Jeux d'été
1949

Un jour d'automne, on remet un paquet à Marie, danseuse-étoile à l'Opéra de Stockholm. Il s'agit du journal intime rédigé treize ans plus tôt par un jeune homme, Henrik. La répétition étant annulée, Marie s'embarque sur un bateau qui dessert les îles de l'Archipel. Elle s'arrête à l'une des stations et les souvenirs d'un été merveilleux et tragique la submergent soudain.

Chaque été, Marie passait ses vacances chez son oncle Erland. Un jour, elle fit la connaissance d'un jeune étudiant, Henrik, qui habitait l'île voisine. Entre promenades, baignades et cueillettes des fraises sauvages, une idylle naquit entre les jeunes gens. Ils se donnèrent l'un à l'autre et ne se quittèrent plus. L'automne arriva et la fin des vacances. C'est alors qu'Henrik se blessa mortellement en plongeant. Désespérée, en butte aux avances déplaisantes de son oncle Erland, Marie se réfugia dans son art, la danse, où elle rencontra le succès, puis la gloire.

De retour au présent, Marie s'aperçoit qu'il ne sert à rien de se replier indéfiniment sur des chimères. Tandis qu'elle triomphe sur scène dans la première du " Lac des cygnes ", elle décide de ne plus repousser l'amour de David, un jeune journaliste très épris d'elle.

Le film est en partie composé d'un long flash-back, entrecoupé par des retours au présent dans lesquels une jeune fille se souvient d'un amour de vacances tout en essayant d'échapper au traumatisme qui en a résulté.

Si la partie présente, très hivernale, et presque entièrement située dans un théâtre, relève encore assez directement d'une esthétique d'avant guerre dominée par le décor et une stylisation assez appuyée, en revanche, la partie passée et très estivale qui se déroule sur une île possède la juvénilité d'un cinéma directe qui s'invente sous nos yeux. Cette nature partagée entre le minéral et l'humain inspire Bergman et lui donne une souveraine liberté de cinéaste. Le plein air, la lumière solaire et nocturne, les rochers, la mer les corps livrés à la sensualité, la sensation d'un paradis perdu à jamais et qu'on cherchera pourtant sans cesse à retrouver, marquent pour longtemps le cinéma de Bergman.

François Truffaut, grand admirateur du cinéaste suédois, décrit Jeux d'été comme "Le film de nos vacances, de nos vingt ans, de nos amours débutantes".

 

critique du DVD
Editeur : Opening. 2006. VOST
critique du DVD

Edition double DVD avec Monika ou inclus dans le coffret Ingmar Bergman

Genre : Drame de l'adolescence

(Sommarlek). Avec : Maj-Britt Nilson (Marie), Birger Malmsten (Henrik), Alf Kjellin (David), Georg Funkqvis (Oncle Erland), Stig Olin (Le maître de danse). 1h36.

Voir : Photogrammes
DVD chez Opening