La flûte enchantée

1975

Voir : Photogrammes du film
Genre : Musical

(Die Zauberflöte). Avec : Josef Kostinger (Tamino), Irma Urrila (Pamina), Häkan Hagegard (Papageno), Elisabeth Ericson (Papagena), Ulrik Cold (Satastro). 2h15.

La fille de la reine de la Nuit, la princesse Pamina, vient d'être enlevée par le sage Sarastro qui a pour dessein de la fiancer au prince Tamino.

Le vaillant prince Tamino, mal instruit des intentions du sage Sarastro, entreprend de délivrer la princesse avec l'aide de l'oiseleur Papageno et de trois dames, suivantes de la reine de la Nuit, qui leur donnent les instructions qui leur permettront de faire évader la princesse Pamina, et leur offrent deux talismans destinés à les protéger : une flûte enchantée et un carillon magique.

Et dès lors, maintes aventures leur arrivent : ils éprouvent la méchanceté du Maure Monostatos, subissent les épreuves de l'initiation, et apprennent à connaître la grandeur d'âme de Sarastro : ainsi, ils trouvent, perdent et retrouvent la princesse Pamina.

Mais la reine de la Nuit demande à sa fille Pamina de tuer Sarastro pour lui ravir le cercle solaire qui donne la puissance. Monostatos veut lui-même commettre le crime. Pamina résiste. Il lève son poignard sur elle, Sarastro la sauve.

Monostatos et la reine de la Nuit succombent alors au pouvoir de Sarastro. Tamino et Pamina sont accueillis dans le temple du soleil.

Les choix vulgarisateurs de Bergman sont apparents et tranchés. Il s'agit de privilégier absolument la compréhension de l'action et l'empathie avec les personnages. L'action du livret de Schkaneder était tout sauf limpide, surchargée d'incohérences et de sous-entendus maçonniques. Bergman dégraisse le récit, le restructure un peu, le tire vers un scénario de conquête et de lutte.

Dans le prologue, durant l'ouverture, des visages d'un public disparate, races et âges mêlés. Les visages sont le plus souvent isolés sur fond noir sculptés par la lumière. On remarque surtout la pulpeuse petite fille ainsi que Bergamn qui, l'espace de quatre photogrammes, un sixième de seconde, s'est inclus dans ce défilé.

Au milieu du téléfilm, un carton survient : "Entracte, cinq minutes". On s'attend que ce soit une coupure publicitaire. Pas du tout. L'entracte fait partie du film. Les chanteurs sont des humains comme les autres, qui ont besoin de se détendre (un des diablotins de Monostatos lit Donald, de se distraire (Tamino et Pamina entament une partie d'échecs), qui pensent à leur prochain rôle (Sarastro révise Persifal) ou simplement prennent le temps d'une cigarette: la Reine de la nuit, juste devant la pancarte "défense de fumer".

Source : Jacques Aumont, Ingmar Bergman, cahiers du cinéma, 2003.

critique du DVD
Editeur : Opening. Novembre 2007. VOST
critique du DVD

Edition double DVD avec les bonus du coffret Bergman