(1730-1781)
Art japonais

Soga Shōhaku (1730 - 1781) est un peintre japonais de l'époque d'Edo. Son nom de naissance est « Miura Sakonjirō ». Sa famille est aisée mais tous les membres immédiats meurent avant qu'il n'atteigne l'âge de dix-huit ans.

Jeune, il devient étudiant de Takada Keiho, membre de l'importante École Kanō qui s'inspire des techniques et sujets Chinois. La désillusion de Shōhaku envers ces ateliers strictes le pousse à se distinguer de ses contemporains, se concentrant vers le style de pinceau de l'époque Muromachi

Dragon et nuages 1763 Boston
Faucon 1763  
Les lions 1764 Mie, Choden-ji

Certainement le plus fou de tous. C’est toujours ce qu’on dit à son propos. Peintures souvent irrévérencieuses. Lions complètement hallucinés avec le regard écarquillé et tout déformés Peintre prolifique et itinérant dans la province d’Ise. Travaille pour les monastères de la région. Il aime peindre de façon très personnelle les légendes chinoises et les personnages taoïstes et bouddhiques pour les représenter sous forme un peu ridicule. Le lion qui ne vit ni en Chine, ni en Corée ni au Japon est une imagerie importée d’Inde. Il est devenu un animal quasi-légendaire (shishi en japonais, alors que l'on dit « lion » prononcé à l’anglaise pour les vrais lions). Il existe différents codes pour représenter les lions : Agyô (bouche ouverte, début de l’alphabet, début du cycle) et Ungyô (dernière lettre de l’alphabet, bouche fermée, fin du cylcle). Associé à différents éléments (Agyo, Ying, eau/ Ungyo, yang, rocher). Donnent parfois l’impression de trembler de peur (un problème pour un animal gardien), encore le côté irrévérencieux.