Portrait de Marie Cadenne 1684 Caen, musée des beaux-arts
Autoportrait au turban 1698 Perpignan, m. Hyacinthe-Rigaud
Portrait du comte de Coigny 1699 Caen, musée des beaux-arts
Portrait de Louis XIV en costume de sacre 1701 Paris, Musée du Louvre
     

Hyacinthe Rigaud, nait Jacint Rigau-Ros i Serra à Perpignan le 18 juillet 1659. Il est le plus célèbre portraitiste français de la période classique.

Petit-fils de peintres-doreurs en Roussillon, formé dans l’atelier paternel de tailleur d'habits, Hyacinthe Rigaud se perfectionne auprès d’Antoine Ranc à Montpellier dans les années 1671, avant de gagner Lyon quatre ans plus tard. C’est dans ces deux cités qu’il se familiarise avec la peinture flamande, hollandaise et italienne, celle des Rubens, Van Dyck, Rembrandt ou Titien, dont il collectionne plus tard les œuvres.

Arrivé à Paris en 1681, Il entre comme élève à l’Académie royale de peinture et de sculpture. En septembre 1682, il obtient le premier prix de peinture avec un tableau d’histoire, Caïn bâtissant la ville d’Enoch. Cependant, Charles Le Brun, alors premier peintre du roi et directeur de l'Académie, le dissuade de faire le voyage en Italie pour rester à Paris et y développer ses prometteuses qualités de portraitiste. En 1684, Rigaud est agréé à l’Académie mais, déjà débordé de commandes, il ne remettra son morceau de réception qu’en 1700. Il est reçu en qualité de portraitiste et de peintre d’histoire.

Il doit sa célébrité à la fidélité de la dynastie des Bourbons, dont il peint les effigies sur quatre générations. Le duc d’Orléans, frère du roi, puis son fils, le duc de Chartres, lui commandent leurs portraits. À l’exemple des princes de sang, toute la haute société défile dans l’atelier de Rigaud qui devient le peintre officiel de la cour. En 1701, Rigaud réalise le portrait baroque de Louis XIV en costume de sacre, conservé au Louvre.

En 1709, Rigaud est anobli par les consuls perpignanais ; cet anoblissement est confirmé par Louis XV en 1723 " tant en considération de la réputation qu’il s’est acquise dans son art, que pour avoir eu l’honneur de peindre la maison royale jusqu’à la quatrième génération". Reconnu comme un peintre de talent par ses pairs, il devient directeur de l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1733 :après avoir gravi tous les échelons de la carrière académique.

Il a côtoyé tous les grands ambassadeurs de son siècle et quelques monarques européens. Le nombre exact de tableaux peints par cet artiste reste disputé, car son catalogue est très fourni, mais les spécialistes s'accordent sur le fait qu’il a fréquenté plus de mille modèles différents. À cela s’ajoute le nombre élevé de copies consignées dans le livre de comptes de l’artiste, qui ne mentionne pourtant pas quelques centaines d’autres toiles retrouvées depuis sa publication en 1919.

Il recrute l'essentiel de sa clientèle parmi les milieux les plus riches, parmi les bourgeois, financiers, nobles, industriels et ministres. Son œuvre livre une galerie de portraits quasi complète des dirigeants du royaume de France entre 1680 et 1740. Une partie de sa production, cependant minoritaire, est néanmoins constituée de personnages plus discrets : proches, amis, artistes ou simples commerçants.

Il meurt à Paris le 29 décembre 1743, n’ayant jamais cessé de peindre.

 

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(1659-1743)
Classique