Electro, de Krafwerk à Daft Punk
Du 9 avril 2019 au 11 août 2019
Espace d’exposition – Philharmonie

L’aventure de la musique électronique est avant tout une histoire d’hommes et de femmes qui, depuis les inventeurs d’instruments du début du XXe siècle jusqu’aux producteurs pionniers de la techno de Détroit en passant par les compositeurs de l’âge des studios de recherche, ont imaginé la musique de l’an 2000. Cette esthétique futuriste traduit l’esprit visionnaire d’artistes qui puisèrent tour à tour leur inspiration dans l’idéalisme du progressisme scientifique, l’espoir d’une culture neuve bâtie sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale, l’imaginaire de la science-fiction, et enfin l’idée, plus utopique, d’une possible expansion de notre conscience et de nos capacités grâce à une fusion harmonieuse entre l’homme et la machine. L’imaginaire d’innovation qui l’a guidée depuis ses origines perdure à travers ses croisements avec l’art numérique et la vague des « live audiovisuels », ainsi que la créativité d’une génération de luthiers qui imagine, à nouveau, les instruments de demain.

I - Frise chronologique

1901-1967. Les fous du son. De nombreux instruments utilisant les découvertes liées à l'énergie électrique apparaissent entre la fin du 19e et le début du 20e siècle. Les premières mélodies jouées sur ces instruments sont issues du répertoire classique et populaire. Il faut attendre les années 1960 pour voir apparaitre une véritable musique électronique que l'on doit aux recherches de compositeurs et de luthiers visionnaires.

1901 : première démonstration du Telharmonium de l'américain Thaddeus Cahill, un instrument électromécanique pesant près de 200 tonnes et mesurant 17 mètres de long.

1913 : parution de L'art des bruits, manifeste futuriste de Luigi Russelo qui appelle à l'orchestration de tous les bruits notamment les moteurs, les soupapes, les pistons et les sons stridents des scies mécaniques.

1920 : le theremin vox, du russe Lev Termen, est le premier instrument électronique adopté par les musicien grâce à sa portabilité et sa musicalité.

1935 : présentation de l'orgue Hammond, instrument électromécanique qui connait bientôt un succès populaire au delà des musiques savantes comme d'autres inventions du même luthier, Laurens Hammond, comme le Novachord ou le Solovox.

1939 : création Imaginary Landscape No. 1 (8'46)de John Cage, pièce pour piano, cymbale, tourne-disques et sons électroniques.

1941 : Le français Georges Jenny met au point l'ondioline, un instrument capable d'imiter cordes, cuivres et claviers

1946 : l'américain Raymond Scott fonde un studio de création et de lutherie électronique, compose pour l'audiovisuel et invente des modèles précurseurs d'orgue, de séquenceur et de synthétiseur.

1957 : le studio de musique électronique de Columbia-Princeton, près de New York s'équipe du premier synthétiseur programmable : RCA Mark II (Milton Babbitt, Peter Mauzey, Vladimir Ussachevsky)

1963 : L'ingénieur Don Buchla conçoit à San Francisco, le prototype du 100 series, un synthétiseur dit modulaire, dépourvu de clavier

1967 : Lors du festival de Monterey, le synthétiseur 900 series de Robert Moog, séduit une nouvelle génération de musiciens pop

1948-68 : Les studios de recherche. Les premières expérimentations musicales électroniques débutent après guerre dans le cadre de studios de recherche fondés au sein de stations de radio ou de télévision, d'universités ou de grandes entreprises technologiques (Bell, Philipps, Siemens) en Europe (Paris, Cologne, Milan) aux Etats-Unis( New York, San Francisco) ainsi qu'au Japon et en Amérique du Sud

1948 : Premier "concert de bruits" de Pierre Schaeffer au Studio d'essai de la radiodiffusion française

1951 : Fondation du GRMC (Groupe de Recherche de Musique Concrète, futur GRM), un studio qui accueille des compositeurs novateurs comme Pierre henry, Bernard Pammegiani, Beatriz Ferreyra, François Beyle ou Luc Ferrari.

1951 : Fondation du studio Für Elektronische Musik de Cologne où enregistraient Henri Pousseur, Mauricio Kagel et Karlheinz Stockhausen.

1956 : Les premiers instruments utilisés par les studios de recherche sont des outils scientifiques ou techniques détournés de leurs usages premiers: oscillateurs, générateurs de fréquences et modulateurs en anneau. Le magnétophone est l'outil indispensable à tout studio de recherche. Il permet l'enregistrement mais aussi le montage des sons et la réalisation d'effets sonores

1957 : L'ingénieur Max Matthews met au point au laboratoire Bell, le premier logiciel de synthèse musicale, Music I, fonctionnant sur un imposant ordinateur IBM 704

1958 : Création du BBC radiophonic workshop consacré à la création de jungles et de musiques d'illustration pour les programmes de la station britannique

1958 : Edgar Varese compose le Poème électronique, pour l'Exposition universelle de Bruxelles en 1958. Enregistré sur une bande à trois pistes et diffusé sur 350 haut-parleurs disposés dans le pavillon fut détruit à la fin de l'Exposition

1967 : Silver apples of the moon de Morton Subotnick est l'une des premières compositions électroniques commandées par une maison de disques et commercialisées.

1967: Pierre Henry et Michel Colombier, les jerks électroniques pour la messe pour le temps présent et les musiques concrètes pour Maurice Béjart.

1968 : Wendy Carlos Switched-On Bach, premier succès populaire de la musique électronique

1968-1982. Musique cosmique et planante. A partir de 196 les innovations de la musique savante se rependent à travers le cinéma et la pop avant de donner naissance à une musique populaire électronique, mélodieuse et pulsée, parfois qualifiée de cosmique ou planante dont témoignent les albums de Jean-Michel Jarre, Tangerine Dream, Vangelis ou Kraftwerk

1970 : Ralf Hütter et Florian Schneider installent leur studio de production audiovisuelle Kling Klang à Düsseldorf et forment leur projet multimédia Kraftwerk.

1970 : Concert de Sun Ra à la Fondation Maeght qui ouvre de nouvelles voies pour le jazz

1974 : Avec Snowflakes are dancing, le compositeur japonais Isao Tomita transmet avec l'aide de l'électronique les œuvres de Claude Debussy. Succès et scandale du concert du groupe phare de la kosmische musik, Tangerine Dream à la cathédrale de Reims. Expériences pionnières du groupe français Heldon, fondé par Richard Pinhas qui mêle guitare et séquences hypnotiques de synthétiseurs

1977 : Tube international "Magic fly" de Space (Didier Marouani) apporte l'énergie de la disco aux timbres planants des synthétiseurs.

1978 : Brian Eno conceptualise "l'ambient", une musique électronique aux sonorités éthérées "qui entend susciter le calme" ainsi "qu'un espèce pour penser".

1979 : Lors du du 14 juillet, le concert en plein air de Jean-Michel Jarre place de la Concorde à Paris rassemble plus d'un million de spectateurs

1982 : Bande originale de Blade Runner de Ridley Scott composée par Vangelis.

1977-1986. Post-punk, synth-pop & disco. Avec l'arrivée de synthétiseurs japonais bon marché, l'électronique se démocratise définitivement auprès du grand public, dans les discothèques comme à la radio à travers la disco de Giorgio Moroder, la vogue de l'électro-funk ainsi qu'avec les tubs de la synth-pop britannique signée par des formations comme Depeche Mode ou New Order.

1977 : Avec I feel love chanté par Donna Summer, Giorgio Moroder invente une nouvelle forme de dance-music dont les séquences et les mélodies syncopées sont générées à l'aide de synthétiseurs

1978 : Avec Robots et The Model, singles extraits de l'album The man-machine de Kraftwerk imposent une forme poétique de pop robotique et moderniste

1979 : Mise sur le marché du Fairlight l'un des premiers modèles de samplers, bientôt expérimenté par Jean-Michel Jarre, Yello, Art of noise, Ryuichi Sakamoto

1979-1981 : R.A.F. et liaisons dangereuses issus de la Neue Deutsche Welle (New wave allemande explorent une electronique froide, dansante et hyptnotique.

1981 : La discopuissante et synthétique du "Magatron man" de Patrick Cowlay annonce les futures musiques house et techno.

1980-1982: La pop française puise son énergie et ses mélodies dans les synthértsurs avec Mathématiques modernes, Kas Product, Martin Dupont ou le splsu populaires Etienne Daho, Elli et Jacno et Taxi girl.

1982-1984 : Aux Etats Unis : Man Parrish, The Jonzun Crew ou New days expérimentent, l'électro-funk dont les rythmiques s'inspirent de la musique noire américaine et des inventions de Kraftwerk

1983 : Blue monday de New Order, hit synth-pop par excellence

1983 : Rockit extrait de l'album Future Shock du jazzman Herbie Hanckcock est un tub international

1986-2001. L'âge d'or de la House et de la Techno. La vague électro actuelle dont les genres fondateurs sont la House et de la Techno nait au sein d'une communauté de musiciens et DJ noirs américain à Chicago, Detroit et New York. Elle s'établit en Europe dans les clubs gays avant de se développer grâce aux raves-parties et donner naissance à de nombreuses scènes locales et nationales à l'image de la french touch ou de la techno berlinoise.

1986 : La house music, du nom du club noir et gay, Le Warehouse, nait à Chicago. Le compositeur Frankie Knuckles (1955-2014) qui y officie pendant quelques années prétend que "la house est la vengenace du dico". Lorsque celui-ci cessa d'être à la mode, quelques DJ afro-américains continuèrent à defendre ce style , se mettant à bricoler sans budget, avec juste une voix, un synthétiseur et une boîte à rythmes, une forme de disco rudimentaire pour alimenter leur soirées.

1987 : Avec Acid Tracks de Phuture, Le synthétiseur Roland TB-303 de la firme Roland, Roland devient l'instrument fondateur de l'acid venue de Chicago.

1988 : La compilation Techno ! The New Dance Sound of Detroit de Kevin Saunderson, Juan Atkins et Derrick May, les Belleveille Three, du nom de leur ville à la périphérie de Detroit, lance la techno. Alors que la house de Chicago, inspirée du disco, est une musique simple destinée d'abord à faire danser, la techno de Detroit est une musique plus sophistiquée réalisée avec davantage d'instruments, tantôt mélancolique, tantôt hardcore, inspirée de la funk electronique de George Clinton et de l'univers synthétique de Kraftwerk.

1989 : L'arrivée du logiciel Cubase, couplé aux capacités de l'ordinateur Atari ST et de la technologie MIDI, permet le développement et la démocratisation du home-studio, "le studio chez soi"

1992 : En mai, le Castlemorton Common Festival, rassemble 18 000 "hippies et nomades" dans petit village du Worcestershire et fait scandale entrainant une séries de répressions contre l'esprit de la fête libre.

1993 : I can't get no sleep des Masters At Work , chanté par India, est le sommet de la house et du style garage new yorkais.

1996 : Cassius, le duo Hubert « Boom Bass » Blanc-Francard et Zdar (Philippe Cerboneschi, impose la French Touch (un mélange coloré et joyeux de house, de disco, de hip-hop down tempo et d’easy listening), Zdar en 1992, mettant pour la première fois les pieds dans une rave baptisée Trans Body Express, sur une péniche parisienne a vu la lumière d’une nouvelle musique uniquement fabriquée à partir de synthétiseurs, de boîtes à rythmes et de samplers. Résultat quasi immédiat, il publiait l’année suivante à compte d’auteur, sous l’alias Motorbass, un premier maxi vinyle, Transphunk, en compagnie d’Etienne de Crécy, autre future figure de la French Touch, avec qui il louait un appartement.

1997 : Le PowerBook G3 de Apple possède la puissance nécessaire pour que les musiciens puissent jouer sur scène avec un ordinateur portable

1998 : La première techno parade, organisée en réaction contre les nombreuses interdictions touchant les soirées électro, rassemble près de 200 000 personnes dans les rues de Paris

1999 : Créé en 1999 par un groupe de techno allemande, Monolake, et commercialisé en 2001, le logiciel Ableton Live permet aux musiciens à la fois de composer et de jouer sur scène.

1999: La Love parade de Berlin réunit près d'un million et demi de participants dans les rues de la capitale allemande au son de la techno, de la trance et du hardcore.

2000: One more time de Daft Punk et Romanthony est l'un des plus grands succès international de la house. Jaguar de Underground Resistance et DJ Rolando est l'un des plus grands succès international de la techno de Detroit.

2001 : La crise du disque vient mettre un terme temporaire à l'extension de l'électro avant que cette musique en connaisse un nouveau succès mondial dix ans plus tard

2001 : Les DJ adoptent en masse la platine CD, CDJ-1000 de Pioneer qui supplante la platine vinyle Technics MKII qui dominait alors le marché

2001-2020. Avec la crise du disque et le retour du rock, l'électro subit en occident un recul créatif et économique alors qu'elle s'implante sur les autres continents. Elle connait dans les années 2010 un nouveau succès avant d'atteindre le grand public américain, lui assurant un immense rayonnement culturel ainsi qu'un profond impact sur le marché de la musique et l'économie du spectacle

2004 : Ouverture du Berghain à Berlin, un club emblématique de la scène de la ville qui elle-même deviendra la capitale mondiale de la scène électro.

2005: Lancement de youtube, service en ligne favori d ela génaration électro, qui contribue à la mondialisation du phénomène

2005 : La troisième édition du festival Inox de Barcelone rassemble plus de 17 000 personnes en trois jours à la Dune. On y entend Calinda, tube planétaire de Laurent Wolf, Erick Morillo, créateur du label Subliminal et David Guetta.

2007 : La tournée Alive des Daft punk et le dispositif du square cube, conçu par 1024 architecture pour Etienne de Crécy, popularisent un nouveau modèle scénographique pour les concerts électro.

2010 : Le festival électro Daisy carnival rassemble plus de 185 000 personnes à Los Angeles au son du dubstep (mélange souvent strident de la pop commerciale et de la musique éléctronique) et de l'EDM (Electronic Dance Music).

2012 : Pour les DJ, la clé USB remplace le CD qui avait lui-même remplacé le disque vinyle.

2019 : L'intelligence artificielle incarne-telle l'une des technologies musicales du futur ?

 

II - Focus

New York est considérée comme la ville qui a inventé la discothèque moderne et la culture des clubs. C’est pendant l’ère du disco, au cours des années 1970, dont témoignent les photos de Bill Bernstein, que les fondements esthétiques et techniques de la culture électro s’inventent ou se démocratisent. Le début des années 1990 marque l’âge d’or de la house new-yorkaise, grâce à sa musique énergique et festive, mélodieuse et vocale, dont les racines puisent dans l’héritage du disco et des musiques afro-américaines, devenant dès lors l’une des matrices de la dance music moderne.

Detroit est considérée comme le berceau de la techno. Proche à l'origine de la house de Chicago, ce style musical dont les influences se situent aux croisements du funk et de la pop électronique européenne, émerge à partir de la fin des années 80 dans une ville durement touchée par la crise de l'industrie automobile. Ente bâtiments abandonnées et maisons vidées de leurs habitants, la techno a construit son imaginaire sur les ruines de la splendeur passée de la ville tout en puisant son inspiration dans les innovations promises par les technologies de l'avenir ainsi que dans les utopies de la science-fiction. Les artistes de la techno de Detroit, comme le collectif Underground Resistance, ont de la sorte imaginé une musique aux tonalités futuristes et aux percussions énergiques et, on l'oublie souvent aux accords rêveurs et aux climats mélancoliques

A la fin des années 80, le Royaume-Uni découvre les premiers disques de house music en provenance de Chicago. Au cours de rave parties et de fêtes sauvages, la jeunesse danse jusqu'au matin, plongée dans une bulle hédoniste. Une décennie après le punk, cette révolution bouscule à nouveau les codes de la société britannique. En deux années, 1987 et 1988, ce second "summer of love" (en référence aux milliers de hippies qui ont convergés vers San Francisco en 1967) marque son époque. Il démocratise la culture de la danse, mélange els couches sociales et s'affirme comme une réaction libératrice face à la crise économique et à l'autoritarisme de Margaret Thatcher. Un mouvement pacifiste dont la figure du simley et le terme acid deviennent des symboles de ralliement.

Live AV ou le concert réinventé. Mises en scènes poétiques et lumineuses, dialogue entre musique et art numérique, shows hypnotiques et installations immersives, architectures de lumière et d'écrans démultipliés, depuis les années 2000, les concerts de la scène électronique (Etienne de Crécy, Daft punk, Vitalic, Alva Noto) se distinguent par des scénographies qui font une large place aux correspondances entre formes visuelles et sonores. Souvent appelés Live AV (pour audiovisuel) cette approche permet aux musiciens électros de pallier, sur scène, à l'absence de geste instrumental lorsqu'ils manipulent ordinateur et synthétiseurs. Une tendance que les artistes Jean-Michel Jarre ou Krafwerk avaient initiée dès les années 70.

Berlin occupe une place à part dans l’imaginaire de la culture électro. Dès 1989, la techno joue en effet le rôle de ciment culturel pour la jeunesse allemande et accompagne tout le processus de réunification. Des clubs comme le Tresor, le Watergate et désormais le Berghain y célèbrent une nouvelle musique, la techno, ainsi qu’une nouvelle liberté de mœurs. Avec « I’ve Never Been To Berghain », l’artiste Philip Topolovac a créé une sculpture qui évoque l’architecture imposante du lieu et les activités secrètes qu’elle abrite. La ville doit aussi son statut de capitale moderne et symbolique de la scène techno grâce à une vaste diaspora internationale de musiciens, d’artistes, de freaks et de DJ, documentée par le photographe George Nebieridze à travers son installation Berlinights, The Occasional Feel-Good.

Composé de Pier Schneider et François Wunschel, le duo d’artistes 1024 Architecture est, depuis dix ans, l’auteur de nombreuses installations audiovisuelles et de dispositifs scéniques dans lesquels se mêlent conception architecturale, programmation informatique et musique électronique. Concepteurs de la scénographie, 1024 présente plusieurs de ces oeuvres marquantes comme Square Cube, dont la maquette est présentée dans l’exposition, le Walking Cube et Core. Cette dernière, spécialement imaginée pour la Philharmonie de Paris, est une installation immersive et lumineuse, et constitue le coeur battant du parcours : une invitation à la danse et à la contemplation hypnotique.

III - Bande son

ÉTIENNE DE CRÉCY : Concert enregistré à la Philharmonie de Paris (Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie) le 13 avril 2019

ARNAUD REBOTINI ET LE DON VAN CLUB JOUENT 120 BATTEMENTS PAR MINUTE Concert enregistré à la Philharmonie de Paris (Salle des concerts - Cité de la musique) le 14 avril 2019

Le célèbre DJ Laurent Garnier a été invité à créer la bande-son de l’exposition. Il a conçu onze mix de trente minutes environ, qui racontent à leur manière l’histoire de la dance music, depuis le disco newyorkais des années 1970 jusqu’à la techno futuriste des années 2010. Le DJ et musicien français, qui a débuté sa carrière en 1987, est l’un des pionniers et l’une des figures tutélaires de la scène techno internationale, grâce à son label F Communications, dont il fût le cofondateur dès 1994, à ses nombreux albums comme 30 (1997), Unreasonable Behaviour (2000) ou ses tubes comme « Crispy Bacon » ou « The Man With The Red Face ».

Detroit Mix (28'): L’esprit de la techno de Détroit, entre funk robotique et mélancolie, mixé par Laurent Garnier.

French mix (32'): Des origines de la French Touch, en 1994, à nos jours, Laurent Garnier explore les métamorphoses de la scène électro française.

Second Summer of Love mix (26') Laurent Garnier mixe la bande-son des raves-parties clandestines et des premières soirées house britanniques qui ont révolutionné la culture du pays à la fin des années 1980.

John Cage : Imaginary Landscape No. 1 (1939, 8'46)
Pierre Schaeffer : Étude pathétique (1948, 4'01)

Edgard Varése : Poème électronique (1958, 8'01)
Dick Raaijmakers : Tweeklank (1959, 5')

Kraftwerk : Numbers (1981, 2009 Remastered Version, 3'21)
Herbie Hancock : Rockit (1983, 5'35)