L'annonciation 1633 Caen
Le voeu de Louis XIII 1637 Caen
L'Assomption de la Vierge 1638 Grenoble
La Samaritaine 1648 Caen
Ex-voto 1662 Louvre
     

Philippe de Champaigne nait le 26 mai 1602 à Bruxelles dans une famille pauvre. Jeune, il refuse d'intégrer l'atelier de Rubens à Anvers. C'est un élève de Jacques Fouquières, peintre paysagiste à Bruxelles. Il souhaite visiter Rome mais s'arrête à Paris en 1621, se fixe au quartier latin au collège de Laon où il se lie d'amitié avec Nicolas Poussin et travaille chez les maniéristes Georges Lallemand et Nicolas Duchesne, dont il épouse la fille en 1628. Il quitte l'atelier de Lallemand vers 1625 et commence à travailler pour son compte. Ayant regagné Bruxelles il est rappelé un an plus tard par Claude Maugis, intendant des bâtiments de Marie de Médicis pour participer à la décoration du palais du Luxembourg, dont les pièces maîtresses sont une série de grand tableaux relatant la vie de la commanditaire par Rubens. Champaigne y peint plusieurs fresques des plafonds. Il décore également le carmel du faubourg Saint-Jacques, l'un des chantiers préférés de la reine mère. L'église a été détruite lors de la Révolution française mais plusieurs tableaux, conservés dans des musées, pourraient faire partie de la décoration originale (Présentation au temple à Dijon, Résurrection de Lazare à Grenoble, Assomption de la Vierge au Louvre).

Après la mort de son protecteur Duchesne, il travaille pour la reine mère, Marie de Médicis, ainsi que pour Richelieu. Il est le seul peintre autorisé à peindre le cardinal de Richelieu en habit de cardinal : il le représente onze fois. Il est, avec Simon Vouet, l'un des deux peintres les plus réputés du royaume. Il reçoit en 1629 ses « lettres de naturalité ». Il décore le Palais-Cardinal, le dôme de la chapelle de la Sorbonne et d'autres bâtiments à Paris, dont l'église Saint-Germain-l'Auxerrois. Il fait plusieurs tableaux pour la cathédrale Notre-Dame-de-Paris dont son vœu de Louis XIII, datant de 1638. Il y dessine également plusieurs cartons pour des tapisseries. Ses talents lui méritent la place de premier peintre de la reine et une pension de 1 200 livres. Il est reçu en 1648 membre fondateur de l'Académie royale de peinture et de sculpture.

À partir de 1648, il se rapproche des milieux jansénistes et devient le peintre de Port-Royal à Paris, puis de Port-Royal-des-Champs où il exécute une série de tableaux.

Après 1654, il se heurte à la concurrence de Charles Le Brun. Il décore l'appartement d'Anne d'Autriche au Val-de-Grâce ainsi que le réfectoire de cet hôpital (Le Repas chez Simon le pharisien, 1656, Nantes, étant le plus grand des cinq tableaux prévus pour l'endroit). Il est nommé professeur en 1655. En 1657, il peint une série de trois grands tableaux pour l'église Saint-Gervais-Saint-Protais de Paris sur la vie des deux saints dont l’Apparition à Saint Ambroise et la translation des corps des deux saints, les deux toiles étant au musée du Louvre. À partir de 1654, il participe à la décoration des Tuileries, cette fois sous la direction de Charles Le Brun.

À la fin de sa vie, son activité pédagogique devient plus importante : même si aucun écrit ne subsiste de sa main, il existe des transcriptions de plusieurs de ses conférences, publiées par André Félibien en 1668. Il y commente plusieurs œuvres dont celles du Titien, participant ainsi au débat entre coloristes et dessinateurs et prônant une attitude modérée

 

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(1602-1665)
Classique