Accueil Partie beaux-arts Histoire de l'art Les peintres Les musées Les expositions Thèmes picturaux
 
(vers 1430-1522)
Art japonais

Jouissant d'un prestige considérable dans son pays, Mitsunobu est considéré comme le véritable fondateur de l'école qui porte son nom, bien qu'il ne soit pas le premier du nom de Tosa. L'École Tosa remonte en effet au XIVe siècle et c'est elle qui, à partir de l'époque Muromachi, maintient officiellement le style de la peinture profane d'inspiration japonaise, élaborée aux périodes Heian et Kamakura, le yamato-e. Le XVe siècle voit le yamato-e quelque peu supplanté par la peinture monochrome, à l'encre (Suiboku), inspirée de la Chine des Song et des Yuan, tandis que le déclin politique et financier de l'aristocratie, groupée autour de l'empereur, entrave l'activité des artistes de cour. La direction de ceux-ci passe alors à la famille Tosa qui prend la tête de l'e-dokoro, le Bureau de peinture de la cour impériale, assurant ainsi la continuité de l'art japonais traditionnel. Autre univers de prédilection des peintres de genre: la fête d'inspiration plus ou moins religieuse, mais prétexte à des manifestations on ne peu plus profanes. Les suites de paravents dénommés Rakuch ū-rakugai (Scènes de la vie quotidienne dans la ville et sa banlieue) en donnent des exemples hauts en couleur. Ceux de la collection Machida nous promènent, avec une minutie extraordinaire, dans les temples bouddhiques, les sanctuaires shintō, et jusque dans le retrait du palais impérial: les toits ont été ôtés, comme dans les vieux emaki, pour permettre au spectateur-voyeur de s'immiscer plus commodément dans le secret des familles. Au Musée national de Tōkyō, une autre série de Rakuch ū-rakugai, œuvre de Tosa Mitsunobu, montre comment se déroulent les fêtes shintō à Kyōto.

la bataille de Dan no Ura 1520 Kyoto

 

Retour