(1905-1969)
85 films
   
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histoire du cinéma : abstraction lyrique

Mikio Naruse est né à Tokyo le 20 août 1905. Issu d'une famille modeste, il découvre dès son plus jeune âge la littérature japonaise. Orphelin très jeune, il quitte l’école à 15 ans et intègre la Shochiku comme accessoiriste, par nécessité plus que par ambition. Il s'ouvre peu à peu au cinéma étranger, notamment européen, mais son inspiration demeure résolument japonaise.

En 1926, devenu assistant réalisateur, il travaille aux côtés de Heinosuke Gosho (qui réalise en 1931 Madame et ma voisine, premier film parlant au Japon). Ce dernier participe en 1930 au montage du premier long-métrage de Naruse, L'Amour c'est la force. Toutefois le jeune réalisateur doit attendre 1932 et la sortie de Réussis, puis de Printemps gâché pour obtenir la reconnaissance de ses pairs.

Prolifique, il alterne comédies et mélodrames (22 films muets de 1930 à 1934) et intègre la Toho (alors Photo Chemical Laboratory) en 1935. Il réalise ainsi son premier film parlant, Trois soeurs au coeur pur, puis l'acclamé Ma femme, sois comme une rose.

Le jeune Akira Kurosawa travaille comme assistant sur Avalanche en 1937. La même année, Mikio épouse la comédienne Sachiko Chiba.

Les premiers films de Naruse révèlent un metteur en scène à l'aise avec la comédie qui, parfois, tend même vers le burlesque ; ils témoignent aussi d'une forte aspiration au bonheur, comme le suggère par exemple la manifeste bienveillance du réalisateur vis-à-vis du progrès.

Mais bien vite le contexte politique et le militarisme envahissant freinent sa carrière, et la guerre y met un terme provisoire. Ces années difficiles vont s'avérer déterminantes dans le regard porté par le cinéaste sur l'humanité. De plus son union malheureuse avec Sachiko, dont naît pourtant un fils, plonge Naruse dans une dépression profonde. La mélancolie s'affirme dès lors au centre de son œuvre.

A partir des années 50, le cinéaste affine sa démarche et se spécialise dans le shomin geki, genre qui vise à dépeindre le quotidien du petit peuple.

Contrairement à la plupart des metteurs en scène de l'époque, il ne se montre guère intéressé par le cinéma de guerre; dans Okuni et Gohei, tourné en 1952, il dresse le portrait d'un samouraï craintif, presque poète, joueur de flûte occasionnel ; son insoumission au code d'honneur des vrais guerriers, son romantisme en font un héros inhabituel, lunaire et poétique.

Tel est le message de ses films : la vie naît des sentiments seuls, qu'il ne faut pas laisser étouffer par des règles et des principes inutiles.

De fait Naruse est un réalisateur engagé. Ses films, sans s’appuyer sur des évènements historiques concrets, constituent une véritable étude des symptômes d’après-guerre.

La famille devient dès lors son thème de prédilection. Dès Le Repas (1951, tiré d'une oeuvre de Hayashi Fumiko), le cinéaste s'attache à dépeindre les crises les plus violentes comme les plus sourdes avec finesse, voire douceur, et une économie d'effets d'une étonnante efficacité. Les mots sont rares, et l’essentiel provient du regard et des gestes, caractéristique probablement héritée de ses débuts dans le cinéma muet.

La parenté avec l'oeuvre intimiste d'Yasujiro Ozu est évidente. A travers l’allégorie de la famille, ses déchirures, ses sacrifices et ses réconciliations, apparaît en filigrane toute une réflexion, parfois violente, sur la société japonaise. Sont ainsi implicitement évoquées la reconstruction ou l’économie instable du pays, à travers la dégradation ou la platitude des relations humaines.

Naruse reste également fidèle à un thème qu’il traitait déjà à ses débuts : la condition féminine. Quel que soit leur âge, les femmes sont les véritables héroïnes du cinéaste, comme en attestent les titres de ses films : Mari et femme, La mère, Frère et sœur mettent en scène des femmes fortes, idéalisées, dotées de la conscience et de la lucidité les plus aiguës. Les hommes, quant à eux, sont régulièrement décrits comme des lâches, des rustres ou tout simplement des êtres inadaptés, en quête de repères.

La Mère résume à lui seul les obsessions et la subtilité de Naruse, proposant une superbe galerie de personnages féminins confrontés à la disparition du fils aîné, puis du père. Avec une économie de moyen et un art de la suggestion peu communs, le cinéaste impose à travers le point de vue d’une adolescente une réflexion cruelle sur les étapes de la vie. On retrouve dans ce film la célèbre actrice Kinuyo Tanaka, mais aussi la fidèle Hideko Takamine.

Le couple est aussi au centre des préoccupations de Naruse, (Un couple, Au gré du courant), souvent décrit à travers le regard des enfants.

Au cours des années 60, le réalisateur reste fidèle à ses obsessions, toujours attaché à dépeindre un univers sobre et poétique où la femme occupe une place essentielle (Quant une femme monte l’escalier en 1960 ou Une vie de femme en 1963). En 1967 sort son dernier portrait de femme, Nuages épars. Naruse meurt le 2 juillet 1969.

Réception publique


Contradictoirement, l'œuvre du cinéaste, teintée d'une sensibilité que l'on serait tenté de qualifier d'européenne, s'est très rarement inspirée de l'Occident. Là où Akira Kurosawa, par exemple, se réapproprie Shakespeare, Gorki ou Dostoëvski pour mettre en scène des contes typiquement japonais, Naruse s'intéresse exclusivement à la littérature de son pays : Saisee Murro, Kawabata Yasunari, et bien sûr la romancière Hayashi Fumiko qu'il adapta à six reprises au cinéma pour Le Repas (1951), L'Éclair (1952), L'épouse (1953), Chrysanthèmes tardifs (1954) et Nuages flottants (1955) est peut-être à l'origine de sa reconnaisance tardive en occident. Sorti à Paris fin 1954, La Mère (1952) fut, durant de nombreuses années, le seul film de Mikio Naruse connu par le public français. La redécouverte et la consécration ultérieure du cinéaste japonais aboutiront à la présentation par la Cinémathèque française, au début de l'année 2001, de 37 de ses 85 films

Akira Kurosawa et Kenji Mizoguchi sont reconnu dès les années 50, et Yasujiro Ozu en 1978 avec la sortie de Voyage à Tokyo. Naruse devra lui attendre 1993 pour une véritable reconnaissance publique. Certes, Nuages flottants et quelques films sortent dans les années 1983-1985. Mais, l'évènement fondateur est la rétrospective de six films en 1993 : Le Repas (1951), L'Éclair (1952),Frère aîné et sœur cadette (1953), Le grondement de la montagne (1954), Nuages flottants (1955) et Nuages d'été (1958).

La mise en scène de Naruse est parfois comparée à celles de Antonioni et Rossellini car moderne dans sa dédramatisation, ses fins ouvertes et ses personnages saisis dans l'essence du temps quotidien

Si l'univers sociologique et architectural a disparu les rapports homme-femme tels que les analyse Naruse influencent toujours Edward Yang, Hou Hsio-hsien ou Pedro Costa. Chez Naruse le quotidien est différent pour chacun et il analyse ce qui reste et ce qui change pour chacun. Importance aussi de la composition musicale et des scènes où les personnages marchent. Souvent souffrants ces hommes et ces femmes connaissent aussi des moments de joie qui illuminent le cinéma de Naruse.

Bibliographie :

Jean Narboni : Mikio Naruse, les temps incertains, cahiers du cinéma 2006

Ressources internet : Nihon-fr.net , Ecran noir pour nuit blanche

Filmographie :

Courts-métrages :
1931 : Bon courage, larbin! (Koshiben ganbare),
1932 : Kashi no aru Tokyo no fûkei
1941 : Un visage inoubliable (Natsukashi no kao)
1945 : Shôri no hi made
1947 : Wakare mo tanoshi
1955 : Onna doshi

Films muets :
1930 : Un couple de Chanbara (Chanbara fufu), Un pur amour (Junjo), Une époque difficile (Fukeiki jidai), Chronique des jeunes mariés sans vergogne (Oshikiri shinkon nikki), La Force de l'amour (Ai wa chikara da)
1931 : Ne sois pas si excité! (Nee kofun shicha iya yo), Les Cris du second étage (Nikai no himei), Un caprice saute dans le train (Uwaki wa kisha ni notte), La Force d'une moustache (Hige no chikara), Sous le toit des voisins (Tonari no yane no shita)
1932 : Mesdames, prenez garde à vos manches! (Onna wa tomoto o goyojin), Pleurs sous l'azur (Aozora ni naku), Sois un grand homme! (Eraku nare), Un printemps mité (Mushibameru haru), La Fille aux chocolats (Chokoreto garu), Sans liens de parenté (Nasaku naka)
1933 : Après notre séparation (Kimi to wakarete), Rêves de chaque nuit (Yogoto no yume), Mon épouse coiffée (Boku no marumage), Deux prunelles (Sobo)
1934 : La Rue sans fin (Kagiri naki hodo)

Films parlants
1935 : Trois sœurs au cœur pur (Otome-gokoro sannin shimai), L'Actrice et le poète (Joyu to shijin), Ma femme, sois comme une rose (Tsuma yo bara no yo ni), Cinq types au cirque (Sakasu gonin-gumi), La Fille dont on parle (Uwasa no musume)
1936 : Le Chemin parcouru ensemble (Kimi to yuku michi)
1937 : Avalanche (Nadare), Les Larmes d'une femme (Nyonin aishu)
1938 : Tsuruhachi et Tsurujiro (Tsuruhachi Tsurujiro)
1939 : Le Cœur sincère (Magokoro)
1939 : Toute la famille travaille (Hataraku ikka)
1940 : Acteurs ambulants (Tabi yakusha)
1941 : La Lune de Shanghai (Shanhai no tsuki), Hideko, receveuse d'autobus (Hideko no shasho-san)
1942 : Ma mère ne mourra jamais (Haha wa shinazu)
1943 : La Chanson de la lanterne (Uta andon)
1944 : Le Chemin du drame, Cette belle vie ou Quelle vie agréable ! (Tanoshiki kana jinsei)
1945 : Histoire de l'arc au temple de Sanjusangendo (Sanjusangendo toshiya)
1946 : Les Descendants de Taro Urashima (Urashima Taro no koei), Et toi et moi (Ore mo omae mo)
1947 : L’Éveil du printemps (Haru no mezame)
1949 : La Mauvaise Fille (Furyo shojo)

1950 Rapport sur la conduite du professeur Ishinaka
  (Ishinaka sensei gyojoki)
   
1950 La rue en colère
  (Ikari no machi)
   
1950 La bête blanche
  (Shiroi yaju)
   
1950 La bataille de roses
  (Bara gassen)
   
1951 Le fard de Ginza
  ou Les produits de beauté de Ginza (Ginza keshô)
   
1951 La danseuse
  (Maihime)
   
1951 Le repas

(Meshi). Avec: Setsuko Hara (Michiyo), Ken Uehara (Hotsunosuke), Yukiko Shimazaki, Yoko Sugi, Hariko Sugimura .1h23.

Michiyo et Hatsunosuke sont mariés depuis 5 ans, ils forment un couple désabusé, fragilisé par la monotonie de leur vie dans un quartier ordinaire d’Osaka. La visite à l’improviste de Satoko, une nièce de 20 ans, insouciante et égoïste, va agir comme un détonateur dans leur vie. Chance ou danger, la jeune fille bouscule leur quotidien ennuyeux et suscite bien des remises en question…

   
1952 Okuni et Gohei
   
   
1952 La mère

(Okaasan). Avec : Kinuyo Tanaka (Masako Fukuhara, la mère), Kyoko Kagawa (Toshiko, la fille aînée, la narratrice), Masao Mishima (Ryosuke, le père), Akihiko Katayama (Susumo, le fils), Chieko Nakakita (La sœur de Masako). 1h37

La vie quotidienne de la famille Fukuhara dans un quartier populaire de Tokyo. Masako, la mère, va pouvoir enfin rouvrir sa blanchisserie incendiée pendant la guerre. Mais elle est accablée par le malheur : le fils Susumo, employé jusque-là dans une fabrique de velours tombe malade et finit par mourir. Le père, Ryosuke commence, lui aussi, à souffrir d'une affection oculaire...

   
1952 L' éclair

(Inazuma). Avec : Hideko Takamine (Kiyoko), Mitsuko Miura (Mitsuko), Kiyôko Kagawa (Tsubomi), Chieko Murata (Nuiko), Jun Negami (Shuzo), Kenzaburo Uemura (Ryuzo). 1h27.

Kiyoko est guide dans un autobus à Tokyo. Son entourage s'inquiète pour elle et l'encourage à s'unir avec un boulanger mais les exemples de couple autour d'elles et surtout sa mère qui eut quatre enfants avec quatre hommes différents modèrent son besoin matrimonial...

   
1953 Frère ainé et soeur cadette

(Ani imouto). Avec : Machiko Kyô (Môn), Eiji Funakoshi (Obata), Masayuki Mori (Inokichi), Yoshiko Kuga (San), Yuji Hori. 1h23.

Môn revient de la ville -Tokyô– enceinte, abandonnée par son séducteur et classée "mauvaise fille" en raison de cela mais aussi de l'activité peu avouable qu'elle exerce dans la capitale. Malgré le soutien de ses parents et de sa jeune sœur San, son frère Inokichi qui éprouve pour elle et depuis toujours des sentiments extrêmement forts (et peut-être pas sans ambiguïté) la chasse puis, plus tard, la bat violemment après avoir corrigé le père de son enfant, Obata, un jeune étudiant venu s'excuser auprès de la famille. San, elle, refuse de fuir avec le jeune homme qu'elle aime et qui est promis par sa famille à une autre qu'il finira d'ailleurs par épouser.

   
1953 Un couple
  (Fûfu). Avec : Ken Uehara (Isaku Nakahara), Yôko Sugi (Kikuko, sa femme), Rentaro Mikuni (Ryota Takemura), Keiju Kobayashi (Shigekichi Hayakawa). 1h27.
   
1953 Une épouse
  (Tsuma). Avec : Mieko Takamine (Mihoko Nakagawa), Ken Uehara (son mari), Rentaro Mikuni (Tadashi Tanimura), Michiyo Aratama (Yoshimi Niemura), Sanae Takasugi (Setsuko Sakurai), Chieko Nakakita (Eiko Matsuyama). 1h29.
   
1954 Les derniers chrysanthemes
(Bangiku). Avec : Haruko Sugimura (Kin), Sadako Sawamura (Nobu), Chikako Hosokawa (Tamae), Yûko Mochizuki (Tomi), Ken Uehara (Tabe), Hiroshi Koizumi (Kiyoshi), Ineko Arima (Sachiko). 1h41.
   
1954 Le grondement de la montagne

(Yama no Oto). Avec : Setsuko Hara (Ogata Kikuko), Sô Yamamura (Ogata Shingo), Ken Uehara (Otto Shuuichi), Yôko Sugi (Tanizaki Hideko), Teruko Nagaoka (Tsuma Yasuko). 1h34.

Shingo, un vieil homme d'affaires, installé près de Kamakura, ressent une profonde affection pour sa belle-fille Kikuko, qui se consacre à son mari et à ses beaux-parents. Le jeune couple n'a pas d'enfants, et ses relations sont instables. Le jour où la jeune femme se trouve enceinte, elle décide de ne pas mettre l'enfant au monde, remettant son mariage en question.

   
1955 Nuages flottants

(Ukigumo). Avec : Hideko Takamine (Yukiko Koda), Masayuki Mori (Kengo Tomioka), Mariko Okada (Sei Mukai). 2h03

Hiver 1946 : la jeune Yukiko est rapatriée de l'Indochine française, un an après la défaite du Japon. A Tôkyô, elle retrouve Tomioka avec qui elle a eu une liaison torride pendant la guerre. Mais son amant rompt sa promesse : les temps ont changé, il ne peut plus quitter sa femme. Devenue seule au monde, Yukiko survit courageusement au chaos de l'après-guerre sans renoncer à son amour pour Tomioka.

   
1956 Le cœur d'une épouse

(Tsuma no kokoro).

Shinji n'arrive pas à faire marcher son affaire et doit compter sur l'aide de son épouse, Kiyoko. Celle-ci sollicite un prêt auprès de Kenkichi, employé de banque et frère de son amie Yumiko. Alors que les choses prennent bonne tournure, le frère de Shinji, Yoshikazu, survient avec sa femme et son fils et manifeste, lui aussi, son désir de monter sa propre affaire. Il réclame de l'argent à Shinji. Sa famille essaie d'obtenir de Kiyoko qu'elle vire le prêt difficilement obtenu au compte de Yoshikazu. La fermeté et la résolution de Kiyoko touche son époux qui promet d'être à ses côtés.

   
1956 Au gré du courant

(Nagareru). Avec : Kinuyo Tanaka (Rika Yamanaka / Oharu), Isuzu Yamada (Otsuta), Sumiko Kurishima (Ohama). 1h57.

Envoyée par une agence de placement, Rika, qui a perdu mari et fils, parvient pourtant à être embauchée comme bonne de la maison de geishas de Tsutayako (Otsuta) à Tokyo. Dévouée, discrète et polie, Rika, appelée désormais Oharu, gagne l'estime et l'affection des habitantes de la maison. Mais le bonheur d'une soirée musicale fêtant la réconciliation de Otsuta et de Someka, une des employées mécontentes, n'est qu'illusion. L'avenir de la maison tenue par Otsuta est, en réalité, compromise car Ohama, une de ses anciennes amies, aujourd'hui enrichie, s'est acquis la propriété des lieux et projette de transformer l'endroit en restaurant. Par fidélité à Otsuta, Rika/Oharu décline l'offre de travailler dans le futur établissement d'Ohama.

   
1956 Pluie soudaine
  (Shu-u)
   
1957 Une femme indomptée
  (Arakure)
   
1958 Anzukko

Avec : Sô Yamamura (Heishiro Hirayama), Kyôko Kagawa (Kyoko / Anzukko), Isao Kimura (Ryokichi Urushiyama), Keiju Kobayashi ( Tayama), Daisuke Katô (Suga). 1h50.

Kyoko, la fille d'un romancier à succès, épouse un jeune écrivain. Les difficultés de son mari avec l'écriture et son ressentiment envers son père sont cause de tensions profondes.

   
1958 Nuages d'été
(Iwashigumo). D'après le roman de Wada Den. Avec : Chikage Awashima (Yae), Michiyo Aratama (Wasuké). 2h08.

Okawa, journaliste, enquête sur les tragiques répercussions dans les campagnes de la réforme agraire initiée quelques années auparavant par l'occupant américain. Il rencontre Yaé, veuve de guerre, dans la grande banlieue rurale de Tokyo. Elle lui raconte l'histoire de sa famille dépossédée par la réforme, et de son frère Wasuké qui tente désespérément de retenir ses fils sur ses derniers lopins de terre.
   
1959 Le sifflement de Kotan
(Kotan no kuchibue). Avec : Ken Yamauchi, Yoshiko Kôda, Masayuki Mori, Akira Takarada. 2h06.
   
1960 Quand une femme monte l'escalier

(Onna ga kaidan wo agaru toki). Avec : Hideko Takamine (Keiko Yashiro), Masayuki Mori (Nobuhiko Fujisaki), Reiko Dan (Junko Inchihashi), Tatsuya Nakadai (Kenichi Komatsu, le patron), Daisuke Katô (Matsukichi Sekine). 1h51.

Keiko, une hôtesse de bar d'un certain âge, doit jongler entre ses dettes et nourrir sa famille. Accablée par les contraintes sociales imposées par son entourage et sa famille, elle croit trouver l'amour avec un de ses clients.

   
1960 Filles, épouses et mère
(Musume tsuma haha). Avec : Setsuko Hara (Sanae Soga), Hideko Takamine (Sakanishi Kazuko), Akira Takarada (Reiji Sakanishi), Hiroshi Koizumi (Hidetaka Tani), Tatsuya Nakadai (Shingo Kurok),i Reiko Dan (Haruko Sakanishi), Mitsuko Kusabue (Kaoru Tani). 2h03.
   
1960 Courant du soir
(Yoru no nagare). Avec : Yôko Tsukasa (Miyako Fujimura), Isuzu Yamada (Aya Fujimura), Akira Takarada (Takiguchi). 1h51.
   
1960 A l'approche de l'automne

(Aki tachinu). Avec : Nobuko Otowa (Shigeko Fukatani), Jun Fujimaki (Hideo), Kamatari Fujiwara (Tsunekichi Yamada) Yôsuke Natsuki (Shotaro Yamada). 1h19.

Shigeko Fukatani, après le décès de son mari, vient à Tokyo avec son jeune fils de 10 ans. Elle le confie à son frère pendant qu'elel trouve un emploi dans une auberge. Hideo s'intègre avec difficulté dans sa nouvelle mais devient l'ami d'une de ses camarade qui est la fille de l'aubergiste qui emploie sa maman et la maîtresse d'un homme d'affaires....

   
1961 Comme épouse et comme femme
(Tsuma to shite onna to shite). Avec : Hideko Takamine (Miho Nishigaki), Chikage Awashima (Ayako Kouno), Masayuki Mori (Keijiro Kouno), Tatsuya Nakadai (Minami), Yuriko Hoshi (Hiroko Kouno). 1h46.
   
1962 La place de la femme
(Onna no za)
   
1962 Chronique de mon vagabondage
(Hourou-ki)
   
1963 L'histoire d'une femme

(Onna no rekishi). Avec : Hideko Takamine (Nobuko Shimizu), Akira Takarada (Koichi Shimizu), Tsutomu Yamazaki (Kohei), Yuriko Hoshi (Midori Tominaga), Tatsuya Nakadai (Akimoto). 2h06.

Dans la banlieue de Tokyo, Nobuko Shimizu, à la tête d'un salon de coiffure, vit avec sa belle-mère, Kimiko et son fils unique de 25 ans, Kohei. Celui-ci projette de se marier avec Midori, l'hôtesse d'un bar de Shinjuku. Nobuko refuse de se se soumettre aux syndicats. Les jeunes gens se marient. Une nuit, Kohei meurt dans un accident. Nobuko se rappelle la naissance de son enfant, leur mariage et leur amour.

   
1964 Une femme dans la tourmente

(Midareru). Avec : Hideko Takamine (Reiko Morita), Yûzô Kayama (Koji Morita), Mitsuko Kusabue (Hisako Morizono), Yumi Shirakawa (Takako Morita). 1h38.

Reiko, veuve de guerre qui s’occupe du petit commerce de ses beaux-parents, voit son avenir menacé par l’ouverture prochaine d’un supermarché dans le quartier. C’est alors que Koji, son beau-frère, revient à la maison après avoir quitté son emploi à Tokyo…

   
1966 L'étranger à l'intérieur d'une femme

(Onna no naka ni iru tanin).Avec : Keiju Kobayashi (Isao Tashiro), Michiyo Aratama (Masako Tashiro). 1h42.

La famille Tashiro mène une vie paisible à Kamakura. En déplacement à Tokyo, Isao, le chef de famille, rencontre fortuitement son voisin, Sugimoto. Celui-ci, à la recherche de son épouse disparue, n'est guère parvenu à la retrouver. Les deux hommes décident alors de boire un verre ensemble puis de rentrer chez eux. Or, le même soir, Yumiko, une amie de Sayuri, la femme de Sugimoto, annonce que cette dernière a été assassinée chez elle...

   
1966 Délit de fuite

(Hikinige). Avec : Hideko Takamine (Kuniko Bannai), Eitaro Ozawa (Hishashiro Kakinuma, l'industriel), Yoko Tsukaka (Kinuko, son épouse), Daisuke Kato (Tomohiro Kawashima), Jin Nakayama (Susumu Ogasawara). 1h35.

Suite au décès accidentel de son époux, Kuniko Bannai doit élever seule son fils, Takeshi, un garçon de six ans fort dissipé. Or, pour son malheur, Kinuko Kakinuma, l'épouse d'un industriel, conduisant sa voiture de sport en compagnie d'un jeune amant, Ogasawara, renverse Takeshi et le blesse mortellement. Celle-ci ne veut croire qu'à un léger accident et poursuit donc sa route. Son mari, craignant de compromettre sa carrière, demande à son chauffeur de se dénoncer à la place de sa femme. D'un autre côté, le frère de Kuniko, Kôji, un petit malfrat habitué des mauvais coups, obtient, au terme d'une dure transaction, un dédommagement financier important... Mais, Kuniko n'est guère plus heureuse : « Mon fils était tout pour moi, il n'est plus là, je veux m'amuser avant de mourir », dit-elle. Toutefois, lorsqu'elle apprend la vérité, grâce à l'une de ses voisines, témoin de l'accident, un désir de vengeance s'empare d'elle. Elle rôde, désormais, autour de la demeure des Kakinuma et parvient à se faire engager chez eux comme femme de ménage...

   
1967 Nuages épars

(Midaregumo). Avec : Yuzo Kayama (Shiro Mishima), Yôko Tsukasa (Yumiko), Mitsuko Kusabue (Ayako, sa soeur), Mitsuko Mori (Katsuko), Mie Hama (Teruko), Daisuke Katô (Hayashida). 1h48.

Rongé par le remords, un homme décide de verser une pension à la veuve de l'homme qu'il a tué accidentellement, et tombe amoureux d'elle.