Né en 1967
7 films
   
   
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Michel Hazanavicius débute sa carrière en 1988 sur petit écran, travaillant notamment sur Canal + aux côtés de la troupe comique des Nuls. Sur la chaîne cryptée, il gravit les échelons rapidement, de stagiaire à scénariste de sketches, et travaille également son don pour l'écriture en radio.

Très vite, l'envie de réaliser démange Michel Hazanavicius. Une envie qu'il assouvira allègrement avec la publicité (plus d'une quarantaine de spots), mais aussi avec des programmes de détournement pour Canal + : Le grand détournement (1992), Derrick contre Superman (1992), ou La classe américaine (1993), des émissions de télévision, C'est pas le 20h (1994) ou encore le court-métrage Échec au capital (1997).

Pour le grand écran, Michel Hazanavicius débute en 1994 comme acteur dans La Cité de la peur des Nuls (où il est le fameux con Régis), puis comme co-scénariste sur Delphine 1 - Yvan 0 (Dominique Farrugia, 1996). Egalement crédité à l'écriture de Le Clone (1998) et des Dalton (2004), il réalise son premier long-métrage, Mes amis, en 2004, pour lequel il donne le rôle principal à son frère Serge. En 2006, sa carrière franchit un cap supplémentaire avec la réalisation du film d'espionnage décalé OSS 117, Le Caire nid d'espions, porté par l'agent Jean Dujardin, qu'il retrouve trois ans plus tard pour OSS 117 : Rio ne répond plus, suite des aventures internationales de l'espion français.

C'est d'ailleurs ce dernier qui apporte au réalisateur une consécration internationale, en remportant le Prix d'Interprétation masculine du Festival de Cannes 2011 pour sa prestation dans The Artist, film muet en noir et blanc, hommage au cinéma des années 20 et 30 suivant la trajectoire d'un acteur déchu.


Filmographie :

1999 Mes amis
Avec : Yvan Attal (Eric), Serge Hazanavicius (Fred), Karin Viard (Lola), Mathieu Demy (Benoît), Lionel Abelanski (Christophe). 1h37.

Eric, producteur de sitcoms, et Fred, comédien, découvrent un matin le cadavre de la fille avec laquelle ils viennent de passer la nuit. Paniqués, ils chargent le corps dans le coffre de la voiture, en attendant de trouver une solution. Mais, accaparés par un tournage, et par leur vie privée, ils passent la journée sans pouvoir agir...

   
2006 OSS 117 : Le Caire, nid d'espions
Avec : Jean Dujardin (Hubert Bonisseur), Bérénice Béjo (Larmina El Akmar Betouche), Aure Atika (La princesse Al Tarouk). 1h39.

Le fameux agent de contre-espionnage français Hubert Bonisseur de La Bath, alias OSS 117, est envoyé en mission dans l'Égypte de Nasser de 1955, où son collègue et ami Jack Jefferson (OSS 283) vient d'être liquidé. Il a comme couverture l'élevage de poulets et travaille en tandem avec Larmina, son homologue égyptienne. Il a fort à faire avec les différentes forces en présence : les partisans du roi déchu Farouk (représentés par sa nièce, la princesse Al Tarouk), les islamistes fanatiques des « Aigles de Khéops », sans compter les espions de différentes nationalités qui font du Caire un lieu chaud de la guerre froide. L'assassinat de l'agent britannique le met sur la piste des Aigles de Khéops qui le capturent et décident de se débarrasser de lui. Après s'être tiré de ce mauvais pas et avoir définitivement convaincu Larmina de s'engager à ses côtés, OSS 117 n'est pas pour autant au bout de ses surprises : des nazis, toujours sur la brèche, le prennent pour cible tandis que la vente d'armes qui oppose les adversaires de Nasser révèle la fourberie de son ancien ami, Jack, qui en réalité n'était pas mort. L'élimination des ennemis et l'explosion du stock d'armes permettent enfin à Hubert et Larmina de s'embrasser. Son brillant succès vaut une nouvelle mission en Iran à l'agent français, enchanté à l'idée de reprendre l'avion.

   
2009 OSS 117 : Rio ne répond plus
Avec : Jean Dujardin (Hubert Bonisseur de La Bath, dit OSS 117), Louise Monot (Dolores), Alexander Lutz (Heinrich), Rüdiger Vogler (Von Zimmel), Ken Samuels (Trumendous). 1h40.

Douze ans après Le Caire, OSS 117 est de retour pour une nouvelle mission à l'autre bout du monde. Lancé sur les traces d'un microfilm compromettant pour l'Etat français, le plus célèbre de nos agents va devoir faire équipe avec la plus séduisante des lieutenants-colonels du Mossad pour capturer un nazi maître chanteur. Des plages ensoleillées de Rio aux luxuriantes forêts amazoniennes, des plus profondes grottes secrètes au sommet du Christ du Corcovado, c'est une nouvelle aventure qui commence. Quel que soit le danger, quel que soit l'enjeu, on peut toujours compter sur Hubert Bonisseur de la Bath pour s'en sortir...

   
2011 The artist
Avec : Jean Dujardin (George), Bérénice Béjo (Peppy), John Goodman (Al Zimmer), Penelope Ann Miller (Doris), Malcolm McDowell , James Cromwell (Clifton), Missi Pyle (Constance).

Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L'arrivée des films parlants va faire sombrer George dans l'oubli Peppy Miller, jeune figurante, va, elle, être propulsée au firmament des stars.

   
2012 La bonne conscience
Segment de Les infidèles, film collectif coréalisé avec Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Emmanuelle Bercot, de Fred Cayavé, Alexandre Coutès, Michel Hazanavicius. L'infidélité masculine et ses nombreuses variations, vues par 7 réalisateurs. Avec : Jean Dujardin (Laurent), Gilles Lellouche (Antoine), Isabelle Nanty (Christine).
 
2014 The search

Avec : Bérénice Bejo (Carole), Annette Bening (Raïssa). 2h40.

Quatre destins que la guerre va amener à se croiser. Entre 1999 et 2000, lors du conflit opposant les Russes et les Tchétchènes, Carole, infirmière et membre d'une Organisation Non Gouvernementale, recueille un jeune enfant tchétchène. En parallèle, on suit l'histoire d'un jeune soldat russe.

   
2017 Le redoutable

Avec : Louis Garrel (Jean-Luc Godard), Stacy Martin (Anne Wiazemsky), Bérénice Bejo (Michèle Rosier), Micha Lescot (Bambam). 1h47.

Paris 1967. Jean-Luc Godard, le cinéaste le plus en vue de sa génération, tourne La Chinoise avec la femme qu'il aime, Anne Wiazemsky, de 20 ans sa cadette. Ils sont heureux, amoureux, séduisants, ils se marient. Mais la réception du film à sa sortie enclenche chez Jean-Luc une remise en question profonde. Mai 68 va amplifier le processus, et la crise que traverse Jean-Luc va le transformer profondément passant de cinéaste star en artiste maoiste hors système aussi incompris qu'incompréhensible.