Les Romains de la décadence 1847 Orsay, Paris

Thomas Couture, né à Senlis le 21 décembre 1815 et mort à Villiers-le-Bel le 30 mars 1879.

Aujourd'hui connu pour sa célèbre composition Les Romains de la décadence il a aussi été le professeur de Pierre Puvis de Chavannes et d'Édouard Manet. ce dernieri fréquentera son atelier pendant six ans et demi, avec des conflits incessants. Manet disait : "Je ne sais pas pourquoi je suis ici ; quand j'arrive à l'atelier, il me semble que j'entre dans une tombe (Paul Jamot, article "Manet" dans La Revue de Paris, 1932).

À 11 ans, Thomas Couture déménage avec sa famille pour Paris où il étudiera à l'École des Arts et Métiers puis a l'École des Beaux-Arts. En 1830, il entre dans l'atelier d'Antoine Gros puis de Paul Delaroche.

Il échouera six fois au prestigieux prix de Rom. Il juge alors que cela vient de l'École et non de lui. Thomas Couture obtiendra le 2e prix en 1837.

En 1840, il commence à exposer des toiles au Salon de Paris gagnant par ailleurs de nombreuses médailles pour son travail, notamment en 1847 pour Les Romains de la décadence. Peu après son succès, Thomas Couture ouvre un atelier indépendant pour défier l'École des Beaux-Arts en formant les meilleurs jeunes talents de peinture historique. Le 11 novembre 1848 il est fait chevalier de la légion d'honneur.

La technique novatrice de Thomas Couture attire l'attention et il reçoit des commandes de la part du Gouvernement et de l'Église pour des peintures murales dès la fin des années 1840 et au long des années 1850. Cependant il n'achèvera jamais les deux premières commandes, tandis que la troisième rencontre peu de succès. Exaspéré par cette réaction, il quitte Paris en 1860 et retourne à Senlis sa ville natale où il continue à enseigner. En 1867 il fait un pied de nez au monde académique en publiant un ouvrage détaillant ses propres idées et méthodes de travail.

Alors qu'un éditeur lui proposait d'écrire une autobiographie, Thomas Couture répondit par ces mots : La biographie est l'exaltation de la personnalité... et la personnalité est le fléau de notre époque.

 

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(1815-1879)
Académisme