Meurtre
1931

L’actrice Diane Baring est retrouvée prostrée devant le corps sans vie d’Edna Bruce, une autre actrice qui se produit dans la même troupe. Arrêtée puis jugée, la jeune actrice se révèle incapable de convaincre le jury de son innocence. Elle est condamnée à mort.

A l’énoncé de la sentence, Sir John, un acteur que le sort a désigné pour siéger comme jury au procès de Diana, est pris de remords. N’aurait-il pas dû batailler davantage pour convaincre les autres jurys de l’innocence de Diana ? Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Sir John décide de mener sa propre enquête, et engage, dans ce but, un couple d’acteurs au chômage

Au terme d’investigations méticuleuses, le véritable meurtrier sera démasqué et Diana disculpée.

Hitchcock glisse des allusions perfides sur la différence de classes sociales entre les Markham (un gros plan sur une chaussette reprisée nous informe de la situation financière du couple Markham alors que les pieds qui s'enfoncent dans la moquette soulignent la différence de classe avec Sir John) et travaille les allers-retours entre la scène du théâtre et la réalité, les jeux d'ombre expressionnistes et les indices qui menaient à l'assassin.

Dès le début du parlant, Hitchcock se montre des plus novateurs en inventant le monologue intérieur au cinéma. Sir John se rase et repense au procès qui a vu la condamnation à mort de Diana. Les remords l'assaillent et nous entendons ses pensées. Pour réussir cette scène Hitchcock avait fait enregistrer au préalable le monologue de Sir John et l'avait fait diffuser au cours du tournage, pendant qu'un orchestre de 30 musiciens, dissimulé derrière le décor, jouait Tristan et Iseult... puisque Sir John était censé écouter la radio.

 

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(Murder). Avec : Herbert Marshall (Sir John Menier), Nora Baring (Diana Baring), Phyllis Konstam (Dulcie Markham), Edward Chapman (Ted Markham), Miles Mander (Gordon Druce), Esme Percy (Handel Fane), Donald Calthrop (Ion Stewart)