La création d'Adam
Michel-Ange 1510
Fresque, 280 x570.
Vatican, Chapelle Sixtine.

La quatrième scène dans l'ordre chronologique du récit, la création d'Adam, vaste scène qui vaut pour elle-même, sans Ignudi, ni prophète ni Sibylle.

Dans la doctrine cabalistique, Adam est issue de la main de Dieu par un contact affectueux entre les doigts du père et du fils. Augustin interprète allégoriquement l'événement comme une image de la Pentecôte et de la vie inspirée par l'Esprit saint dans le corps de l'Église, le doigt du Créateur transmettant ici à sa magnifique créature le souffle de l'Esprit, qui le fait ébaucher le geste de se soulever de la terre. La beauté, sans doute plus païenne que chrétienne, du premier homme fait penser aux divinités fluviales de l'antiquité romaine, et semble pressentir les statues qui figureront les quatre heures du Jour sur les tombeaux des Médicis, à San Lorenzo

L'éternel est entouré par l'ellipse (symbolisant 'l'oeuf cosmique ') de son manteau céleste et des anges, alors qu'Adam forme seulement un ovale inachevé.

Par les mains et les bras, l'étincelle créatrice passe d'une orbite à l'autre. L'amour rayonne du visage de Dieu et du visage de l'homme.

La figure du personnage enlacé par le bras gauche du créateur a intrigué les commentateurs : est-ce Eve encore non crée, ou Sophia la sagesse divine ?

 

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