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1929 |
Maldone |
| 1930 | Gardiens de phare |
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En Bretagne, dans un petit village côtier. Bréhan et son fils Yvon s'en vont en bateau en faisant un signe d'adieu. Sur la côte, une femme en fait de même. A vingt-cinq milles de là, en pleine mer un phare se dresse sur un rocher. Les deux hommes en assurent le service pendant trente jours, durant lesquels, sans liens avec la terre et sans pouvoir demander aucun secours, ils doivent éclairer la route des bateaux. Yvon regarde au loin diminuer de plus en plus la silhouette de Marie, sa fiancée Le tour de service sera dur cette fois : la mer est mauvaise, les nuages amoncelés annoncent une grosse tempête et le vent souffle très fort. Ils se sont installés. Tandis qu'ils prennent leur premier repas, Bréhan remarque une étrange blessure sur l'avant-bras de son fils. Il interroge Yvon qui plaisante et raconte comment, un jour qu'il se promenait avec sa fiancée, un chien furieux voulut se lancer sur elle et comment, en luttant avec lui pour la défendre, il fut cruellement mordu par le molosse. Et le rire d'Yvon dissipe aisément l'inquiétude du père. Quelques jours s'écoulent Bréhan attribue l'air sombre de son fils au chagrin qu'il éprouve sans doute à se voir séparé de Marie. Pour se réconforter, le père voit déjà les nouveaux époux au seuil de la petite église, suivis d'un cortège d'amis. Yvon est inquiet bizarre. Il manque d'appétit, ne peut plus boire. Son regard est rixe, halluciné. Brutal, il refuse tous les soins. La tempête menaçante commence à faire rage. Au village, Marie passe la veillée avec ses parents. Le père, incidemment mentionne que le chien du boucher a dû être abattu : il était enragé. Marie devient toute blanche : il s'agit de la bête qui a mordu Yvon. La nuit est venue et le phare n'est toujours pas allumé : Marie, inquiète, se met à le guetter. C'est au tour d'Yvon d'être de garde. Soudain, le père Bréhan se relève précipitamment : la nuit est tout à fait tombée et aucune lumière ne balaie la mer. Tout proche, on entend les appels de détresse envoyés par la sirène d'un bateau. Bréhan trouve son fils blotti dans un coin sombre, de l'écume aux lèvres. La sirène multiplie ses appels. Yvon bondit sur son père pour le mordre; le vent ouvre alors une porte; la lutte est âpre et terrible, Bréhan pousse Yvon dans le vide. Epuisé, après hésitation, il s'approche de la lanterne qu'il allume. Marie, apercevant les faisceaux lumineux, est apaisée; elle ignore que Yvon est mort... |
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1930 |
La petite Lise |
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Berthier est forçat au pénitencier de Cayenne. Le jour où il avait prévu de s'évader avec deux compagnons de chaîne, il apprend sa libération prochaine pour conduite héroïque au cours d'un incendie : dans 45 jours, il sera à Paris! Au milieu du sordide dortoir où, dans un vacarme indescriptible, les bagnards chantent, se querellent, jouent - les uns aux cartes, les autres aux dés - Berthier, comme perdu dans son rêve de liberté, contemple amoureusement la photographie de sa fille, sa petite Lise qu'il va retrouver bientôt. A Paris, Lise vit avec André, son amant. Les jeunes gens sont pauvres: Us auraient besoin d'un peu d'argent - 3 000 francs - pour s'installer, ouvrir un garage. En attendant un hypothétique miracle, André travaille dans un " bal nègre " et Lise reçoit chez elle des " clients". C'est dans sa chambre, où il l'attend, que Lise tombe dans les bras de son père. Il avait été condamné pour le meurtre de sa femme - la mère de Lise - qui le trompait. Pour ne pas gâcher cet instant de bonheur, Lise ne dit rien de sa vraie vie à son père, prétend qu'elle est dactylo. Il lui fait cadeau d'une superbe montre en or et part chercher du travail. En l'absence de Berthier, André persuade Lise de gager la montre chez un usurier, Shaloin. Celui-ci en offre trente francs 1 André se jette sur le prêteur, pour lui soutirer davantage. Le vieil homme a le dessus et, pour dégager son amant, Lise assomme l'usurier, qui meurt devant les jeunes gens effondrés. A son retour, Berthier, qui a trouvé du travail, découvre sa fille prostrée sur son lit. Il lui propose de dîner au restaurant; pendant qu'elle s'apprête, il glisse quelques billets dans son sac et tombe sur le reçu de la montre. Sans rien dire à Lise, à se rend chez Shalom... Lorsqu'il en revient, consterné, Lise est en proie au délire et Berthier croit comprendre qu'André est l'assassin. On frappe à la porte de la chambre. La police, déjà? Non, c'est un " client " de Lise, un habitué! Cette fois, Berthier a tout compris: Lise est une prostituée, André en est responsable, comme du crime de l'usurier. Déterminé à faire arrêter le jeune homme, Berthier court au " bal nègre " où le suit bientôt sa fille qui lui avoue que c'est elle la meurtrière. Le pauvre homme n'a plus qu'une solution pour sauver sa petite Lise: se dénoncer et repartir au bagne... |
| 1931 | Dainah la métisse |
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(film mutilé et désavoué par l'auteur). Après vingt jours de chaleur passés sur le Pacifique, un bateau arrive en Équateur. A cette occasion, on fête le baptême du mousse. Le soir a lieu un bal où les passagers dansent masqués pendant que se déroule une séance de magie. Dainah, une jeune femme libre qui ne semble pas aimer son mari, va prendre l'air sur le pont et trouve le mécanicien du bateau, Michaux. Après une brève discussion, ce dernier tente de l'embrasser, mais Dainah s'enfuit. Le lendemain, elle reste prostrée dans sa cabine, sans parler à son mari. Mais le soir, elle se rend de nouveau sur le pont du bateau et y retrouve Michaux. Le matin, Smith annonce que Dainah a disparu. Après l'avoir recherchée et établi une petite enquête, le commandant soupçonne Michaux de l'avoir jetée par-dessus bord. Ce dernier nie catégoriquement, tandis que les rumeurs vont bon train : il s'agit peutêtre d'un suicide, à moins que le mari de Dainah soit le coupable... Plus tard, on découvre chez Michaux un mouchoir de Dainah. Lors d'une discussion entre Michaux et Smith, ce dernier affirme qu'il ne peut s'agir que de l'un des deux hommes... Smith sachant qu'il n'a pas tué sa femme, porte inévitablement ses soupçons sur le mécanicien. On apprend alors que la veille au soir, Michaux a récupéré un mouchoir de Dainah après avoir jeté cette dernière par-dessus la passerelle. Quelque temps plus tard, Smith pousse Michaux d'une passerelle de la salle des machines. |
| 1932 | Pour un sou d'amour |
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(non signé) Un milliardaire qui veut être aimé pour lui-même, se met à la recherche d'une jeune fille désintéressée. Il se fait passer pour son secrétaire et séduit la nièce d'un vieil avare qui rêvait pour elle d'un mari riche. |
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1933 |
Gonzague ou l'accordeur |
| LE PETIT BABOUIN (court métrage).
1933 GONZAGUE ou L'ACCORDEUR (moyen métrage). |
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1934 |
La Dolorosa |
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1935 |
Centinella alerta ! |
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1936 |
La valse royale |
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1936 |
Pattes de mouche |
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Avec : Renée Saint-Cyr, Pierre Brasseur (Michel), Claude May |
| 1937 | Gueule d'amour |
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Lucien Bourache, sous-officier de spahis, en garnison à Orange, fait tourner toutes les têtes féminines. On le surnomme : "Gueule d'Amour". Au cours d'un séjour à Cannes il se fait subtiliser une coquette, somme d'argent - dont il vient d'hériter - par une aventurière, Madeleine. Il tombe amoureux de cette dernière : elle lui ferme sa porte au nez. Il donne sa démission de l'armée pour la rejoindre à Paris. Il trouve du travail comme imprimeur. Un soir, il rencontre Madeleine par hasard, au cinéma. Celle-ci devient sa maîtresse. Mais Lucien s'aperçoit qu'elle est, en fait, richement entretenue par un certain Moreau. Au cours d'une scène humiliante, Madeleine lui annonce qu'elle lui préfère son protecteur. Déçu, Lucien quitte Paris pour s'installer près d'Orange, dans un café-restaurant. Peu après,. il découvre que Madeleine tente de duper René, son meilleur ami. Fou de colère, Lucien l'étrangle... |
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1938 |
L'étrange monsieur Victor
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Sous le nom de Monsieur Victor se cache une double personnalité : celle d'un honorable commerçant le jour qui devient la nuit le chef d'une bande de voleurs. Victime d'une tentative de chantage, M. Victor tue l'un de ses hommes à l'aide d'un outil appartenant à son voisin le cordonnier Bastien. Ce dernier est accusé du meurtre et envoyé au bagne. Victor décide alors de s'occuper de l'enfant de Bastien en donnant régulièrement de l'argent à Adrienne, l'épouse de Bastien. Or, Adrienne, femme frivole, élève mal le gosse. Un jour Bastien s'évade du bagne et se réfugie chez Victor. Là, peu à peu, il comprend le drame dont il a été victime. La vérité éclate, et Bastien retrouve son honneur tandis que Monsieur Victor est arrêté. |
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1941 |
Remorques |
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Alors qu'il assiste à la noce de l'un de ses marins, la capitaine du remorqueur "Le Cyclone", André Laurent doit partir au secours du "Mirva", laissant sa femme, Yvonne, et la mariée. Sur le bateau en péril, les marins n'apprécient pas la conduite de leur capitaine dont la femme fuit le navire et est sauvée de justesse. Au matin, le "Cyclone" remorque le "Mirva", mais en vue du port, le capitaine de ce dernier brise la remorque et rentre seul au port. Ayant ramené sur le "Mirva", Catherine, la femme du capitaine et, ayant corrigé celui-ci, André Laurent, après avoir refusé de donner sa démission, retrouve Catherine qui lui offre de témoigner. Il l'emmène visiter une maison déserte et, là, découvre qu'il l'aime. Il va arriver trop tard pour repartir en mer et sa femme, minée par une maladie de coeur, lui fait une telle scène qu'il part se réfugier sur son "Cyclone". Ne pouvant supporter cette situation, il retrouve Catherine et lui propose de partir avec elle. Elle refuse, ne voulant pas construire son bonheur sur le malheur d'une autre. André verra mourir sa femme avant de reprendre la mer après un autre appel de détresse. |
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1943 |
Lumière d'été
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Cri-Cri, ancienne danseuse de l'Opéra, dirige une auberge en Haute-Provence. Elle s'est fixée là parce qu'elle est courtisée par le châtelain Patrice Le Verdier, un aristocrate égoïste et débauché. Une jeune fille, Michèle Lagarde, arrive à l'auberge pour y attendre son amant Roland Maillard, un peintre raté. Patrice s'éprend de Michèle et attise la jalousie de Cri-Cri. Un jeune ingénieur, Julien, travaillant sur un barrage en construction, sauvera Michèle de ce noeud d'intrigues troubles après une étourdissante fête costumée donnée par le châtelain au cours de laquelle ce dernier tue Roland avant de trouver lui-même la mort face aux ouvriers. |
| 1944 | Le ciel
est à vous |
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A la suite d'une expropriation pour création d'un terrain d'aviation civile, le garagiste Pierre Gauthier, sa femme Thérèse, leur fille Jacqueline, leur fils Claude et la mère de Thérèse viennent s'installer en ville. Le nouveau garage marche bien, mais bientôt, Pierre, qui fut le mécano de Guynemer est poussé par son ami, le Dr Maulette, à se laisser entraîner à son ancienne passion : il délaisse famille et métier pour donner des baptêmes de l'air. Thérèse en fait un drame et Pierre jure de cesser. Mais c'est elle qui va bientôt succomber et tous deux volent ensemble. Thérèse truste les coupes locales tandis que son mari, qui s'est cassé un bras, ne s'occupe plus que de leur petit zinc. Ils sacrifient tout à cet avion, même le piano de leur fille. Quand elle s'estime prête, Thérèse s'envole pour tenter de battre le record de distance. Mais l'appareil est démuni de radio et à l'aéroclub, l'inquiétude grandit au fil des heures, la mère de Thérèse n'étant pas la dernière à accuser son gendre d'être responsable de la disparition de sa fille. Quand on apprend, enfin, qu'elle a réussi, le retournement est total et c'est en triomphe qu'elle est accueillie par la population du bourg et les membres de l'aéro-club dont Pierre est le nouveau président. |
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1945 |
Le six juin à l'aube |
| La Normandie. Une belle province française, verdoyante, riche en monuments évocateurs d'une longue histoire. Riche aussi en hommes actifs et créateurs, avec leurs mains, leur intelligence, de nouvelles richesses, économiques celles-là. Et soudain, un matin de juin, à l'aube, c'est le déferlement de la guerre. Des tonnes d'obus venant de la mer, des milliers de bombes tombant du ciel écrasent la terre normande. Des multitudes d'hommes armés et casqués abordent les côtes, prennent pied sur les plages. Beaucoup s'affaissent, fauchés par la mitraille. Les machines, les hommes autrefois au service de la Normandie paraissent maintenant ligués pour la détruire. Et peu à peu, la guerre s'étend à toute la province. La guerre, c'est-à-dire la destruction et la mort. Le sol normand se couvre de ruines et de cimetières aux innombrables croix. Mais dans ces champs de ruines et de croix, un espoir subsiste : ces enfants à qui l'instituteur raconte comme leur pays était beau et prospère avant les désastres de la guerre. Ces enfants qui, bientôt, recommenceront à cueillir des fleurs ou à chercher de l'eau lorsque leurs aînés qui ont survécu auront terminé l'immense et exaltante tâche de reconstruction des maisons, des routes, des usines, avec leurs mains, leur intelligence, leurs espoirs en un avenir de paix. | |
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1949 |
Pattes blanches |
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Dans un petit port breton, les passions couvent qui opposent le châtelain du coin, un riche mareyeur et le frère bâtard du seigneur, passions catalysées par l'arrivée d'une somptueuse créature qui fera éclater le drame. Julien de Keriadec représente une fin de race. Sa morgue, son comportement, lui valent l'hostilité du pays, attisée par la jalousie et la méchanceté forcenées de son demi-frère, Maurice le bâtard. Par provocation et sachant qu'il est la risée de tous, Keriadec affecte de ne se promener qu'en guêtres pour justifier le surnom de "Pattes blanches " dont on l'a affublé. Seule, la petite servante bossue, Mimi, aime jusqu'au dévouement Julien. En face de lui, jovial et matois, le mareyeur Jack Le Guen; c'est lui le nouveau maître du pays. Amateur de chair fraîche, il ramène chez lui une superbe fille de Saint-Brieuc : Odette, l'installe dans son lit; avide, vulgaire, mais secrètement tendre et somptueusement belle, c'est elle qui va activer le drame, sous les yeux effrayés de Mimi qui essaie de vivre un amour romantique, et à l'âpre satisfaction de Maurice. Odette va passer facilement des bras de Julien de Keriadec, saisi d'une violente passion pour elle, à ceux du demi-frère qui cherche à ruiner le châtelain. Le jour où l'aveugle Le Guen épouse Odette, Keriadec incendie son château, rejoint Odette sur la plage et, au paroxysme d'une tempête sexuelle, l'étrangle, tandis qu'au loin retentissent les rires et les chants de la noce. |
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1951 |
L'étrange madame X |
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Irène mène une double vie. Pour celui qu'elle aime et qui l'aime, Étienne, elle est femme de chambre chez les Voisin-Larive, un riche et célèbre éditeur. Mais lorsqu'elle a quitté Étienne et le petit monde chaleureux qui l'entoure, celui d'un petit atelier d'ébénisterie du faubourg Saint-Antoine, Irène retrouve son mari, qui n'est autre que Jacques Voisin-Larive, lequel attend de son épouse qu'elle serve, par sa distinction et son charme, ses intérêts. Étienne s'investit tout entier dans sa liaison avec Irène qu'il emmène au bal, le dimanche, dans la guinguette de l'oncle Léon. Il est même prêt à quitter son travail pour s'installer à son compte, et tant pis si cela déplaît à ses camarades et désespère celle qui l'aime en silence, Jeannette, la secrétaire de l'atelier. Voisin-Larive est au courant de tout et lorsqu'Irène lui apprend qu'elle est enceinte d'Etienne, il l'envoie accoucher en Suisse pour que rien ne transpire. Irène met au monde une fille, Agnès, qu'Etienne, ravi, confie à la soeur d'un de ses copains. Mais, bientôt rien ne va plus. Étienne ne trouve pas l'argent pour sa boutique; VoisinLarive ne veut pas entendre parler de divorce et, surtout, un soir de réveillon, Agnès tombe gravement malade. Affolé, Étienne va chercher Irène chez ses "patrons " et la trouve, au milieu d'une réception, couverte de bijoux, au bras de son mari Agnès meurt. Étienne reproche à Irène sa duplicité et la quitte. Muette de douleur, Irène continuera à parader dans les réceptions des Voisin-Larive. |
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1954 |
L'amour d'une femme |
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Marie Prieur a 28 ans; elle est médecin et va exercer, pour la première fois, dans l'île d'Ouessant. La jeune femme est plutôt mal accueillie par les insulaires. Mais elle s'est liée d'amitié avec Mlle Leblanc, l'institutrice, qui l'encourage à s'imposer en dépit de l'hostilité des habitants. C'est ainsi qu'elle va suivre et guérir une petite fille, Aline, contre la volonté de ses parents. Un jeune ingénieur, André Lorenzi, est dans l'île pour y construire une sirène de brume. Il lie connaissance avec Marie et jour après jour, des rapports de plus en plus étroits se tissent entre les deux jeunes gens. Marie, amoureuse, semble faire passer les impératifs de son métier après ceux de son idylle avec André; en tant que médecin, elle devient imprudente, imprévoyante, Mlle Leblanc s'en inquiète et tente d'ouvrir les yeux de son amie. Mais l'institutrice meurt d'une crise cardiaque. Bouleversée, Marie se rend compte alors de la solitude affective dans laquelle a vécu Mlle Leblanc; elle ne s'en rapproche que plus d'André, à qui elle promet de renoncer à la médecine. C'est alors que Marie est appelée d'urgence au chevet d'un gardien de phare. Elle se rend auprès du malade et pratique, à chaud, une opération délicate. À son retour du phare, le docteur Prieur est fêtée par tout le village. André se rend compte qu'il ne peut, seul, remplir la vie de Marie, et la quitte. La jeune femme restera sur l'île, seule... et médecin. |
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1898-1959
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Jean Grémillon fut un cinéaste "maudit" : aucun de ses films n'obtint de véritable succès commercial, il se trouva longtemps confiné dans des tâches médiocres, quelques-uns de ses projets les plus ambitieux (Le massacre des innocents, Le printemps de la liberté) ne virent jamais le jour.
Grémillon naquit à Bayeux le 3 octobre 1901. Sa première vocation est la musique; à son arrivée à Paris, il sera l'élève de Vincent d'Indy. Plus tard, il composera la musique de certains de ses films (notamment LE SIX JUIN A L'AUBE). Il entre dans le cinéma comme titreur, puis s'oriente vers le documentaire. D'emblée, il s'impose comme un " expérimentateur " de talent. Négligeant la routine, il hisse le court métrage, quel qu'en soit le sujet (la Cathédrale de Chartres, le revêtement des routes, les Aciéries) au rang d'une oeuvre d'art. Se souvenant de son ascendance bretonne, il réalise en 1926 TOUR AU LARGE, à bord d'un thonier, et en 1928 GARDIENS DE PHARE, odyssée de deux hommes bloqués dans un phare à Saint-Guénolé. Avec Charles Dullin il tourne MALDONE, mélodrame et recherches formelles.
Son premier film parlant, LA PETITE LISE, un essai prématuré
de "réalisme poétique", est un échec, qui va
le reléguer pour longtemps dans des besognes alimentaires. En 1935,
on le trouve en Espagne, avec pour directeur de production Luis Buñuel
! Il retrouvera sa chance à la veille de la guerre, avec deux films
où il dirige Jean Gabin, GUEULE D'AMOUR et REMORQUES (celui-ci interrompu
par les hostilités et achevé seulement en 1941). Sous l'Occupation,
Grémillon dirigera deux oeuvres d'inspiration sociale, à contre-courant
du cinéma de l'époque : LUMIÈRE D'ÉTÉ et
LE CIEL EST A VOUS. Les insuccès réitérés conduiront
par la suite Grémillon à revenir au documentaire : LE SIX JUIN
A L'AUBE (sur le débarquement allié en Normandie), LES CHARMES
DE L'EXISTENCE (sur l'art pompier à la Belle Époque), LES DÉSASTRES
DE LA GUERRE (d'après Goya), HAUTE LISSE (les tapisseries des Gobelins)
et le dernier, prétexte à une admirable méditation sur
la création artistique : ANDRÉ MASSON ET LES QUATRE ÉLÉMENTS.
Il meurt le 25 novembre 1959.
Sa vision du "tragique quotidien" (selon le mot de Pierre Kast)
n'est jamais médiocre, terre à terre, mais portée chaque
fois par un bel élan lyrique.
La filmographie
1923-1928 Nombreux courts métrages documentaires, dont CHARTRES, PHOTOGÉNIE
MÉCANIQUE, L'ÉLECTRIFICATION DE LA LIGNE PARIS-VIERZON, L'AUVERGNE,
LA CROISIÈRE DE " L'ATALANTE ", TOUR AU LARGE, BOBS, etc.
1949-1958 Courts métrages documentaires, dont LES CHARMES DE L'EXISTENCE,
LES DÉSASTRES DE LA GUERRE, ASTROLOGIE, LA MAISON AUX IMAGES, HAUTE
LISSE, ANDRÉ MASSON ET LES QUATRE ÉLÉMENTS.