Le 7 décembre
1943

Deux cartons introductifs : "Le ministère de la guerre souhaiterait un film qui montre les conditions d'existence à Hawaï avant le sept décembre, l'histoire de l'attaque japonaise le sept décembre et les conditions actuelles à Hawaï en tant qu'elle se prépare à des actions futures (Mur Steison, secrétaire à la guerre)" puis, "Le secrétaire de la marine : je souhaiterais ardemment obtenir, pour le département de la marine, un film présentant l'ensemble des faits au sujet de l'attaque de Pearl Harbour le 7 décembre 1941. Comme vous le savez, le président a fortement insisté sur la portée hautement historique de cette date."


Ile d'Oahu, dimanche matin. En haut de la colline, oncle Sam dort, Honolulu dort aussi. Depuis onze jours, l'île est secrètement en état d'alerte maximum afin de prévenir des actes de sabotage ou de soulèvement dans l'ile elle-même mais personne n'envisage une attaque ou une invasion. A la base militaire de Hickam toutes les précautions ont été prises pour éviter les sabotages les avions sont déployés ailes contre ailes à l'extérieur. A proximité de la Base militaire de Hickam, se trouve Pearl Harbour, le fer de lance de la marine américaine d'une valeur de 100 millions de dollars, croiseurs lourds et légers, plusieurs destroyers, ravitailleurs et dragueurs de mines et ateliers flottants, 86 vaisseaux au total.

Vers sept heures, la ville commence à s'éveiller, à Hickam comme à Pearl Harbour. A Kaneohe, des soldats assistent à une messe en ce premier dimanche de l'Avent. le prêtre exhorte els jeunes soldats à envoyer un cadeau à leurs frres et soeurs à leurs parents parce que les soldats manquent à leur famille.

A 7h20, le soldat Lockard détecte une importante flotte aérienne qui se dirige vers Oahu. Il alerté ses chefs mais c'est un lieutenant inexpérimenté qui lui répond et ne fait rien. A 7h50, un vrombissement d'avions se fait entendre. Comme une nuée de sauterelles, les japonnaiss attaquent par le sud, par le sud-est et par le nord.


Au même moment, c'est un radieux dimanche après-midi à Washington. Nomora et Kurusu, les deux délégués nippons sourient, faisant assaut de politesse auprès du secrétaire d'état et protestant interminablement des intentions pacifiques du Japon.Pourtant, à ce moment ce sont près de 200 avions japonais qui fondent sur notre paradis du pacifique ; arrogants, sans peur, ils n'ont pas grand-chose à craindre, la félonie d'un empire éclate au grand jour.

A 7h55, c'est l'enfer japonais les bombes explosent de toute part, les anvires sont coulés. Le consul persiste : ce n'est pas une attaque japonaise. Puis c'est la Deuxième phase de l'attaque. A 9h45, l'attaque est terminée. Une heure et cinquante minutes d'infamie.

La derniere vague d'assaillants a été vaincue. Avec vaillance et héroïsme malgré l'écrasante supériorité de l'ennemi, nos soldats viennent de faire savoir au monde que notre riposte vient de commencer : 50 avions détruits . "Toujours, toujours, notre pays se souviendra de cette odieuse agression" dit Roosevelt. "Horreur, dégoût, stupeur et tristesse" dirat-il encore de ce jour où 2 343 jeunes hommes ont donné leur vie.

Qui était-ils ? Attardons-nous sur leur tombe. Qui étiez-vous ? Allons, parlez ! Robert R Kelly de l'Ohio, Alfred Aaron Rosenthal de Brooklyn, Theodore Steven Zseybo de l'Iowa, Moses Anderson Allen de Caroline du Nord, James Webster Lade de Californie, Antonio Estepoya du Nouveau Mexique parlent de leurs parents. W. Schick de l'Illinois a un bébé, né trois mois après Pearl Harbour. Ces voix d'outre-tombe sont toutes pareilles car toutes sont américaines.

Les funérailles sont d'abrs évoquées le temps d'un long travelling en contre plongée sur les palmiers et le ciel. De Tokyo,Nagasaki, Kobe, Otaru, la propagande de la ardio fait rage. Le premier ministre Hideki Tojo d'adresse à la nation. certes le cuirassé Arizona a été coulé et perdu mais pas le porte avion Enterprise et le capitaine Wallen répare tous les autres cuirassés : le California, dit le vieux pruneau, le Nevada et le West Virginia, tous sont renfloués et équipés d'un matériel de guerre dernier cri.

A l'abri de la censure militaire, Hawaï est la plus grande forteresse du monde. Le gouverneur Pondexter proclame la loi martiale. Des adhésifs sont posés sur les fenêtres, camouflages, sirènes et bunkers sont cosntruits. Les petits enfants font l'apprentissage des tranchées. L'attaque a compliqué la vie difficile des japonais d'Hawaï. Ils font disparaître tous les vestiges de la culture japonaise : écoles de langues fermés, temples shintoïstes vides, le drapeau japonais a disparu.

L'ennemi devra savoir que "Celui qui prendra l'épée, périra par l'épée."

Au début des années 1930, John Ford, alors réserviste dans la Marine des États-Unis, réussit à y créer une unité d'opérateurs de prise de vues qui pourrait intervenir "en cas de besoin". En 1939, la Field Photo de la 11ème Section navale devient opérationnelle. Quelques semaines avant Pearl Harbor, Ford annonce avoir formé une soixantaine de techniciens. Le général Donovan, Coordonnateur de l'Information, puis directeur de l'Office of Strategic Services (OSS), fait alors venir Ford auprès de lui : c'est la naissance de la Field Photographic Branch (FPB).

Ford se trouve ainsi à Pearl Harbor lors de l'attaque japonaise. Après le succès de La bataille de Midway, réalisé en 1942 et pour lequel il obtient l'oscar du meilleur documentaire en 1943, il supervise le montage de ces premières bandes tournées par la FPB et obtient de nouveau l'oscar du meilleur documentaire en 1944.

C'est pour la version de vingt minutes que John Ford obtient l'Oscar. Une version plus longue, rarement montrée, de 82 minutes existe également. On y voit dans une séquence d'introduction l'Oncle Sam (Walter Huston) en vacances à Hawaï le 6 Décembre. Un personnage incarnant sa conscience le prévient que de ne pas avoir tenu compte des espions parmi les immigrants japonais mènera au désastre. La séquence de conclusion introduit le fantôme d'un militaire tué dans l'attaque 'Dana Andrews) qui discute avec soldat de la première guerre mondiale, enterré au Arlington National Cemetery (Paul Hurst) et de la façon dont les États-Unis vont battre les Japonais.

 

Test du DVD

Editeur : Montparnasse, octobre 2011. Coffret 6DVD. Durée des 17 films documentaires : 14h00. 40€

DVD 1 - LES NAZIS PRENNENT LE POUVOIR : Prélude à la guerre, Les nazis attaquent. DVD 2 - L'EUROPE EN GUERRE : Diviser pour régner, La bataille d'Angleterre. DVD 3 - LA GUERRE DEVIENT MONDIALE : La bataille de Chine, La bataille de Russie, Les Etats-Unis entrent en guerre. DVD 4 - LA BATAILLE DU PACIFIQUE : Pearl Harbour, Les Aléoutiennes, La bataille de Midway, Sachez reconnaître votre ennemi : le Japon . DVD 5 - LE FRONT EUROPÉEN : Le Memphis Belle, l'histoire d'une forteresse volante, Thunderbolt, La bataille de San Pietro. DVD 6 - L'ÉPILOGUE DE LA GUERRE : Que la lumière soit, Les camps de concentration nazis, Le procès de Nuremberg.

 

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(December 7th / Pearl Harbour). Avec : George O'Brien (narateur), Walter Huston (Oncle Sam), Mr et Ms Kelly, Rosenthal, Zseybo, Anderson Allen, Webster Lade, Estepoya, Schick. 0h20.
Genre : Documentaire de guerre
Thème : 2ème guerre mondiale
dvd chez Carlotta Films