La Vierge en majesté avec l'Enfant 1471 Londres
Saint Jacques 1475 Caen

Né à Ferrare vers 1420-30, Cosmè Tura ou Cosimo Tura étudie auprès de Francesco Squarcione de Padoue où il fait un séjour entre 1453 et 1456. Vasari le décrit comme disciple de Galasso Galassi, lui-même disciple de Piero della Francesca. Il semble également influencé par Andrea Mantegna.

Il est ensuite présent à la cour de Ferrare sous la protection de Borso d'Este et d'Hercule Ier d'Este. Il participe à la réalisation des fresques du Palazzo Schifanoia (1469–71) qui présentent une allégorie des mois de l'année. Ses chef d'eouvres sont La Vierge en majesté avec l'Enfant et des anges musiciens du polyptyque Roverella (vers 1471) et Le Martyre de saint Maurelius (1474).

On lui doit également le décor des panneaux de bois qui entouraient l'orgue de la cathédrale de Ferrare (aujourd'hui conservés au musée du Dôme de Ferrare). Sur les deux panneaux extérieurs, se trouvait donc un épisode de la vie de Saint Georges, intitulé Saint Georges et la princesse. De part et d'autre de l'orgue, la princesse (à gauche) et Saint Georges (à droite). Saint Georges étant le patron de la ville, ses représentations sont multiples.

Tura a représenté un épisode célèbre de la vie de saint Georges, dans lequel celui-ci vient au secours de la fille du roi de Silcha en Libye. Celle-ci avait été désignée pour être dévorée par un dragon qui menaçait la ville. Ce panneau peint en 1469 est issu d'une politique de propagande picturale visant à faire face à la politique offensive et expansionniste de Mehmet II. En effet, la prise de Constantinople de 1453 a suscité bien des émules au sein même de la chrétienté. Le Saint Georges et la Princesse de Cosmè Tura est une allégorie de la victoire du bien sur le mal. Pie II, qui malheureusement décède en 1464, avait préparé le départ d'une nouvelle croisade. Ce tableau est un symbole de la supériorité de la chrétienté sur le mal Turc qui s'est abattu sur l'Empire romain d'Orient.

Parmi ses élèves on trouve Francesco del Cossa et Francesco Bianchi.

Tura meurt en 1495 à Ferrare.

 

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Cosmè Tura
 
(1430-1495)
Rennaissance