| Autoportrait à la pipe | 1849 | Montpellier, Musée Fabre |
| Un enterrement à Ornans | 1850 | Paris, Orsay |
| L'atelier du peintre | 1855 | Paris, Orsay |
| Le rut du printemps. Combat de cerfs | 1861 | Paris, Orsay |
| La source | 1862 | New York, Met. |
| Femme au perroquet | 1866 | New York, Met. |
| Lorigine du monde | 1866 | Paris, Orsay |
| Femme dans les vagues | 1868 | New York, Met. |
Buvant fort, parlant dru, pérorant, vaniteux, hâbleur, d'une truculence affichée, dont les outrances entretiennent la chronique scandaleuse dont Baudelaire safflige, mais sa correspondance révèle des traits plus subtils et sa peinture ne reflète nullement une nature aussi fruste.
D'autre part, très attaché à son terroir natal, Gustave Courbet peindra plusieurs uvres telles que Un enterrement à Ornans, ou encore Le Chêne de Flagey, Flagey étant un village proche d'Ornans et dont la famille Courbet est originaire.
Il a été l'éleve de Charles-Antoine Flajoulot a l'école des Beaux-arts de Besançon.
Comme les anciens maîtres, Gustave Courbet enduisait sa toile dun fond sombre, presque noir, à partir duquel il remontait vers la clarté. Proudhon, le théoricien socialiste (et lhomme quil admira le plus) aurait voulu faire de lui un peintre prolétarien mais hormis les casseurs de pierre, pas douvriers sur ses toiles et, somme toute, bien peu de paysans.
Fort lié aux événements de la Commune, Courbet est élu président de la commission des musées et délégué aux Beaux-Arts. Il propose le déplacement de la Colonne Vendôme, qui évoque les guerres napoléoniennes, aux Invalides. Des jusqu'au-boutistes décident de labattre et non de la déboulonner. Courbet propose alors, puisquil a eu en premier lidée denlever cette colonne, de payer les frais de sa réparation. On le prend au mot.
Lui qui fut riche (une toile importante de lui se vendait quinze mille francs, soit dix ans du salaire dun ouvrier), le voilà acculé à la ruine après la chute de la Commune, ses biens mis sous séquestre, ses toiles confisquées. Il est également condamné à six mois de réclusion. Il s'exile en Suisse, à La Tour-de-Peilz, près de Vevey, où il meurt le 31 décembre 1877 d'une cirrhose du foie.
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(1819-1877)
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| Réaliste | ||