Étudiant en droit, François travaille la nuit aux P. et T. pour payer ses études. Un matin, très tôt, il passe chez Anne, une jeune fille qu'il aime, afin de la prévenir que le cousin d'un ami pourra lui faire des travaux de plomberie dans son appartement. François veut lui laisser un mot mais son stylo n'écrit plus; il redescend en acheter un, ainsi qu'une carte postale. Dans un café où il s'installe pour écrire, il s'endort.
Entre temps, Christian, un amant de Anne qui n'a plus donné signe de
vie depuis trois mois, monte chez la jeune fille. En glissant un mot sous
la porte, il la réveille. Il lui annonce qu'il aime sa femme et qu'elle
est enceinte. François croise le couple qui sort de l'immeuble et en
tire les conclusions que l'on imagine.
Il cherche à parler à Anne toute la journée mais celle-ci
le rejette. Par hasard, il rencontre Christian. Celui-ci est avec une femme
blonde aux cheveux courts. Il les suit dans le parc des Buttes-Chaumont. Avec
Lucie, une lycéenne de quinze ans qui croise son chemin, il élabore
toute une hypothèse. Lorsque le couple se rend chez un avocat, ils
en concluent que c'est pour divorcer et que Christian va épouser Anne.
Le soir, François va retrouver Anne. Il lui raconte sa journée
et apprend que la femme n'était pas celle de Christian mais sa sur.
Anne lui conseille de recontacter la lycéenne. Il découvre que
celle-ci sort avec son copain des P. et T.
"On ne saurait
penser à rien." Premier film de la série des Comédies et proverbes,
La Femme de l'aviateur nous entraîne de la place Péreire aux Buttes-Chaumont,
sur les traces de François, qui, avec l'aide de Lucie, piste un aviateur dont
il est jaloux. Sous couvert d'une promenade hasardeuse, ce que Rohmer dessine
avec sa caméra, c'est une carte du Tendre. Il précisera plus tard "Si,
en apparence les quatre premières Comédies se terminent mal, c'est un malheur
qui laisse intact l'espoir".