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Les glycines

1920

Les glycines
Claude Monet, entre 1919 et 1920
Huile sur toile 100 x 300 cm ; 100 x 300 cm
Paris, Musée Marmottan

À Giverny, le choix des plantes qui ornent son jardin appartient à Monet et révèle sa vision personnelle du jardin idéal. Sur le pont japonais qui traverse le bassin aux nymphéas, Monet fait ériger en 1905 un arceau sur lequel grimpent des glycines, importées de Chine et du Japon, qui retombent en « grappes blanches et mauves, d’un mauve léger qu’on dirait peint à l’aquarelle » (Elder, 2010).

Durant les années 1919-1920, Monet consacre à ce motif plusieurs toiles dont certaines sont sans doute destinées à décorer un pavillon situé dans le jardin de l’hôtel Biron (actuel musée Rodin), premier lieu destiné à accueillir les dernières œuvres du peintre. Les Glycines  auraient pu surplomber le tryptique L'agapanthe. Le projet a finalement été abandonné en 1921, au profit de l’aménagement de l’Orangerie des Tuileries.

Le musée Marmottan Monet conserve deux toiles de même format consacrées au motif des glycines. Elles donnent à voir des guirlandes de fleurs suspendues d’un bord supérieur à l’autre de la toile, qui retombent et flottent dans une atmosphère délicate de tons lilas. Conçues comme des frises, elles ne font apparaître aucun élément architectural. Le ciel est évoqué par les bleus et les violets dans une composition sans repère spatial, soulignant la dimension atmosphérique et immersive de ces œuvres.  Aux confins de l'abstraction et des arts décoratifs, les Glycines traduisent l'intérêt de Monet pour la tradition du panorama, qu'il transforme toutefois : le spectateur ne voit pas la scène à distance mais de près, ce qui lui permet de percevoir la texture picturale, dans une lumière naturelle et non théâtrale.

Source :Musée Mormotan

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