British sounds
1970

Tourné en février 69, le film est revendiqué après coup par le groupe Dziga Vertov. C'est la première tentative de Godard pour travailler en dialogue avec quelqu'un. En fevrier 69, il se lie d'amitié avec un jeune militant maioste, Jean-Henri Roger, qui n'a encore jamais tourné de film. Il lui propose d'etre coréaliteur d'un film commandé par une petite telévison anglaise, London week-end televison.
Jean-Henri Roger sera ensuite l'un des membres fondateurs de cinélutte puis corealisteur de films avec Juliette Bertho, sa compagne, puis réalisteur de longs métrages et comédien dans Eloge de l'amour.

Godard avait déjà tourné One+one en Angleterre à la fin de l'été 68. Il applique ici un principe de Brecht selon lequel il ne faut pas donner d'images trop complexes du monde. Godard et Roger vont simplifier le monde avec une série de plans-séquences longs avec, au maximum, une idée par plan.

A Londres ils ne rencontrent pas de militants maoïstes mais de la nouvelle gauche anglaise, des trotskistes. London week-end televison refuse de diffuser le film fini. Il ne sera que très partiellement montré, le 2 janvier 1970, au cours d'un débat qu'il illustre d'extraits. La première projection à Paris se fait lorsque le groupe Dziga Vertov est formé.

Le Texte "Premiers sons anglais" paraît dans la revue cinétique N°5, signé de Godard pour le groupe Dziga Vertov, première apparition publique de ce nom

 

Retour à la page d'accueil

(coréalisé avec Jean-Henri Roger). 0h52.