à la campagne. A quelques kilomètres de chez eux, à Wilko, se trouve la maison où, quinze ans plus tôt, il avait passé de merveilleuses vacances avec cinq jeunes filles, cinq surs dont il avait sans doute été amoureux. Elles sont devenues maintenant des femmes, mais ne sont plus que quatre. Fela, en effet, est morte et c'est elle, justement, que Victor avait le plus aimée. Jula et Jola sont mariées mais ne paraissent pas heureuses. Kazia est un peu la domestique des autres, déjà vieille fille, résignée à la médiocrité. La plus jeune, Tunia, est celle qui ressemble le plus à Fela. Et Victor va de l'une à l'autre, sous le regard énamouré de Zosia, la bonne, à la recherche des souvenirs de sa jeunesse, suscitant bien des émois chez les épouses frustrées - il passera une nuit avec Jola - et de l'amour de la part de Tunia. Mais rien, en réalité, ne ressemble plus aux sentiments et aux êtres que Victor a connus dans sa jeunesse. Aussi reprend-il le train pour Varsovie, conscient maintenant qu'on ne peut jamais revivre son passé. |
| 1979 | Le chef d'orchestre |
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(Dyrygent). Marta, jeune violoniste polonaise, à l'occasion d'un voyage d'études à New York, rencontre le célèbre chef d'orchestre Jan Lasocki. Personnage quasi légendaire, Lasocki est originaire de la même ville que Marta... Il a été autrefois très amoureux de sa mère. Fascinée par le talent et la personnalité du maestro elle envoie, peu avant son retour, des lettres enthousiastes à Adam, son mari, qui dirige un orchestre de province. Lasocki décide d'annuler le concert de son jubilé à Paris pour retourner en Pologne; là où sa carrière avait commencé. Ce retour au pays, après cinquante ans d'absence, les autorités locales veulent le transformer en un événement international. Le maître interprétera la 5e symphonie de Beethoven à la tête de l'orchestre d'Adam. Ce concert sera retransmis en " Eurovision". Fasciné par Lasocki, Adam ne tarde pas à être en opposition avec lui; le style du maestro, son amour de la musique, son contact avec les musiciens, contrastent avec son propre comportement, autoritaire. D'autre part, Adam accepte très mal l'amitié entre Lasocki et Marta. De nouvelles difficultés naissent lorsque Adam cède devant les autorités qui ont décidé de renforcer son orchestre par les meilleurs musiciens de Varsovie. Furieux de cette décision, Lasocki quitte la dernière répétition. Marchant seul dans la ville - filmé à son insu par la télé-vision - il se joint à la longue queue de ceux qui tentent d'acheter des billets pour son concert. Fatigué, il s'assoupit. Quand Marta et Adam le retrouvent, il a cessé de vivre... Marta reste fidèle à Adam mais l'incite à chercher un métier plus en rapport avec sa haine et son besoin de dominer... |
| 1981 | L'homme de fer
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(Czlowiek Z Zelaza). Avec : Jerzy Radziwilowicz (Maciej Tomczyk / Mateusz Birkut), Krystyna Janda (Agnieszka). 2h33. La Pologne et ses dirigeants sont en effervescence avec cette grève des chantiers navals de Gdansk qui n'en finit pas. Journaliste à la radio-télévision, Winkiel est chargé par Badecki, responsable politique, de discréditer l'image de l'un des principaux leaders des syndicats indépendants, Maciek Tomczyk. |
| 1982 | Danton |
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1793. La Révolution s'éternise...
la République n'en est plus une. L'Europe coalisée menace
les frontières, à l'intérieur les Vendéens
l'emportent, Lyon tombe aux mains des royalistes tandis que Toulon est
occupé par les Anglais. La disette réapparaît, la
révolte menace...
Pour soutenir la Révolution, le Comité de Salut Public, sur l'initiative de Robespierre, instaure " la Terreur". Les têtes, celles des coupables, des suspects et d'autres, tombent. Inquiet de la rumeur qui gronde, Danton quitte sa retraite et regagne la capitale. Sa popularité demeure intacte. Soutenu par ses fidèles amis, parmi lesquels le journaliste Camille Desmoulins, il expose son plan : la paix, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur. Dès lors, il se heurte à Robespierre et au Comité de Salut Public; c'est l'opposition de deux politiques, mais aussi l'affrontement de deux hommes, hier encore liés par le grand élan révolutionnaire de 89. Malgré une dernière entrevue, la rupture est inévitable. Le 30 mars 1794, Robespierre obtient du Comité de Salut Public l'arrestation de Danton et des siens. Devant le Tribunal Révolutionnaire, Danton fait entendre sa voix une dernière fois : il ameute, il provoque. Le 5 avril, il est guillotiné en place de la Révolution, précédant de quelques semaines Robespierre. |
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1983 |
Un amour en Allemagne |
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(Eine Liebe in Deutschland). À
Brombach, petit village d'Allemagne de l'Ouest, un étranger, accompagné
de son fils, tente de retrouver les témoins d'une affaire survenue
il y a quarante ans. Froideur et mutisme les accueillent; tous veulent
oublier l'année 1941.
À cette époque, tandis que son mari était sur le point d'être déplacé vers le front, Paulina Kropp, l'épicière du village, mère d'un petit garçon, était tombée amoureuse d'un prisonnier polonais, Stanislaw Zasada. Mais la loi nazie interdit les relations sexuelles entre étrangers et Allemands, et les habitants ont tous des raisons de nuire à Paulina et à cette idylle; Maria Wyler lorgne avec avidité sur la boutique, sa meilleure amie; Elsbeth qui vient de perdre son fiancé tué au combat, est jalouse de son bonheur. Mise au courant, la Gestapo arrête Stani. Pour protéger Paulina, le SS Mayer veut "aryaniser" Stani, qui refuse vigoureusement. Il ne reste alors qu'une seule solution : Stanislaw Zasada sera pendu. Toujours sous le couvert des lois du Reich interdisant à un Allemand d'exécuter de ses propres mains un Polonais, c'est au prisonnier Wiktorczyk que revient la responsabilité d'appliquer la sentence ! Devant son incapacité, Mayer passe lui-même la corde autour du cou de Stani, devant d'autres prisonniers polonais horrifiés et une assistance de villageois "honnêtes et respectables"... Paulina demeurera internée au camp de concentration jusqu'à la fin de la guerre. |
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1986 |
Chronique des évènements amoureux |
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(Kronika Wypadkow Milosnich).Witeck vient de terminer ses études secondaires. Promis à un bel avenir, il va bientôt se présenter au baccalauréat. Il vient passer quelques semaines de vacances chez lui, à Wilno. Dans le train qui le ramène vers sa ville natale, il rencontre un inconnu qui lui prédit son destin. Witeck retrouve avec joie Wilno - cette ville de garnison où les régiments de cavalerie sont en effervescence - et ses proches, sa mère et son grand-père, ses amis. Un jour, venu porter un télégramme à ses parents, Witeck fait la connaissance d'Alina. C'est un véritable coup de foudre. Mais la réalité n'est pas aussi simple... Alina, même si elle n'est pas insensible au jeune homme, semble s'amuser de la situation; et puis ses parents sont hostiles à cette idylle. Le climat s'obscurcit, les menaces de guerre avec l'Allemagne se précisent. Witeck est pourtant bien loin de tout cela; ses sentiments amoureux et les fréquentes apparitions du mystérieux inconnu qui lui dévoile à chaque fois d'autres parcelles de son avenir, suffisent largement à occuper son esprit. Malgré l'opposition de ses parents, et la violence de son père, médecinmajor qui tire au gros-sel dans les fesses de Witeck, Alina finit par succomber. Tourmenté, Witeck manque son baccalauréat. La guerre éclate. Witeck et Alina décident de fuir et de mourir pour sceller leur amour. Mais la Vie l'emporte. Les premières bombes tombent; Witeck et Alina, qui se donnent la main, n'y prêtent guère attention. |
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| 1988 | Les possédés |
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Les environs d'une ville de Russie,
en 1870. Par une nuit glaciale, Chatov enterre une presse à bras.
Un groupe de jeunes révolutionnaires rentre en Russie, bien décidés
à faire éclater les structures de l'ordre ancien. A leur
tête, Pierre, le fils du professeur Stiépane Verkhovenski.
Activiste exalté, il veut faire de l'aristocrate Nicolas Stavroguine
le véritable chef du mouvement, le Messie. A l'activité
clandestine des révolutionnaires, réunions, grèves,
diffusion de tracts, succèdent bientôt les actes à
visage découvert. Les révolutionnaires s'appuient sur le
monde ouvrier. Grâce à son charisme, Stavroguine ourdit des
agissements nihilistes, fait égorger cette boiteuse qui se prétend
être son épouse, Maria, pour pouvoir posséder Lisa,
la fille du gouverneur. Il refuse de se salir les mains mais suggère
l'assassinat de Chatov. En désaccord avec la philosophie et les
méthodes terroristes, Chatov entend préserver ses idéaux
d'humanisme et de liberté sans pour autant dénoncer ses
anciens amis. D'ailleurs Chatov a d'autres préoccupations. Maria,
l'épouse infidèle, lui revient. Elle va mettre au monde
un enfant. Chatov le considère comme le sien. Cette naissance scelle
leur réconciliation. Mais la machine est en marché.
La ville est investie par les révolutionnaires puis mise à feu et à sang, Le gouverneur fait donner l'armée, mais il est trop tard : il périt sous les décombres. Pierre et les activistes viennent chercher Chatov sous prétexte de récupérer la presse. Sur les lieux de la cachette, ils l'assassinent. Pierre fait endosser la responsabilité du crime par Kirilov, athée-mystique qui accepte de se suicider. Les habitants fuient la ville par le fleuve. A bord d'une grande barque, Stiépane Verkhovenski, dénoncé et trahi par son fils, s'éteint. |
| 1990 | Korczak
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Avec : Wojciech Pszoniak (Korczak), Ewa Dalkowska (Stefa), Marzena Trybala (Estera), Piotr Kozlowski (Heniek). 1h55. On signifie au docteur Korczak que ses causeries à la radio polonaise sont suspendues. Ecrivain, pédagogue de renom, directeur d'un orphelinat, il y traitait avec succès de son sujet de prédilection : les enfants. Mais il est juif et l'antisémitisme se répand. 1939. Varsovie est occupée par les Allemands. Korczak sait que des temps difficiles s'annoncent, même si, par bravade, il se promène avec l'uniforme polonais et refuse de porter l'étoile de David. |
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| 1993 | L'anneau de crin |
| (Pierscionek Z Orlem W Koronie).
Automne 1944. Linsurrection de Varsovie prend fin. Après
cent jours de combats héroïques, les soldats de lArmée
de lIntérieur polonaise, lA.L., se rendent aux Allemands.
Les chars de loccupant écrasent les derniers nids de résistance.
LArmée Rouge ne bouge pas. Seuls quelques soldats, mêlés
à la population, tentent de quitter la ville. Marcin, un lieutenant
de dix-neuf ans, est grièvement blessé. Deux jeunes infirmières,
Wiska et Janina, lui portent secours. Elles cherchent à fuir elles
aussi. Un sentiment profond lie bientôt Marcin et Wiska. Larrivée
dun détachement ukrainien contrecarre le projet des fugitifs.
Lun des soldats force Wiska à le suivre. Janina conduit Marcin
dans un petit village des environs de la capitale, où elle panse
ses blessures et lui offre son amour. Une nouvelle organisation de Résistance,
la N.I.E., se met en place. Elle spécule sur la fin prochaine du
nazisme et entend agir contre les Soviétiques. Le supérieur
de Marcin, Steinert, tente de convaincre ses troupes, désormais
dispersées, de le rejoindre. Marcin refuse : pour lui, il y a eu
trop de massacres. Néanmoins, il se préoccupe du sort des rescapés de sa section, constituée de gamins qui veulent encore en découdre avec les Allemands. Avec larrivée de lhiver, le front de lEst sest déplacé. Les chars soviétiques entrent dans le bourg où Marcin et Janina se sont retirés. Le jeune officier est employé comme chauffeur par lA.L., puis par Kosior, un responsable de la police politique communiste. Une nuit, il assiste impuissant à la déportation vers la Sibérie de soldats de lA.L. par le N.K.V.D. Il en réfère à Steinert. Démasqué, Marcin est alors considéré comme agent double. Kosior linterroge et le charge dune mission auprès de Steinert : celui-ci devra organiser une réunion avec des représentants des deux tendances. Le soir même de la rencontre, tous les participants sont arrêtés. Se sentant responsable, Marcin cherche à contacter Kosior, mais celui-ci sest volatilisé. Les autorités militaires russes ignorent même son existence. Laissé libre, Marcin refuse toute nouvelle collaboration. Janina le quitte car elle sait que Wiska est de retour. Celle-ci naccepte pas la trahison de son bien-aimé et le laisse seul. Désespéré, Marcin se suicide. |
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| 1995 | La semaine sainte |
| (Wielki Tydzien). Les environs
de Varsovie en 1943. Les Allemands se préparent à exterminer
les Juifs du ghetto. Irena et son père sont juifs. Ils se cachent
dans la forêt pour fuir les Nazis. Dissimulés dans les fourrés,
ils regardent passer des prisonniers portant lÉtoile de David.
Comme attiré par une force invisible, son père rejoint le
sombre cortège. Pétrifiée, impuissante, Irena les
regarde marcher vers une destination inconnue. Le temps de revenir à
la réalité et Irena senfonce dans les bois. Elle est
arrêtée par deux hommes qui prétendent travailler
pour les Allemands. Ils la ramènent à Varsovie et menacent
de la livrer. En fait, ils en veulent au peu dargent quelle
possède. Terrorisée, elle se sépare de sa maigre
fortune. Au début de la Semaine Sainte, linsurrection éclate dans le ghetto. Les Nazis rencontrent une résistance quils ne soupçonnaient pas. Seule dans cette ville en effervescence, Irena ne sait où aller. Par bonheur, elle rencontre Jan, un ancien copain de faculté. Il linvite à venir chez elle. Malgré la guerre, Jan mène une existence aussi paisible que possible. Jan et son épouse Anna attendent un enfant dans les semaines à venir. Ils vivent dans un petit immeuble de la banlieue entouré darbres et de verdure. La présence de la fugitive perturbe le vie du couple. Jan se demande sil a bien fait de lui donner asile. Anna, catholique dont la famille a déjà été cruellement frappée par la guerre, le rassure et se montre solidaire. Irena trouve dailleurs en elle une véritable amie. Le danger vient cependant du voisinage, qui se montre très méfiant. Les Allemands donnent lassaut du ghetto. Julek, le jeune frère dAnna, va donner un coup de main aux insurgés. Une nuit, les SS poursuivent un fuyard jusquaux abords de limmeuble des Malecki. La méfiance des voisins fait place à lhostilité. Jan y voit le reflet de comportements quil rencontre également en ville. Si des catholiques polonais dénoncent avec véhémence lantisémitisme, dautres, en revanche, lencouragent ou font preuve de passivité tout aussi coupable. Une nuit, depuis la fenêtre de sa chambre, Irena peut voir les flammes embraser le ciel de Varsovie. Alerté par de courageux locataires et face aux agissements de la concierge, le très respectable M. Zamojski prie Jan de trouver une solution. Le Vendredi Saint, Jan part en ville récupérer les affaires dIrena. Il tombe dans un piège et est abattu par les SS. Anna se rend à léglise. Elle est victime dun malaise. Demeurée seule, Irena affronte la haine des occupants de limmeuble : elle doit partir. Irena se dirige vers le ghetto |
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| 1999 | Pan Tadeusz, quand napoléon traversait le Niemen |
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(Pan Tadeusz) Lituanie, 1793.
Deux grandes familles s'affrontent, les Soplica - alliés des Russes,
et les Horeszko - partisans de l'indépendance... Le dernier grand
seigneur Horeszko est tué par Jacek Soplica qui reçoit en
récompense des mains de l'occupant russe le château familial
des Horeszko.
Vingt ans plus tard, le meurtrier a endossé la bure d'un moine bernardin. Il se fait appeler Robak. Il a fait éduquer à ses frais Sophie, descendante des Horeszko, par son frère le juge Soplica, dans l'intention de la marier à son fils, Tadeusz... |
| 2002 | Zemsta |
| 2005 | Solidarnosc, Solidarnosc |
| (segment « Man Of Hope ») | |
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né en 1926
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| 33 films | ||
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