La ruée
1932
(American madness). Avec Walter Huston, Kay Johnson, Pat O'Brien.

Comme tous les matins, Matt Brown ouvre la chambre-forte de l'Union National Bank et chacun des guichetiers prend possession de sa caisse. La banque peut ouvrir. Dès son arrivée, le directeur, Thomas Dickson, salue amicalement ses collaborateurs : le portier, l'homme de peine; Helen, sa secrétaire, fiancée de Matt, ancien détenu qu'il a engagé comme caissier. Mais, ce matin-là, Dickson est attendu par ses financiers - le plus virulent est Clark, le plus compréhensif est Ives - qui lui reprochent de mettre la banque en péril en prêtant de l'argent à n'importe qui. Dickson s'en défend : il aide des entrepreneurs dignes de confiance, des gens qui font tourner l'économie et créent des emplois. Jamais il n'acceptera que les dollars dorment dans les coffres pour le seul profit des capitalistes. D'ailleurs, tranche-t-il, la banque est florissante.

L'orage gronde sur le ménage Dickson. Phyllis en veut à Thomas d'oublier les anniversaires et les soirées qu'elle souhaiterait passer avec lui. Par jeu, elle se laisse courtiser par Cyril Cluett, le caissier principal. Ce dernier, joueur malchanceux, doit 50 000 dollars à Dude Finlay, un gangster qui, pour récupérer son dû, exige du caissier qu'il libère, la nuit prochaine, l'accès à la chambre-forte. Sous la menace, Cluett consent. À l'heure du hold-up, il aura un alibi : Phyllis, qui a accepté de passer la soirée avec lui. Matt, navré de la légèreté de la femme de son patron, se rend chez Cluett le soir même pour le dissuader de poursuivre cette idylle. Phyllis est là, qui mesure enfin son imprudence et rentre chez elle.

Mais cette démarche risque d'être fatale à Matt. Il est en effet accusé du vol - 100 000 dollars - car, refusant de révéler où il était à l'heure où Finlay et sa bande ont fait le coup, il n'a pas d'alibi. Pendant que la police enquête, les clients de la banque, affolés par les rumeurs de faillite, arrivent en masse pour retirer leurs dépôts. Dickson sollicite en vain l'aide de ses confrères banquiers. En revanche, Helen et Matt battent le rappel de ceux à qui Dickson a consenti des prêts et qui, en retour, viennent ostensiblement déposer de grosses sommes, redonnant ainsi confiance à la foule.

La banque est sauvée et Matt innocenté car Cluett a avoué. Mais, en se défendant, il a mis en cause Phyllis. Dickson, effondré, songe un instant à se suicider. Les explications et l'amour de sa femme, la fidélité de son personnel et de ses clients, lui redonnent le goût de vivre, de se battre pour la banque... et de s'occuper de Phyllis. Quant à Matt, promu caissier principal à la place de Cluett, il va enfin épouser Helen.

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