(1724-1806)
Romantisme

George Stubbs, est un peintre animalier anglais du XVIIIe siècle, surnommé "le peintre des chevaux". Ses tableaux de chevaux sont en effet renommés grâce à sa parfaite connaissance de la morphologie du cheval due entre autres aux dissections qu'il a effectuées pendant près de 18 mois.

Whistlejacket 1762 Londres, National Gallery
Newmarket heath avec remise 1765 Londres, Tate Britain
Lion attaquant un cheval 1770 New Haven, Yale University

Stubbs nait à Liverpool le 25 août 1724. Il est le fils d'un marchand de cuir. Il travaille jusqu'à l'âge de 15 ans dans le commerce familial puis, à la mort de son père en 1741, il est brièvement apprenti chez Hamlet Winstanley, peintre et graveur dans le Lancashire.

A la fin des années 1740, il devient portraitiste dans le nord de l'Angleterre en étudiant en parallèle l'anatomie au York County Hospital (entre 1745 et 1751). Depuis son plus jeune âge, il est passionné d'anatomie et l'un de ses premiers travaux est un recueil d'illustrations sur la grossesse, publié en 1751. En 1754, Stubbs voyage en Italie où il se convainc que la nature est supérieure à l'art grec ou romain. En 1756, il loue une ferme dans le village de Horkstow dans le Lincolnshire où il peut dissequer des cheveux, aidé par sa femme, Mary Spencer. Il déménage à Londres vers 1759 et en 1766 publie 'The anatomy of the Horse', dont les dessins originaux se trouve actuellement dans la collection de la Royal Academy.

Avant même la parution de cet ouvrage et grâce à sa parfaite connaissance de la morphologie du cheval, ses dessins étaient appréciés par l'aristocratie comme plus précis encore que ceux de ses contemporains, tels James Seymour, Peter Tillemans et John Wootton. En 1759, le troisième duc de Richmond lui commande trois grands tableaux qui vont assurer sa carrière. Grâce à plusieurs autres commandes, il achete une maison dans le quartier de Marylebone en 1763. Son tableau le plus fameux est certainement Whistlejacket, une peinture d'un cheval cabré commandé par la marquise de Rockingham. Ce tableau rompt avec la norme avec un arrière plan uniforme.

Durant les années 1760, il produit un grand nombre de tableaux de chevaux, parfois accompagnés de chiens ou de valets d'écurie. Il peint aussi des animaux exotiques comme des lions, tigres, girafes, singes et rhinoceros qu'il pouvait observer dans les ménageries privées. Il fait aussi quelques tableaux historiques et le portrait de riches commanditaires. Il expose ses toiles à la Society of Artists jusqu'en 1775 puis à la toute nouvelle Royal Academy, plus prestigieuse. Stubbs fit aussi .

À la fin des années 1760, il produit quelques émaux grâce à sa collaboration avec Josiah Wedgwood. Mais ce fut un échec financier et il retourne à la peinture, avec des portraits de chiens ou des scènes de chasse avec des meutes.

Dans les années 1780, il peint quelques paysages appelés Haymakers and Reapers, puis en 1790, le Prince de Galles devient son mécène et il fait son portrait à cheval en 1791. Son dernier projet, commencé en 1795, fut une exposition anatomique comparant la structure du corps humain avec celle d'un tigre et d'une poule : 15 gravures parurent entre 1804 et 1806. Le projet fut laissé inachevé à la mort de l'artiste le 10 juillet 1806 à Londres.