Né en 1971
5 films
   
   
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Après des études à l’Ecole Nationale Supérieure Louis Lumière, qu’il termine en 1993, Matthieu Chatellier débute en tant que chef opérateur, puis travaille comme réalisateur.

Il réalise plusieurs courts métrages, Love letter, Slow, Histoire d’encre, sélectionnées, entre autres, au Festival Nouveau Cinéma de Montréal, aux Inattendus, à Off Courts, à Paris Berlin Hors Circuit. En 2007, il co-réalise (G)rêve général(e) avec Daniela de Felice. Ce premier long métrage est le récit d’une lutte politique menée par de jeunes étudiants français, bloquant leur université. Ce documentaire, portrait sensible d’une jeunesse à nouveau engagée, sera sélectionné dans une vingtaine de festivals en France et à l’étranger. Notamment au festival international Visions du Réel à Nyon, à Regards sur le Travail à Bruxelles. Le film sera aussi distribué en salles, en France dans le cadre du Mois du film Documentaire.

En 2010, Matthieu Chatellier réalise Voir ce que devient l’ombre. Pendant plusieurs mois, il filme Cécile Reims et Fred Deux dans l’intimité de leur atelier. Son récit s’inscrit dans le moment précis d’une vie : celui de la grande vieillesse, de la dépossession et des interrogations sur "l’après", sur le rôle de la création et sur la vie.

Ce deuxième long métrage sera projeté aux rencontres professionnelles de Doc Ouest à Plèneuf Val André, au Festival international Filmmaker à Milan, au Festival de Vendôme et au Cinéma du Réel 2011, au Centre Pompidou, à Paris, avec Doux Amer, son troisième long métrage. Il s’agit du journal intime d’un homme qui se découvre un jour atteint d’une maladie incurable et potentiellement mortelle. La maladie devient prétexte au cinéma et à des expérimentations visuelles et narratives. Le film est en compétition au Cinéma du réel 2011, au Centre Pompidou, à Paris. En 2014, il y présente Sauf ici, peut-être.

Filmographie :

2007 (G)rève général(e)

Coréalisé avec Daniela de Felice. Avec : les étudiants de l'université de Caen. 1h37.

La première expérience de lutte chez de jeunes étudiants français, sorte de rite initiatique traversé par le désir de réinvention de la société, du romantisme de la lutte et du poids de l'héritage des générations précédentes. Dans l'université de Caen, barricadée et transformée en "Fort Alamo", des étudiants combattent contre un nouveau contrat de travail : le CPE. Ce sont pour la plupart des étudiants issus du milieu rural et des petites villes de la campagne normande, loin des lieux du pouvoir. Pour la première fois, ils se confrontent aux enjeux liés à la lutte et à l'engagement.

   
2010 Voir ce que devient l’ombre

Avec : Fred Deux, Cécile Reims (eux-mêmes). 1h29.

A 80 ans passés, Fred Deux, peintre, et Cécile Reims, graveur, affrontent le dessaisissement programmé de leurs archives, la « mise en liste » qui précède la « mise en boîte » de la correspondance, des manuscrits, des inédits, des cahiers, des ouvrages et des catalogues. Et dans l'intimité de leur atelier, en narrateurs incomparables, ils racontent le siècle traversé

   
2011 Doux amer
  Journal intime d’un homme qui se découvre atteint d’une maladie grave. La maladie devient alors prétexte au cinéma et donne naissance à des expérimentations visuelles et narratives.
   
2014 Sauf ici, peut-être
Non loin de la mer, dans un sous-bois parsemé de bennes et de hangars, le cinéaste va à la rencontre des compagnons d'une communauté Emmaüs. Ils nous livrent alors leurs aventures avec délicatesse et retenue.
   
2016 La mécanique des corps

Avec : Aurélie, Aimé, Magalie et les patients et le personnel du centre de rééducation de Granville. 1h18.

Dans un centre de rééducation, le cinéaste fait la rencontre de femmes et d'hommes amputés, qui, sans relâche, réapprennent à marcher ou à saisir. Un objet mécanique se substitue désormais à la partie manquante de leur corps. Ils sont devenus hybrides