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Aile Lacour






Aile Bonheur

En France, le romantisme naît en réaction contre le néoclassicisme à la mode sous la Révolution et l'Empire.
A la Restauration, Bordeaux a été la première ville française ralliée à Louis XVIII. Le grand tableau de Gros, offert par le roi, en rappelle ici le souvenir. Précurseur génial du romantisme sous l'Empire, Gros, à partir de 1815, revient à une manière plus sage. Lethière et Mauzaisse illustrent eux aussi les derniers feux du classicisme, même si les sujets qu'ils traitent, empruntés au Moyen-Âge, dénotent une inspiration nouvelle.
Le romantisme met au cœur de ses préoccupations l'être humain dans son individualité, avec ses passions, ses nostalgies et ses souffrances. Dans son versant tragique, il place l'homme face à sa mort, qu'il s'agisse de tragédie historique, de drame personnel ou de combat contre les éléments déchaînés. Dans une déclinaison plus aimable, il célèbre l'individualité du génie artistique.
Le rôle de Delacroix, dans le mouvement romantique, est central : La Grèce sur les ruines de Missolonghi en est un des manifestes politiques et esthétiques.

Le réalisme naît en 1848, dans le sillage des révolutions sociales qui bouleversent l'Europe. Mouvement littéraire et artistique, il promeut la réalité contemporaine, dans sa dimension la plus immédiate et la plus humble, en privilégiant des sujets simples, tels le paysage et la vie rurale.
Gustave Courbet est souvent cité comme le chef de file du mouvement. Même si le musée ne conserve pas d'œuvre de sa main, son influence se retrouve chez de nombreux paysagistes de l'Ecole de Bordeaux, tels Auguin et Chabry.
La peinture animalière, apparentée au paysage, connaît un regain remarquable au XIXe siècle. Bordeaux a vu naître deux des plus grands peintres animaliers du siècle, Brascassat et Rosa Bonheur - qui est aussi sculpteur. On doit leur ajouter Princeteau, né à Libourne.
Au mouvement réaliste est souvent associée la naissance du paysage moderne, avec Corot, Daubigny, Huet et Boudin. En Normandie, en Ile-de-France (à Barbizon notamment), mais aussi en Saintonge ou en Aquitaine, ces peintres se sont attachés à restituer les effets de la lumière dans la nature, ce qui les associe aux origines de l'impressionnisme.




