La nuit d'en face
2012
Genre : Film expérimental

Festival de Cannes 2012,  quinzaine des realisateurs (La noche de enfrente). D'après les contes La nuit d'en face et Jambe de bois d'Hernan del Solar. Avec : Christian Vadim (Jean Giono), Sergio Hernández (Don Celso Barra), Valentina Vargas (Nigilda), Chamila Rodríguez (Rosina), Santiago Figueroa (Celso enfant), Pedro Villagra (Long John Silver), Sergio Schmied (Beethoven). 1h47.

Antofagasta, un port situé tout au nord du Chili, de nos jours avec ses immeubles récents et ses centres commerciaux que les personnages semblent ignorer. Jean Giono vient d'y emménager car il aimait le son du mot Antofagasta et il a décidé de finir sa vie en étant professeur de français au lycée.

Don Celso Barra suit les cours de français donnés par son ami Jean Giono qui ne semble pas s'inquiéter de ce que ses romans continuent d'être publiés sans lui en France. Don Celso Barra est un vieil homme qui va être mis à la retraite. Il attend celui qui viendra le tuer. En attendant Don Celso retrace sa vie depuis un studio d’enregistrement radio et se souvient de son enfance. Il fut traumatisé par un 1/20 en mathématiques qu'il tenta vainement de faire modifier par son professeur et pour lequel il craignait une correction chez lui. Car Don Celso savait tout, le nom des compositeurs et leurs œuvres et parlait même à Beethoven mais aussi à Jambe de bois, le capitaine, un personnage de Stevenson, à la tête de Rhododendron le brigantin ou un hôte minable de la pension de Nigilda, que Don Celso aima.

Pour parler de tout cela, Don Celso se promène avec Giono dans Antofagasta mais l'heure de la retraite approche comme celle de la mort...

Ruiz s’immerge dans le monde poétique de l’un des écrivains les plus secrets et les plus surprenants de la littérature chilienne, Hernan del Solar, membre éminent du groupe d’écrivains "Imaginistes". Ceux-ci cherchèrent à innover avec une littérature imaginative et contemplative qui avait déjà été pratiquée par Augusto d’Halmar et Federico Gana. Dans les oeuvres de Del Solar coexistent le quotidien et l’onirique, la tendresse et la cruauté, les évocations littéraires et l’omniprésence de l’univers de l’enfance. Ses fictions imposent une double lecture permanente. Elles exigent, à la fois, d’y croire et de cesser d’y croire. Le film se passe dans un monde "imaginiste" dans lequel le monde réel (dans le film, Giono habite aussi en France et publie des romans) et le monde imaginaire (dans lequel le voyage eut lieu) coïncident, convergent et divergent.

 

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