Retable de saint Barnabé

1488
The Virgin and Child with Four Angels and Six Saints
(Pala di San Barnaba)
Sandro Botticelli, 1488
Tempera sur bois, 268 x 280 cm
Florence, Galerie des Offices

Cette commande de la plus riche des confréries de Florence, celle des médecins et apothicaires, était destinée à leur église, celle de saint Barnabé, protecteur de la médecine.

L'architecture, à la fois concise et majestueuse, est l'une des meilleurs réalisations de Botticelli dans ce domaine. Sur les côtés du rideau, très finement dessiné dans deux tondos, les deux figures de l'Annonciation, l'ange et la Vierge.

De gauche à droite sont disposés Sainte Catherine d'Alexandrie, Saint-Barnabé, un saint non identifié et Saint-Jean-Baptiste, saint Ignace d'Antioche et saint Michel Archange.

Les anges de chaque côté du trône portent la couronne d'épines et les clous de la croix, symboles qui font référence à la passion du Christ. Le même type de visage est utilisé pour la figure délicate de la Vierge et pour saint Michel en armure, archange dans toute la beauté de sa jeunesse.

Sur les marches du trône de la Vierge, il y a, pour la première fois dans l'histoire de la peinture, une inscription en italien. C'est une citation de La divine comédie de Dante («Vierge Mère, fille de ton Fils», chant XXXIII du Paradis) première des marques de l'intérêt de Botticelli pour le poète.

Qautre tableaux de la predelle sont conservés : la vision de saint Augustin (20 x 38), le Christ au tombeau (21 x 41), Salomé avec la tête de saint Jean baptiste (21 x 40,5 cm) et l'extraction du coeur de saint Ignace (21 x 40,5).

Selon la légende, saint Augustin, alors évêque, réflécissant au mystère de la Sainte Trinité, rencontra un enfant sur la plage qui utilisait une cuillère pour transférer les eaux de l'océan dans un petit trou. Quand saint Augustin lui expliqua que cela n'était pas possible, l'enfant répliqua que c'était beaucoup plus insensé encore que d'essayer de trouver une explication à ce mystère de la Trinité.

Tout en étant martyrisé, saint Ignace dit à ses bourreaux qu'ils trouveraient le nom du Christ écrit sur son cœur. Après sa mort, deux chrétiens firent une curieuse tentative pour savoir si cela était vrai. Ils ont découvert, miraculeusement, l'inscription en lettres d'or, invisible dans le tableau, sur son cœur.

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