Né en 1964
6 films
   
   
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A la fin des années 80, Albert Dupontel se forme à la comédie au Théâtre National de Chaillot. C'est à cette période qu'il débute sur grand écran dans La Bande des quatre de Jacques Rivette et Encore de Paul Vecchiali. Mais c'est en 1991, sur scène que le comédien se fait véritablement connaître du grand public avec son one man show Sale spectacle, qu'il joue à l'Olympia. Son humour féroce et décalé en fait alors l'un des artistes les plus originaux de l'époque.

Fort de sa popularité scénique, Albert Dupontel s'illustre en 1995 dans Un héros très discret de Jacques Audiard. Nommé aux César dans la catégorie Meilleur second rôle masculin, il s'attire le respect de la profession. Un an plus tard, il réalise son premier long métrage, Bernie, dans lequel il s'offre également le rôle-titre. Le ton unique du film, décapant et provocateur, ne fait pas l'unanimité, mais impose la personnalité de son auteur. Après avoir tenu l'affiche de Serial lover, Albert Dupontel signe la mise en scène de son deuxième long, Le Créateur (1998), réflexion sur le statut d'artiste. En interprétant La Maladie de Sachs (1999) sous la direction de Michel Deville, il montre aussi sa capacité à incarner des personnages torturés et complexes.

Par la suite, ce comédien rare et exigeant confirme son désir d'éclectisme dans le paysage cinématographique français, alternant films choc (Irréversible, 2002), drames de facture classique (Du bleu jusqu'en Amérique, Deux jours à tuer) et comédies plus populaires (Petites misères, Monique, Odette Toulemonde). Il adhère également aux univers de Jeunet (Un long dimanche de fiançailles, 2004), Thompson (Fauteuils d'orchestre, 2006) et Klapisch (Paris, 2008). A partir du Convoyeur en 2004, on le voit également s'essayer à un registre plus physique comme le montrent ses prestations dans Jacquou Le Croquant (2007), L'Ennemi intime (id.) et Chrysalis (id.). Albert Dupontel n'en oublie pas pour autant de nous surprendre en s'improvisant Président (2006) et en nous livrant un troisième long, tout aussi décalé que les deux précédents : Enfermés dehors, où il se met en scène en SDF délirant.

Plus sage, moins acide, mais tout aussi burlesque, il réalise en 2009 Le Vilain dans lequel il se met en scène aux côtés de Catherine Frot, sa partenaire dans Odette Toulemonde, qu'il grime en vieille dame tentant de remettre son fils dans le droit chemin. Dix ans après Les Acteurs, il retrouve Bertrand Blier pour Le Bruit des glaçons (2010), dans lequel il incarne le "cancer" de Jean Dujardin. En 2011, Dupontel rejoint de nouveau le duo de réalisateur Grolandais Benoît Delépine et Gustave Kervern Après Louise-Michel (2008) dans Le Grand Soir où il incarne, dans un duo détonant, le frère d'une autre grande gueule du cinéma francophone, Benoît Poelvoorde.

Avec le déjanté 9 mois ferme (2013), il revient à la réalisation pour la cinquième fois et retrouve Sandrine Kiberlain 18 ans après Un héros très discret. Le cinéaste remporte avec ce film le César du meilleur scénario original et vaut à sa comédienne principale le César de la meilleure actrice. En 2017, Dupontel met en scène Au revoir là-haut, adaptation ambitieuse d'un roman de Pierre Lemaitre se déroulant dans le Paris des années folles.

Filmographie :

1996 Bernie

Avec :l Albert Dupontel (Bernie Noël), Roland Blanche (Donald Willis), Roland Bertin (Ramonda), Hélène Vincent (La mère). 1h27.

Quand il quitte l'orphelinat, Bernie Noël est âgé de trente ans. Il n'a qu'un seul but : connaître ses origines. Commence alors un parcours semé d'embûches pour ce garçon névrosé et déconnecté du monde réel qui va semer le désordre partout où il passera.

   
1999 Le créateur

Avec : Albert Dupontel (Darius), Claude Perron (Chloé Duval), Philippe Uchan (Victor), Michel Vuillermoz (Simon), Frédéric Constant (le voisin en colère), Laëtitia Lacroix (Angélique), Marie Daëms (Odette), Yves Pignot (Le père). 1h32.

Auteur à succès, Darius voit des affiches annonçant sa nouvelle pièce. Soudain pris de panique, il se rappelle qu'il a oublié de l'écrire...

   
2006 Enfermés dehors

Avec : Albert Dupontel (Roland), Claude Perron (Marie), Nicolas Marié (Duval-Riché), Hélène Vincent (Madame Duval). 1h28.

Un SDF trouve un uniforme de flic et le met pour manger dans les cantines de police...

   
2009 Le vilain

Avec : Albert Dupontel (Le Vilain), Catherine Frot (La mère), Bouli Lanners (Korazy), Nicolas Marié (Doc William), Bernard Farcy (Inspecteur Elliot), Christine Murillo (Mlle Somoza), Philippe Duquesne (Le peintre roux). 1h26.

Un braqueur de banques, le Vilain, revient après 20 ans d'absence se cacher chez sa mère Maniette. Elle est naïve et bigote, c'est la planque parfaite. Mais celle-ci découvre à cette occasion la vraie nature de son fils et décide de le remettre dans le " droit chemin ". S'ensuit un duel aussi burlesque qu'impitoyable entre mère et fils.

   
2013 9 mois ferme

Avec : Sandrine Kiberlain (Ariane Felder), Albert Dupontel (Bob Nolan), Nicolas Marié (Maître Trolos), Philippe Uchan (De Bernard), Philippe Duquesne (Dr. Toulate). 1h22.

Ariane Felder est enceinte ! C'est d'autant plus surprenant que c'est une jeune juge aux mœurs strictes et une célibataire endurcie. Mais ce qui est encore plus surprenant, c'est que d'après les tests de paternité, le père de l'enfant n'est autre que Bob, un criminel poursuivi pour une atroce agression ! Ariane, qui ne se souvient de rien, tente alors de comprendre ce qui a bien pu se passer et ce qui l'attend..

   
2017 Au revoir là-haut

Avec : Nahuel Pérez Biscayart (Edouard Péricourt), Albert Dupontel (Albert Maillard), Laurent Lafitte (Henri d'Aulnay-Pradelle), Niels Arestrup (Marcel Péricourt), Émilie Dequenne (Madeleine Péricourt), Mélanie Thierry (Pauline), Héloïse Balster (Louise), Philippe Uchan (Labourdin), André Marcon (l'officier de gendarmerie), Michel Vuillermoz (Joseph Merlin). 1h57